Natalie Purvis Mpetyane

Natalie Purvis Mpetyane groupe Alyawarre, communauté d’Utopia, née en 1983 Natalie est la fille de peggy purvis, une autre artiste de la communauté d’Utopia. Elle commence à peindre dans le milieu des années 2000.

Natasha Oldfield Nakamarra

Natasha Oldfield Nakamarra a appris à peindre à l'école et en observant les membres de sa famille peindre. Elle a commencé à produire ses propres œuvres en 1999 Le lieu représenté généralement dans ses toiles, Ngama, est situé au sud de Yuendumu, dans le Territoire du Nord. Ce rêve appartient aux femmes Nakamarra / Napurrurla et aux hommes Jakamarra / Jupurrurla. Cette histoire décrit le voyage de Yarripiri, un ‘warna’ Ancestral (Serpent). Il a voyagé de Wirnparrku près de mont Liebig à Yimparlu en se frayant un chemin à travers les territoires de Ngapanangka-jarra, Warlajirryi, Kurnmundu, Yinyirrinyi et Ngama. Plus tard, Yarripiri a voyagé plus au nord via Mijirlparnta (Mission Creek) et jusqu'au bout de l'Australie. Yarripiri était très triste car sa famille l'avait laissé derrière lui à Wirnparrku. Il était aveugle et infirme, mais il était déterminé à les suivre et à les rechercher. Il devait être porté. C’était le travail entrepris par la «kurdungurlu» (police cérémonielle) du Dreaming: les femmes Nangala / Nampijinpa et les hommes Jangala / Jampijinpa. Là où la queue de Yarripiri s'est affaissée et a touché le sol, des ruisseaux ont été formés, tels que Mijirlparnta, à l'ouest de Yuendumu. Les pistes et chemins de Yarripiri sont souvent représentés par des formes en arc de cercle ou des lignes courbes.

NATHALIA GRANITES NANGALA

Nathania Nangala Granites est née à l'hôpital Alice Springs, l'hôpital le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le centre de l'Australie. C'est à Yuendumu qu'elle vit. Elle est issue d'une famille d'artistes. Sa mère est Valda Napangardi Granites et sa grand-mère, Alma Nungarrayi Granites (décédée). Nathania a grandi en écoutant les histoires de sa mère et de son père et en regardant sa famille peindre. Elle est allée à l'école locale à Yuendumu. Quand elle a terminé ses études, elle a aidé Yasmin Napurrular Musharbash, prenant des photos pour l’étude de Yasmin sur la vie quotidienne dans une communauté aborigène. Elle peint depuis 2011 en s'inspirant principalement des Rêves de son père, en particulier son Rêve d'Eau (Ngapa Jukurrpa) et son Rêve de Feu de Brousse (Warlukurlangu Jukurrpa). Elle peint également les Rêves popularisés par sa grand-mère Le Rêve des 7 Soeurs (Yanjirlpirri ou Napaljarri-Warnu Jukurrpa - Star ou Seven Sisters Dreaming). Ces histoires sont transmises de génération en génération depuis des millénaires. Elle a deux « noms de peau », Nangala et Nampijinpa. Ce rêve appartient au pays de Warlukurlangu, au sud-ouest de Yuendumu, pour lequel les hommes Jampijinpa / Jangala et les femmes Nampijinpa / Nangala sont les gardiens. Un vieil ‘lungkarda’ (Lézard à Langue Bleue), du groupe des peaux Jampijinpa, vivait sur une colline avec ses deux fils Jangala. Le vieil homme feignait la cécité et envoyait les deux garçons à la recherche de viande. Pendant leur absence, il chassait et mangeait tout ce qu'il attrapait avant leur retour. Un jour, les fils sont revenus avec un kangourou qu’ils avaient attrapé après une longue traque. Malheureusement, le kangourou était sacré pour le Vieil Homme et ses enfants l'ignoraient. Dans sa colère, le Vieil Homme décida de punir ses Fils et la prochaine fois qu'ils sortirent, il posa son bâton de feu par terre et déclencha un énorme feu de brousse qui « les chassa sur de nombreux kilomètres, les propulsant parfois dans les airs ». Bien que les Garçons aient éteint les flammes, la magie spéciale de «lungkarda» a permis de maintenir le feu en vie. Épuisés, les Garçons furent finalement vaincus par les flammes. Les sites habituellement représentés dans les peintures évoquant ce Rêve incluent Warlukurlangu (la grotte des hommes), Kirrkirrmanu (où le kangourou sacré a été tué), Wayililinypa (où le feu a tué les deux fils Jangala) et Marnimarnu (un trou d'eau) où les deux Jangalas campérent.

Nellie Marks Nakamarra

Nellie Marks Nakamarra est née en 1976. Elle est la plus jeune sœur de la célèbre artiste Elizabeth Marks Nakamarra. Les soeurs partagent un style similaire et plusieurs des mêmes rêves. Nellie a appris à peindre par plusieurs des fondateurs du mouvement artistique du désert occidental, dont Old Mick Namarari, Turkey Tolson, son père ou beau père et Uta Uta Tjangala. . Les œuvres de Nellie Marks Nakamarra ont été largement exposées. Nellie s'inspire souvent des Rêves qu'elle tient de son père et de son grand-père, situé à l'est de Kintore, dans le Territoire du Nord. Ses rêves se transmettent de génération en génération depuis des milliers d'années. Mais les thèmes féminins sont aussi présents comme « Pulli » (Rockholes), My Country, ou des histoires associées aux « Tingaris » mettant en scène les Femmes Ancêtres Tingaris. Elle est capable de peindre avec des gammes chromatiques très variées et de modifier son style selon les thèmes mis en scène.

Nerida Martin (Giles) Napanangka

Nerida Martin (Giles) Napanangka est née vers 1967. Elle est la fille d'iEsther Giles Nampitjinpa (Décédée) et la nièce de Nyurapayia Nampitjinpa (décédée, connue aussi sous le nom de Mrs Bennett) et de Tjawina Porter Nampitjinpa, toutes les trois des artistes de premier plan et des initiées aux connaissances immenses. Nerida est elle même aujourd'hui une initiée importante qui gère les cérémonies sur les terres dont elle est la gardienne. Elle s'inspire souvent des sites de Yumara, Punkilpirri et Tjalili. Elle peint souvent dans des tons monochromatiques, noir et blanc ou rouge et blanc, bien qu’elle ait récemment commencé à ajouter différentes combinaisons de couleurs. Les vagues comme les motifs créent l'effet de scintillement classique des paysages en constante évolution, la brume de chaleur sur le sol du désert. Le mouvement reflète également la vie d'un nomade, se déplaçant pour suivre l'eau de pluie, ramasser et chasser de la nourriture jusqu'à ce que le sol ne donne plus rien avant de quitter le pays pour se reconstituer et se déplacer vers de nouveaux sites.

NEVILLE NIYPULA McARTHUR

Neville Niypula McArthur Neville McArthur est né à Mitutu (Point Lillian), un hameau rocheux situé dans le pays des spinifex, sur la Connie Sue Highway, au sud de Warburton. Il a passé la majeure partie de sa vie entre Leonora, où il travaillait comme cavalier et éleveur, Mount Margaret, Patjarr et Warburton. Neville réside désormais dans la communauté de Wanarn, au sein de la maison de retraite. Il peint des tjukurrpa de sa région natale, le pays des spinifex, comme Wilpina (lac Baker, au sud-ouest de Warburton) et Malu Tjukurrpa. Il n'a pu donner aucun détail sur Wilpina, un tjukurrpa puissant et sacré. Neville a mené une longue carrière d'artiste, collaborant avec le Spinifex Arts Project, le Warburton Art Project, Kayili Artists et, depuis son installation à Wanarn en 2010, avec Warakurna Artists. Il est également reconnu pour son talent de sculpteur d'armes traditionnelles masculines.

NGIPI WARD

Ngipi Ward Napangarti, née vers 1949 à Yirril dans le désert de Gibson en Australie Occidentale et décédée en 2014, incarne une trajectoire artistique exceptionnelle qui témoigne de l'une des transformations culturelles les plus remarquables de l'histoire aborigène contemporaine. Son existence s'inscrit au croisement de deux mondes : celui d'une vie nomade traditionnelle menée jusqu'aux années 1960, et celui de l'art contemporain international où elle acquit une renommée substantielle dans les premières décennies du vingt et unième siècle. Le lieu de naissance de l'artiste, Yirril, dont le nom signifie « aiguiser un bâton » en langue ngaanyatjarra, se situe non loin du lac Blair, également connu sous le nom traditionnel de Yunpalara. Cette région, parmi les plus isolées du continent australien, constitue le cœur du territoire ngaanyatjarra, peuple du désert occidental dont Ward fut l'une des dernières représentantes à avoir vécu selon le mode de vie ancestral. Durant ses premières décennies d'existence, elle parcourut avec sa famille les vastes étendues désertiques, pratiquant la chasse et la cueillette selon des itinéraires déterminés par la connaissance millénaire des points d'eau et des ressources saisonnières. Cette période de sa vie, antérieure à son établissement dans la communauté sédentaire, fut documentée par l'anthropologue Ian Dunlop dans son film ethnographique « People of the Australian Western Desert », produit par l'Australian Commonwealth Film Unit. Ces images constituent aujourd'hui un témoignage historique précieux d'un mode de vie qui disparaissait au moment même de son enregistrement. Le film captura notamment Ngipi Ward, jeune mère, dans un grand claypan nommé Patantja, site qui figurera plus tard de manière récurrente dans ses peintures, établissant ainsi une continuité entre l'expérience vécue du territoire et sa représentation picturale ultérieure. L'établissement de Ward à Patjarr, également connu sous le nom de Karilwara, marque une rupture décisive dans son parcours biographique. Cette communauté, l'une des plus éloignées d'Australie, fut officiellement établie en 1994 au pied des collines Clutterbuck, dans une région si isolée qu'elle échappa initialement à l'attention des autorités lors de la création de la réserve naturelle du désert de Gibson. Les habitants de Patjarr, dont Ward faisait partie, choisirent délibérément de s'établir dans cette zone afin de demeurer à proximité de leurs sites sacrés et de leurs territoires ancestraux, refusant ainsi l'assimilation complète aux missions et communautés plus importantes comme Warburton. C'est dans ce contexte d'affirmation identitaire et territoriale que Ward développa sa pratique artistique. Contrairement à de nombreux artistes aborigènes dont la carrière débuta dans les années 1970 ou 1980, Ward ne commença véritablement à peindre professionnellement que plus tard, surtout au début des années 2000, lorsque fut créé le centre d'art Kayili Artists à Patjarr en 2004. Cette initiative collective, réunissant une poignée d'artistes dans une communauté minuscule de quelques maisons seulement, allait rapidement acquérir une réputation qui franchit les frontières régionales et nationales. Le style développé à Patjarr se distingue nettement de celui des communautés pintupi voisines situées plus au nord, entre Kintore et Kiwirrkurra. Les artistes de Kayili, dont Ward fut l'une des figures centrales, élaborèrent une esthétique caractérisée par des teintes solaires chatoyantes et une puissance visuelle particulière. Cette originalité stylistique, dans un contexte où l'art du désert occidental avait déjà établi certaines conventions visuelles dominantes, témoigne de la vitalité créative de cette petite communauté et de sa capacité à affirmer une identité artistique propre. L'œuvre de Ngipi Ward s'articule principalement autour du thème fondamental du « kapitu-kapitu », expression ngaanyatjarra qui désigne les déplacements de point d'eau en point d'eau. Cette thématique, récurrente dans l'art du désert occidental, prend chez Ward une dimension particulièrement intime et biographique. Ses peintures cartographient les itinéraires qu'elle emprunta durant sa vie nomade, documentant les rockholes, claypans et sites sacrés qui jalonnaient les parcours traditionnels de sa famille à travers le désert de Gibson. Parmi les sites fréquemment représentés dans son œuvre figure Kurratjiti, situé dans le pays de son père où elle grandit. Ce lieu revêt une importance à la fois topographique et culturelle : il compte quatre « rockholes » et constitue un point central du tjukurpa (Rêve) du lungkunpa. Le lungkunpa désigne une pâte comestible élaborée à partir des graines d'une espèce d'acacia que les femmes récoltent en battant les branches, puis vannent pour séparer les graines de leurs enveloppes, avant de les moudre et de les mélanger à de l'eau. Cette pratique alimentaire traditionnelle, encore vivante durant l'enfance de Ward, s'inscrit dans un complexe mythologique et cérémoniel plus vaste dont la représentation picturale perpétue la mémoire. Un autre site récurrent dans sa production est Wandantjarri, un grand rockhole associé au Rêve / Tjukurpa de Warlawurru, l'aigle à queue cunéiforme ancestral. Selon le récit traditionnel, cet ancêtre s'enfonça dans le sol à cet endroit, créant ainsi le point d'eau, et y demeure toujours. Ces récits mythologiques, loin d'être de simples légendes, constituent pour les peuples aborigènes du désert la charte fondamentale de leur relation au territoire et de leur système de droits et de responsabilités vis-à-vis de sites spécifiques. Ward peignit également des séries de points d'eau appartenant au pays de son époux, sites qu'elle visita à ses côtés lors de leurs déplacements. Ces œuvres témoignent ainsi non seulement de sa connaissance intime du territoire, mais aussi des relations matrimoniales et des systèmes d'alliance qui structurent l'organisation sociale ngaanyatjarra. La représentation de sites relevant de différentes affiliations territoriales illustre la complexité des droits et des savoirs géographiques dans les sociétés aborigènes, où la transmission s'opère selon des règles précises de parenté et d'initiation. Ward employait une palette dominée par les ocres rouges, jaunes et orangés, ponctuée de blancs et de noirs, créant ainsi des compositions vibrantes qui évoquent la lumière intense et les couleurs du désert de Gibson. Mais Ngipi n’hésitait pas pas à utiliser le bleu ou le vert, le mauve,... Sa composition visuelle repose sur l'utilisation extensive du pointillisme, technique caractéristique de l'art du désert occidental, mais qui prend chez elle une forme particulière. Les points sont nettement plus gros que dans les communautés du Territoire du Nord (Kintore, papunya, Yuendumu, Utopia,…) et viennent se toucher pour former des aplats riches en matière. L'organisation spatiale de ses toiles évite généralement la perspective euclidienne pour privilégier une représentation topographique où les sites sont positionnés selon leurs relations mytho-géographiques plutôt que selon leur disposition géométrique réelle. La reconnaissance institutionnelle du travail de Ward débuta véritablement en 2000 avec sa participation à l'exposition collective « Ngayulu-latju Palyantja » (Nous avons fait ces choses), présentée à l'Art Gallery of Western Australia à Perth. Cette exposition majeure, qui célébrait l'art des communautés du désert occidental, contribua à faire connaître les artistes de Patjarr au-delà des cercles régionaux. L'exposition itinéra ensuite à la Goldfields Art Centre Gallery de Kalgoorlie en 1999, élargissant ainsi son audience. L'année 2007 marqua un tournant dans sa carrière avec une série de participations à des expositions significatives. Elle figura parmi les artistes sélectionnés pour le prestigieux Telstra National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, présenté au Museum and Art Gallery of the Northern Territory à Darwin. Cette distinction, considérée comme l'une des plus importantes du champ de l'art aborigène contemporain, consacra Ward comme artiste de premier plan au niveau national. La même année, elle participa à l'exposition « Power and Beauty: Indigenous Art Now » au Heide Museum of Modern Art de Bulleen, Victoria. Cette exposition thématique, qui s'attachait à présenter la diversité et la vitalité de l'art aborigène contemporain, inclut plusieurs œuvres collaboratives du centre Kayili Artists, dont certaines auxquelles Ward contribua. Ces productions collectives, caractéristiques de la démarche de Kayili Artists, témoignent de la dimension communautaire de la pratique artistique à Patjarr, où la création individuelle s'articule constamment avec des projets de groupe et des transmissions intergénérationnelles. Un projet particulièrement remarquable fut celui des « Kayili Car Bonnets », série d'œuvres peintes sur des capots de véhicules qui furent exposées lors du Perth International Arts Festival en 2007 puis acquises par la Queensland Art Gallery. Ward participa à ce projet collectif aux côtés d'autres artistes majeures de Kayili, dont Pulpurru Davies, Nola Campbell, Mary Gibson et Jackie Kurltjunyintja Giles. Cette initiative, qui transposait les motifs traditionnels sur des supports industriels contemporains, illustre la capacité des artistes de Patjarr à dialoguer avec la modernité tout en affirmant leur identité culturelle. Les capots de voiture, objets quotidiens essentiels dans les communautés isolées du désert où les véhicules constituent le lien vital avec le monde extérieur, devinrent ainsi des surfaces d'inscription pour les récits ancestraux et les cartographies traditionnelles. Cette réappropriation créative d'objets de la civilisation industrielle par les derniers peuples nomades du désert occidental possède une puissance symbolique considérable, signifiant à la fois l'adaptation pragmatique à la modernité et la résilience culturelle. Ward continua à exposer régulièrement dans les circuits spécialisés de l'art aborigène. Au-delà de sa pratique artistique individuelle, Ward joua un rôle crucial dans la transmission intergénérationnelle des savoirs et des techniques. Sa fille, Patricia Ward Tjaururru, née en 1978, devint elle-même artiste, perpétuant ainsi la tradition familiale. La contribution de Ward à l'art aborigène contemporain ne saurait être mesurée uniquement à l'aune de sa production individuelle. Elle incarne une génération d'artistes dont l'existence même témoigne de l'une des transformations culturelles les plus dramatiques du vingtième siècle : le passage d'une vie nomade millénaire à la sédentarisation forcée, puis à la participation au marché de l'art global. Cette trajectoire, loin d'être une simple acculturation, représente une forme de résistance et de réinvention culturelle où l'art devient le véhicule de la continuité identitaire et de l'affirmation politique. Les peintures de Ward ne sont pas de simples représentations décoratives du paysage désertique. Elles constituent des cartographies vivantes, des documents juridiques attestant des droits territoriaux, des récits mythologiques, et des transmissions de savoirs écologiques et cérémoniels. Dans le contexte australien, où les questions de droits fonciers aborigènes et de reconnaissance des savoirs traditionnels demeurent centrales, ces œuvres possèdent une dimension politique et juridique qui transcende leur statut d'objets d'art. L'isolement extrême de Patjarr, souvent souligné dans les commentaires sur les artistes de Kayili, ne doit pas être interprété uniquement comme une contrainte géographique. Il représente également un choix délibéré de maintenir une certaine autonomie vis-à-vis des structures coloniales et missionnaires, et de préserver une relation directe avec les territoires ancestraux. Cette détermination à demeurer sur le pays, malgré les difficultés matérielles considérables, témoigne de l'importance centrale du lien territorial dans la cosmologie et l'identité ngaanyatjarra. La mort de Ngipi Ward en 2014 marqua la disparition d'une témoin directe de la vie nomade dans le désert de Gibson et d'une artiste majeure de la première génération des peintres de Patjarr. Son œuvre, conservée dans plusieurs collections muséales prestigieuses, continue de documenter un monde et un mode de vie désormais révolus, tout en affirmant la vitalité continue de la culture ngaanyatjarra et son adaptation créative aux conditions contemporaines. L'héritage de Ngipi réside autant dans ses productions picturales que dans son rôle au sein de la communauté artistique de Patjarr. Elle contribua à établir Kayili Artists comme un centre d'art reconnu malgré son échelle minuscule et son isolement extrême. Cette réussite démontre que la qualité artistique et l'authenticité culturelle peuvent transcender les contraintes géographiques et matérielles, et que même les communautés les plus petites et les plus isolées peuvent participer de manière significative au dialogue artistique contemporain. Ward incarne également la figure de la femme artiste aborigène dont la reconnaissance publique n'intervint que tardivement dans l'existence, après des décennies consacrées aux responsabilités familiales et communautaires. Les peintures de Ngipi, avec leur esthétique puissante et leur ancrage profond dans l'expérience vécue du territoire, témoignent de la capacité de l'art aborigène à articuler simultanément plusieurs registres de signification : documentaire, mythologique, politique, et esthétique. Elles rappellent que derrière chaque point, chaque ligne, chaque motif, se cache une histoire complexe de survie, d'adaptation, et de transmission culturelle à travers des circonstances historiques extrêmement difficiles. Lorsqu’on survole la région de Patjarr et qu’on se rend compte de l’isolement, de l’éloignement de toutes traces de civilisation, de la rudesse de l’environnement on ne peut que être surpris du lyrisme exubérant des toiles de Ngipi Ward ! Musées et institutions conservant des œuvres de Ngipi Ward : ARALUEN CENTRE COLLECTION GRIFFITH UNIVERSITY ART COLLECTION, BRISBANE LAGERBERG-SWIFT COLLECTION MUSÉE DU QUAI BRANLY, FRANCE NATIONAL GALLERY OF VICTORIA QUEENSLAND ART GALLERY RECTUS COLLECTION, GERMANY THE ART GALLERY OF SOUTH AUSTRALIA THE LUCZO COLLECTION SAN FRANCISCO, CALIFORNIA, USA THE MARSHALL COLLECTION VROOM COLLECTION, Hollande WARBURTON COMMUNITY ACRYLIC COLLECTION Collections : ARALUEN CENTRE COLLECTION GRIFFITH UNIVERSITY ART COLLECTION, BRISBANE LAGERBERG-SWIFT COLLECTION MUSÉE DU QUAI BRANLY, FRANCE NATIONAL GALLERY OF VICTORIA QUEENSLAND ART GALLERY RECTUS COLLECTION, GERMANY THE ART GALLERY OF SOUTH AUSTRALIA THE LUCZO COLLECTION SAN FRANCISCO, CALIFORNIA, USA THE MARSHALL COLLECTION VROOM COLLECTION, Hollande WARBURTON COMMUNITY ACRYLIC COLLECTION…

Ngoia Pollard Napaljarri

Ngoia pollard napaltjjarri Ngoia commence à peindre en 1997 mais il faut attendre 2004 pour qu’elle s’impose sur la scène artistique australienne. Elle reçoit cette année le « Advocate Central Australian Award ». Mais c’est en 2006 qu’elle est consacrée par la remise du 23 ème Testra Award et se hisse ainsi parmi les tous meilleurs artistes aborigènes. Sa peinture s’inspire des droits qu’elle a hérités de son père sur des terres situées près de Mont Liebig où elle est aujourd’hui l’une des doyennes. Cette peinture s’inspire du site de Talarrata près de Nyirrpi qui se gorge d’eau après les pluies. Ce site est associé à un Serpent Wanampi (serpent d’eau) qui creusa de nombreux trous pour y dormir. Un groupe important de Femmes y campa aussi cherchant de la nourriture, dont des baies que Ngoia a peint aussi. Collections : Aboriginal Art Museum (Utrecht, Hollande) National Gallery of Australia Artbank National Australian Art Gallery

NICOLE RUPERT

NICOLE RUPERT Nicole est issue d'une longue lignée d'artistes féminines travaillant à Ernabella. Sa grand-mère, Nura Rupert (décédée), et sa mère, Malpiya Davey, ont toutes deux étudié le tissage de tapis aux débuts de l'atelier d'artisanat d'Ernabella, puis se sont tournées vers la céramique, le punu (sculpture sur bois) et la peinture. Nicole s'inspire de l'univers visuel original et singulier de sa grand-mère. Nicole s'est inspirée du style de Nura et perpétue la tradition artistique en créant des motifs ludiques et amusants de tjitji (enfants) et de papa (chiens de camp) sur céramique et sur toile. En 2020, Nicole a été contactée par SBS pour utiliser ses peintures de papa dans le cadre du rebranding de Jarjums, une émission dédiée aux enfants des Premières Nations, avec des contenus australiens et internationaux. Ses petits papas espiègles continuent de gambader sur NITV. Récemment, Nicole a commencé à fabriquer à la main de petits animaux en céramique, en se concentrant sur son papa préféré, ainsi que sur des chats, des oiseaux et le manchot d'Ernabella, moins connu.

NIGEL MARSHALL JAPANANGKA

Nigel Marshall est né à Yuendumu en 1972 dans l'ancien hôpital avant sa fermeture. Il est le petit-fils de Kamalyarrpa Japanangka alias « Bullfrog », qui a été impliqué dans le tristement célèbre massacre de Coniston en 1928. Il est marié à l’artiste Julie Robertson (elle même fille de la très célèbre Dorothy Napangardi) et ils ont deux enfants. Nigel est passionné de foot australien (un mélange de foot et de rugby. Il soutient les Western Bulldogs et il a entraîné les Yuendumu Magpies de moins de 18 ans. Kumpu est son pays traditionnel et il peint Jungunpa Jukurrpa. Il peint essentiellement son Rêve de la Souris sauteuse du spinifex (Jungunpa). Il joue un rôle important dans les cérémonies d’initiation de haut niveau pour les hommes Japaljarri et Jungarrayi. Les « Jungunpa » creusent des trous partout et certains forment de longs tunnels. Ce sont des animaux nocturnes. Ce rêve raconte l’histoire des ancêtres « jungunpa » qui ont voyagé de Kunajarrayi à Jila (puits de Chilla) puis poursuivant sous terre jusqu’à Junti. À Junti, ils ont cherché de la nourriture et après avoir chassé là-bas, ils sont retournés sous terre et ont voyagé vers le sud-ouest jusqu’à Junginyi. Plus tard, ils sont retournés à Junti. Des cercles concentriques sont souvent utilisés pour représenter les « mulju » (les infiltrations d'eau), et des lignes ondulées représentent les « ngirnti » (traces de la queue) du Jungunpa flanquées de ses « wirliya » (empreintes de pas). Des ronds plus grands peuvent être utilisés pour représenter la terrier du Jungunpa et des figures en forme d'arc représentent des hommes allongés dans la chaleur de la fin d'après-midi après la chasse.

Ningie Nanala Nangala

Communauté de Balgo – Kimberley – Australie Occidentale Ningie (née vers 1930 / 1937) est l'une des artistes majeures de cette communauté très isolée mais influente au niveau artistique qu'est Balgo. Cette toile décrit les motifs associés au site de Yula avec la technique si particulière de cette artiste où la toile semble sculptée autant que peinte, comme les Ancêtres ont façonné les reliefs. Collections : Thomas Vroom, Hollande, Kluge Ruhe collection (E.U.), Morven Coll, Laverty Collection, Artbank, Ken Thompson and Pierre Mareceaux collection, Helen Read collection

NINGURA NAPURRULA

Ningura Napurrula Apporter le témoignage direct d’une personne ayant vécu de façon nomade, à l’âge de pierre, c’est à-dire dans une époque où la technique a joué un rôle faible mais qui a valorisé les connaissances accumulées durant des décennies. Voilà où Ningura puise son énergie pour peindre jusqu'au bout. Son enfance, elle l'a passée dans le nomadisme, suivant les routes ancestrales de son peuple, les Pintupi. C'est là, au cœur de paysages d'une beauté à couper le souffle, qu'elle a puisé l'essence de son art. Avant de s'établir à Kintore et de se consacrer pleinement à la peinture à la fin de sa vie, elle a été initiée très jeune aux histoires et aux rituels du "Temps du Rêve", transmis oralement de génération en génération. Ningura, l’une des doyennes de Kintore, comme d’autres artistes tels que Ronnie Tjampitjinpa, Mrs Bennett… peint avec une énergie redoublée alors que, physiquement, son corps semble l’abandonner. Jusqu’au dernier moment son énergie, ce souffle est perceptible dans ses compositions. Aucune hésitation dans sa peinture, le premier jet, aux motifs évoquant le pays maternel, dont elle est la gardienne spirituelle aujourd’hui, est réalisé comme une calligraphie, sur laquelle elle va revenir avec la technique pointilliste chère aux artistes aborigènes. Parfois à la brosse, en utilisant une peinture non diluée et en ne nettoyant pas son pinceau, donnant ainsi des aplats aux beaux effets de matière ; le plus souvent aux bâtonnets. Ningura (née sans doute vers 1938) était encore une jeune femme (entre 20 et 30 ans) lorsqu’elle quitta le désert de Gibson pour la première fois, emmenée par une patrouille avec son mari Yala Yala Gibbs Tjungurrayi. Il s’agit de son premier contact avec l’homme blanc. Au départ, Ningura a complété le fond pointilliste de quelques toiles de son mari (aidée par les deux autres femmes de Yala Yala). Elle ne se mettra à peindre ses propres motifs qu’en 1996. En 1998, à la suite du décès de Yala Yala, elle peint davantage pour nourrir sa famille. En 2003, la poste australienne émet un timbre reproduisant l’une de ses œuvres. À la même période, elle est remarquée lors de prix artistiques prestigieux, et ses toiles sont exposées régulièrement dans les grandes capitales occidentales et australiennes. Mais c’est surtout sa sélection avec sept autres artistes aborigènes pour peindre une partie des décors du musée du quai Branly de Paris qui retient l’attention. Depuis, sa notoriété et la demande pour ses œuvres ont fait un bond et le musée des Confluences de Lyon a également acquis un grand format. Sa vision artistique mérite vraiment les éloges, car Ningura a su créer un style personnel, marqué par ses fonds blancs ou crème, où le noir et l’ocre forment les éléments traditionnels. Elle s’inspire essentiellement des Rêves associés au site de Wirrulnga et Papunga, dont elle peint les dunes qui l’entourent. Un groupe important de Femmes (Ancêtres) de la sous-section des Napaltjarri a campé sur ce site avant de reprendre son voyage vers Muruntji (au sud-ouest de Mount Liebig). Elles ont confectionné des jupes cérémonielles que Ningura a symbolisées par les motifs incurvés. Kutungka Napanangka, une Ancêtre importante, est également passée par là. Elle est souvent considérée comme un être un peu « diabolique » parce qu’elle a tué et mangé de nombreuses personnes. Les motifs possèdent une fois de plus une multitude de sens. Les larges bandes représentent à la fois les bâtons à fouir et les poteaux décorés pour les cérémonies, et elles symboliseraient aussi un accouchement. Le style de Ningura Napurrula est reconnaissable entre tous. Il est caractérisé par un trait audacieux et puissant. Elle utilisait une palette de couleurs limitées, mais d'une intensité remarquable, avec des tons de blanc, de noir et d'ocre qui rappellent les peintures rituelles sur corps et sur sable. Son coup de pinceau est d'une grande assurance, créant des motifs complexes et répétés qui peuvent paraître abstraits mais qui sont en réalité une cartographie symbolique de son territoire et de son histoire. Ce qui la distingue des autres artistes aborigènes, c'est l'énergie brute et l'audace de son travail. Alors que beaucoup d'artistes de sa région utilisent des motifs très fins et détaillés, elle a choisi des formes plus larges, plus gestuelles, presque primitives dans leur puissance. Elle a su traduire la spiritualité et la vastitude du désert en une composition presque monumentale. Ses œuvres ne sont pas de simples illustrations, mais des expressions visuelles d'une profonde connexion avec la terre et l'histoire. Ningura, épuisée, s’éteint en novembre 2013. PRIX et RECOMPENSES : 2022 Connection | Songlines from Australia's First Peoples in a spectacular immersive experience, National Museum of Australia, Canberra 2011 Freemantle Arts Centre Print Award, Freemantle, WA 2009 Wynne Prize, Art Gallery of NSW - Finalist 2009 TogArt Contemporary Art Award, Darwin Convention Centre, Darwin - Finalist 2007 TogArt Contemporary Art Award, Darwin Convention Centre, Darwin - Finalist 2007 Top 50 Collectable Artists, Australian Art Collector Magazine 2005 Artwork superimposed on ceiling of the Musee du Quai Branly, Paris 2003 Artwork depicted on Australia Post stamp 2002 Alice Art Prize, Alice Springs - Finalist and Highly Commended 2002 Redlands Westpac Art Prize, Mosman Art Gallery, Sydney - Finalist 2001 18th NATSIAA, Darwin - Finalist 2000 17th NATSIAA, Darwin – Finalist Collections • Australian Institute for Aboriginal and Torres Strait Islander Studies, Canberra • Artbank • Art Gallery of New South Wales, Sydney • Griffith University Art Collection, Brisbane • Kunst der Aborigines, Germany • Moree Plains Gallery, Moree • Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin • National Gallery of Australia, Canberra • The Henderson Family Collection, Sydney • Owen Wagner Collection of Australian Art at the Hood Museum of Art, Charlottesville, VA, USA • Hank Ebes Collection, Melbourne • The Luczo Family Collection, USA • Sue and Ian Bernadt Collection, Perth • Pat Corrigan Collection, Sydney • Luciano Benetton Collection, Venice • Kelton Foundation, Santa Monica, USA • Kluge-Ruhe Aboriginal Art Collection of the Univeristy of Virginia, Charlottesville, USA • Queensland Art Gallery, Brisbane • Collection Edmund and Diana Hasche, Sydney • Markus Spazzapan and Suzan Cox Collection, Darwin • Art Gallery of Western Australia, Perth • projet architectural du Musée du Quai Branly, Paris • Musée du Quai Branly, Paris • Musée des Confluences, Lyon,..

NORA CLUB PETYARRE

Nora Petyarre “Club” Ethnie Alyawarre / Anmatyarre – Utopia – Désert Central Nora (né vers 1948) est la fille de Lena Pwerle, une des doyennes d’Utopia et une artiste importante de cette région. Nora commence sa carrière artistique avec l’introduction du batik, à la fin des années 1970. Elle s’inspire le plus souvent de son Rêve de Fourmis à Miel associé aux sites de Ngkwarlerlanem et Arnkawenyerr. Elle détient les droits sur ce thème de son père, le regretté Hand Sam Kngwarreye. Plus particulièrement, elle décrit les peintures corporelles accompagnant les cérémonies de l’Awelye pour ce Rêve. Collections: The National Gallery of Australia, Canberra The Holmes a Court Collection, Perth

NORA NUNGABAR NUNGURRAYI

NORA NUNGABAR NUNGURRAYI Groupe Manyjilyjarra / Pintupi - Kunawarritji - Nord du Désert Occidental Nora Nungabar est née vers 1920 près de Lipuru, également connu sous le nom de puits 37, sur Stock Canning Road. Il s’agit d’une piste dont le but était l’acheminement du bétail de Perth à Darwin. Elle suit des sources, des puits. Bien entendu cette route traverse les territoires de différents groupes aborigènes et le percement de cette route (plus une vulgaire piste) s’est faite au détriment des populations locales. Nora née vers 1920 est donc le témoin direct de ces bouleversements. En tant que jeune femme, elle a voyagé vers le nord, avec les bouviers, vers Balgo, une communauté aborigène du Kimberley où vivent plusieurs groupes linguistiques. Elle s'y est installée pendant un bon moment avant de se rapprocher de ses terres natales à Kunawarritji. Néanmoins elle continue à voyager régulièrement entre Kunawarritji, Balgo et Mulan (une communauté satellite de Balgo). Elle est la gardienne d'un grand nombre d’histoires traditionnelles associées au territoire autour de Kunawarritji, dont certaines sont mentionnées dans ses peintures. Elle est décédée. Collections : Artbank, National Gallery of Victoria, National Museum of Australia, ...

NORA WOMPI

Nora Wompi (1939 - 2017) Groupe Kukatja – Balgo et Newman L'œuvre de Nora Wompi, figure de proue de la communauté de Balgo (Pankupirti), puis de Martumili Artists (s’occupant des artistes du groupe martu, gardiens traditionnels de vastes étendues des déserts de Great Sandy, Little Sandy et Gibson, ainsi que du parc national de Karlamilyi). se distingue par une approche picturale o a développé un langage visuel qui s'éloigne du pointillisme descriptif pour embrasser une forme d'expressionnisme abstrait, profondément ancré dans la cartographie sacrée du désert. Sa technique se caractérise par une application dense et superposée de la peinture, créant des textures riches qui évoquent la matérialité du sol, des lacs salés et des formations rocheuses. Contrairement à la rigueur formelle de certains de ses contemporains, Wompi privilégie un tracé fluide, presque tactile, où la ligne semble suivre le mouvement du chant rituel. Coll : AGWA, NMA, NGV, AGNSW, NGA, QAG, HC

NUMIDA NAMPITJINPA

Numida Nampitjinpa Groupe Pintupi – Kiwirrkua – Désert Occidental Numida (Nguninti) Nampitjinpa est née en 1954. Elle est marié à un peintre célèbre, Charlie Tjapangati et sa mère a été la seconde épouse de l’un des créateurs du mouvement, Uta Uta Tjangala.

Nuyrapayia Nampitjinpa (dit Mrs Bennett)

Nyurapayia Nampitjinpa Moins connue du grand public, Nyurapayia Nampitjinpa, dite aussi Mrs Bennett, n’en est pas moins l’une des artistes les plus intéressantes. On pourrait sans peine la qualifier de « diva du désert » tant son charisme, son importance dans la vie culturelle et cultuelle – elle possède des droits sur de très nombreux sites sacrés – autant que son influence artistique lui confèrent une place à part parmi les artistes du Désert occidental. Née vers 1935, Elle était mariée au regretté John John Bennett Tjapangati (1937-2002), d’où son surnom de Mrs Bennett. Si elle est moins célèbre, c’est qu’elle a choisi de travailler avec un marchand indépendant, et sa visibilité est moindre lors des gros événements internationaux. Néanmoins, ce marchand, contrairement à beaucoup, a su lui confier le meilleur matériel, la pousser à produire des oeuvres de grande qualité, et a veillé à éliminer toute source de soucis pour qu’elle puisse se concentrer sur son art. Mme Bennett est décédé le 28 janvier 2013. Collections : National Gallery of Australia, Canberra, The Art Gallery de New South Wales, Museum and Art Galleries of the Northern Territory National Gallery of Victoria, Artbank Art Gallery of South Australia Aboriginal Art Museum, Utrecht, Hollande

Nyanu Watson

Nyanu est née en 1951 sur un site proche de l’actuelle communauté d’Ernabella, au Nord de l’Australie Méridionale. Elle fait partie du groupe pitjantjatjarra. Elle a travaillé à la mission d’Ernabella, filant la laine par exemple. Puis elle rejoint la communauté d’Amata, plus à l’Ouest, où elle occupe plusieurs emplois (cuisinière pour l’école, travaillant pour la boutique,..). Profitant d’un large mouvement de réappropriation des terres ancestrales, elle gagne la communauté de Kalka, où elle vit toujours. Elle est l’une des artistes actives du centre d’art et a développé un style particulier où les animaux sont représentés de façon figurative Collection : Artbank, The Parliament House Art Collection, Canberra, The Lagerberg-Swift Collection, Perth, Sir James and Lady Cruthers Collection, Perth, The Martin Copley Collection, Perth, Sammlung Alison et Peter W. Klein, Nussdorf, Allemagne…

Nylari Tjapangati

Nylari Tjapangati (Nyilari Tjapangardi) Ethnie Pintupi – Désert Occidental – Kintore Nylari est le fils du regretté Pinta Pinta Tjapanangka, l’un des créateurs du mouvement pictural. Nylari, s’il débute sa carrière de peintre en 1999 ne produira que peu de toiles avant 2004. Son style très marqué fait de lui l’un des artistes montants du moment avec l’aide appuyé de la coopérative artistique qui place ses œuvres dans les expositions prestigieuses. Il est né en 1964.

Nyunma Napangati

Nyunma Napangati Ethnie Pintupi – Désert Occidental Nyunma prend contact avec la civilisation occidentale en 1964 avec ses frères Kanya et Charlie Tjapangati, deux artistes importants. Elle a depuis participé à quelques expositions importantes dont le Genesis and Genius à Sydney.

Otto Jungarrayi Sims

Otto Jungarrayi Sims (décédé) Ethnie Warlpiri – Désert Central – communauté de Yuendumu Otto se réfère principalement au voyage d’Ancêtres Japaljarri et Jungurrayi de Kurlurngalinypa (près de Lajamanu) jusqu’à Yanjirlypirri (à l’Ouest de Yuendumu) puis vers le lac MacKay. Durant ce trajet ils initièrent les novices, réalisant des cérémonies. Les Femmes qui les accompagnaient dansèrent et chantèrent également. Le site décrit est Yanjirlypiri associé au Rêve de l’Etoile. La lointaine ethnie des Pitjantjatjara vient jusqu’à ce site initier ses jeunes hommes. C’est un site hautement sacré et il n’est pas possible d’avoir plus d’informations sur cette toile. Otto tient cette histoire de son père, le grand Paddy Sims Japaltjarri (décédé en 2010), initié aux connaissances immenses et l’un des plus importants peintres warlpiri.

Owen Yalandja

Owen Yalandja Groupe Kunwinjku – Terre d'Arnhem Occidentale Owen Yalandja, né en 1962. Il est aujourd’hui l’un des doyens de son clan et l’un des gardiens d’un site des esprits Yawkyawks, qu’on identifie parfois aux sirènes occidentales. Ce sont des esprits femelles de l’eau. Owen est l’un des sculpteurs emblématique de ces esprits Yawkyawks avec son frère Crusoe Kurdall. Ils ont appris la sculpture de leur père Crusoe Kunijngbal, l’un des initiateur de la sculpture pour le marché de l’art en Terre d’Arnhem et celui qui va populariser le style Mimi comme celui des Yawkyawks. Collections : Aboriginal Art Museum, Hollande, Queensland Art Gallery, National Gallery of Victoria, Laverty coll, AGSA, NGA, Gantner Myer Coll, USA, Artbank, MAGNT, Australian Museum, Kluge Ruhe Coll, MC, Musée d’ethnographie de Genève (MEG), AGNSW, Morven Estate, Charlottesville, Virginia, Etats-Unis,

Paddy Bedford

PADDY BEDFORD “KUWUMJI” (né vers 1922 – Gija) Nyunkunny, que l’on connaît sous le nom européen de Paddy Bedford, est un homme de loi Gija, né à Bedford Downs Station. Quelques années avant sa naissance, le propriétaire de la ferme de Bedford Downs, empoissonne un groupe d’Aborigène. Les survivants quittent cette terre pour rejoindre une ferme d’Etat à Violet Valley. Paddy retournera pourtant avec sa famille sur cette ferme de Bedford Downs (après que les chiens des aborigènes aient été abattus à Violet Valley). Lorsque le propriétaire verra pour la première fois ce bébé, il dit à ses parents qu’ils peuvent le nommer comme lui Paddy… Paddy est resté gardien de troupeau presque toute sa vie, travaillant souvent juste contre du thé et un peu de farine et de tabac. Pendant la saison humide, Paddy retourne dans le bush vivre de façon traditionnelle, incorporant de nouvelles connaissances tribales et améliorant ses techniques de chasse (Paddy était un très bon chasseur, utilisant le boomerang et le propulseur avec talent, se faisant une grande réputation). Initié Gija, il a toujours peint pour les cérémonies mais il se lance dans une carrière artistique tardivement, lorsque Freddie Timms quitte Turkey Creek, la célèbre communauté d’où sont issus tant d’artistes de renom, pour s’installer à Crocodile hole en 1997. On le qualifie parfois de second Rover Thomas (pour certain le meilleur artiste australien du XX ème). C’est que le style de Paddy est très sobre, d’une force et d’une beauté rarement égalées. Il décrit des thèmes traditionnels appartenant à sa famille mais aussi les éléments topographiques qu’il connaît (à la manière le plus souvent des artistes du Désert, comme vu du ciel). Souvent il s’agit simplement de quelques formes sommaires, des lignes très larges, des formes arrondies… Très tôt il attire l’attention des professionnels et des amateurs. Une revue artistique australienne l’a inclus dans sa liste des 50 artistes australiens à collectionner… . Quelques mois avant sa disparition il devient l’un des plus importants artistes australiens et les prix atteignent des records pour un artiste aborigène. Le Musée du Quai Branly s’est servi d’une de ses œuvres pour un décor. Une monographie lui est consacrée.

Paddy Bird Jungala (Ngal)

Paddy Bird Jungala (Ngal) Ethnie Anmatyerre – Utopia – Désert central est issu d’une famille d’artistes a l’influence considérable dans cette partie du Désert Central. Son oncle est Lindasay Bird Mptyane, un homme aux connaissances profondes, et sa mère, Ada Bird Petayrre (1930-2009) est l’une des célèbres sœurs Petyarre (Gloria, Kathleen, Nancy, Myrtle, Jeannie). Il est marié à Eileen Bird. Il se met donc à peindre naturellement (probablement à la toute fin des années 1980) en s’inspirant des sites dont il est les dépositaires, situés en général au sud d’Utopia. Coll : fondation Kelton (USA),…