| |
Cette année s’achève sur une crise. Elle semble, au niveau artistique toucher plus durablement une partie du marché de l’art contemporain. Phénomène logique, peut-être salutaire, tant il semblait que cette partie était touchée par une « bulle spéculative » et une certaine folie au regard des sommes déboursées et des pièces acquises – à l’intérêt plastique quasi nulle, seule le côté marchand ou choquant semblant expliquer le succès de ces artistes.
Heureusement le marché de l’art aborigène est plus solide. Pas ou très peu touché par les phénomènes spéculatifs, entraînés par des collectionneurs passionnés de plus en plus nombreux, il va continuer de croître et devrait même faire un bond dans quelques années, quand les « stars » n’auront plus la capacité de produire (l’âge aidant,…). Le phénomène s’est déjà produit lors de la disparition de personnalités ayant marqués le mouvement comme Clifford Possum Tjapaltjarri (1 500 000 € chez Sotheby’s), Emily Kame Kngwarreye (400 000 €) ou Rover Thomas (400 000 €),…
Preuve de cet intérêt, les commissaires priseurs s’intéressent de prêt à cette spécialité. Gaia, pour qui nous travaillons en tant qu’expert, continue de proposer deux ventes annuellement, avec des pièces de grande qualité. La plus importante maison française de ventes aux enchères s’y lance à son tour.
Marc Yvonnou
|
|