Maureen Nampitjinpa Hudson, 1959 Maureen Hudson Nampinjimpa (1959 - ) Maureen est née en 1959 à Yuelamu, pas très loin de Yuendumu, une communauté aborigène importante où elle ira à l’école. Jeune, elle occupe un poste d’assistante d’école. Elle se met à la peinture très tôt pour une femme aborigène, en 1981 (selon d’autres sources, plus tard). Même si elle est capable de peindre de façon très classique, très traditionnelle, Maureen a développé un style personnel, où la couleur est peu présente. Elle est l’une des premières à sentir l’orientation du marché de l’art aborigène. Elle créée ainsi des séries très graphiques où sa technique fait merveille. Elle accepte de voyager pour peindre en résidence pour les galeries australiennes et en 1990 elle se rend au Vanuatu pour une manifestation culturelle internationale. Sa sœur Jean s’est également fait un nom. Collections : Artbank, MMAB
Mavis Marks Mavis est née en 1945 à New Haven. Elle est la sœur de Ronnie Tjampitjinpa et de Smithy Zimran Tjampitjinpa. Ses sœurs Yuyuya Nampitjinpa et Gina Nampitjinpa sont issues de la même mère et du même père (Tjangala). Elle aime se rendre à Walungurru (Kintore) pour rendre visite à sa sœur Yuyuwa. Gina vit à Alice Springs et Mavis la voit régulièrement. Adolescente, elle a déménagé à Ikuntji (Haasts Bluff) avec sa mère. Après son mariage, elle s'est installée à Watiyawanu (Mt Liebig) avec son mari et a commencé à peindre au centre d'art local. Mavis est retournée à Ikuntji (Haasts Bluff) à la mort de son mari, puis a déménagé à Papunya. Elle a élevé cinq enfants comme les siens, et sa fille, Sylvana Marks, est également artiste. Mavis aime peindre les danses rituelles des femmes à Watiyawanu (Mont Liebig) et représenter leurs peintures corporelles. Elle illustre également le récit que lui a transmis son grand-père à propos de Kalipinpa, le Rêve de l'Eau, une légende du côté maternel. Ce récit représente les grandes pluies traversant le désert occidental d'ouest en est. Elle a participé à des ateliers de design en 2017 et 2018. Ses créations, « Women’s Business » et « Kalinpinpa », ont été intégrées aux collections de Magpie Goose et Publisher Textiles et portées par plusieurs célébrités.
Mavis Warrngilna Ganambarr Groupe Yolngu – ile d'Echo – Territoire du Nord Mavis Warrngilna Ganambarr est l'une des plus grandes artistes « textiles » d'Australie (tissagetraditionnel à l'aide de fibres végétales). Née à Matamata Homeland, dans le nord-est de la Terre d'Arnhem, elle vit aujourd'hui à Galiwin'ku, sur l'île d'Elcho, avec son mari, ses enfants et ses petits- enfants. Fille de Mowarra (père) et de Gunanu (mère), Mavis a appris l'art textile auprès de sa grand-mère à 19 ans. Elle a passé des années à expérimenter et à créer de nouveaux styles de tissage et d'objets d'art vestimentaires. « Bapa Shepie (missionnaire) m'a amenée à Galiwin’ku à l'âge de 9 ans pour que je puisse aller à l'école. Ma grand-mère Djuluka m'a enseigné l'art textile à 19 ans et, depuis, je ne cesse de créer des tissages et des vêtements. Je suis très fière de ce que ma grand-mère m'a appris, mais aujourd'hui, je crée des styles différents et inédits, inspirés de mes propres idées. J'enseigne à mes enfants et un jour, ils enseigneront à leurs enfants. Ainsi, nous préserverons la force de notre culture.» Collections : • Art Gallery of South Australia • Art Gallery of New South Wales • Australian National Maritime Museum • Deloitte • Museum Victoria • National Gallery of Australia • Noma Restaurant • Queensland Art Gallery of Modern Art • Private Collections • Qantas • Westpac
Maxine Nungarrayi Tex est née à Alice Springs, mais a passé la majeure partie de son enfance à Nyirripi et Yuendumu. Yuendumu est une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien, et Nyirripi est une autre communauté aborigène située à 160 km plus à l'ouest de Yuendumu. Elle est la fille de Peter Japaljarri Tex et de Dulcie Napangardi Williams, et la nièce de Nora Napaljarri Nelson, aussi des Aborigènes qui se sont essayés à la peinture. Maxine a fréquenté l'école locale de Yuendumu, puis le Yirara College à Alice Springs. Après ses études, elle est retournée à Nyirripi où elle a travaillé dans une garderie. En 2005, elle s'est installée à Yuendumu. Elle est mariée et mère de trois enfants : deux garçons et une fille. Maxine peint de façon intermittente depuis qu'elle a quitté l'école et peint pour le centre d'art aborigène situé à Yuendumu et géré par des Aborigènes. Elle peint ses histoires Karnta Jukurrpa (le Rêve des Femmes), mais aime aussi représenter Wanakiji Jukurrpa (le Rêve de la Tomate Sauvage) du côté de son père. Lorsqu'elle ne peint pas ou ne s'occupe pas de ses enfants, elle aime jouer au softball et chasser le varan dans les environs de Nyirripi et Yuendumu.
Melba Gunjarrwanga Maningrida – Terre d’Arnhem central Née en 1959, Melba débute sa carrière artistique en 1995. C’est une artiste complète qui réalise aussi bien des peintures, gravures, sculptures sur bois ou avec des fibres végétales. Elle expose parfois avec son mari, James Iyuna. Collections : Art Gallery of Western Australia, Perth Museum of Contemporary Art, Sydney Museum of Victoria, Melbourne National Gallery of Australia, Canberra,…
Melinda Napurrurla Wilson est née en 1988 à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. À l'époque, ses parents vivaient à Lajamanu, une communauté aborigène située en zone semi-aride, en bordure du désert de Tanami, à mi-chemin entre Darwin et Alice Springs, soit à 592 km de Yuendumu. Elle a fréquenté l'école locale de Lajamanu, puis, après ses études, elle a travaillé à l'Outback Store et ensuite au sein du Programme de santé mentale. Suite au décès de sa mère, elle a déménagé à Yuendumu avec son père, Brian Wilson, pour se rapprocher de sa grand-mère, Maisie Napurrurla Wayne, elle aussi artiste. Depuis 2004, Melinda peint pour le centre d'art aborigène situé à Yuendumu et géré par des Aborigènes. Elle peint les Lukarrara Jukurrpa (Rêves des graines de jonc du désert) de sa grand-mère, des histoires transmises de génération en génération depuis des millénaires par ses parents et leurs ancêtres. Melinda a commencé par utiliser l'iconographie traditionnelle dans ses peintures, mais son amour des motifs et des couleurs l'a amenée à développer un style personnel, employant motifs et dessins dans divers contextes pour représenter ses jukurrpa traditionnels : « J'adore peindre avec des motifs.» Melinda est mariée à Steven Jangala Hargraves et ils ont trois enfants. Lorsqu'elle ne peint pas, elle part parfois chasser dans le bush avec sa famille : « Là-bas, nous prélevons et mangeons de la queue de kangourou. »
« Peindre me détend.» Melissa Napangardi Williams est née à l’hôpital d’Alice Springs, l’établissement le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d’Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Elle est la fille d’Alice Napurrurla Nelson et de Warren Japanangka Williams, et a une sœur et deux frères. Melissa a fréquenté l’école du village avant d’intégrer le Yirara College, un internat aborigène à Alice Springs. Après avoir obtenu son diplôme, elle est retournée à Yuendumu où elle a travaillé comme réceptionniste à l’école locale, puis au dispensaire, avant de devenir aidante familiale à temps plein, s’occupant de ses deux neveux, de sa nièce, de son fils et de sa fille. Melissa Napangardi peint depuis 2004 pour le centre d'art aborigène situé à Yuendumu et géré par des Aborigènes. Elle peint les récits de son père : Wanakiji Jukurrpa (Rêve de la Tomate du bush), Yarla Jukurrpa (Rêve de la Patate du bush) et Yuparli Jukurrpa (Rêve de la Banane du bush). Elle peint également le Wardapi Jukurrpa (Rêve du Goanna) de sa mère. Ces histoires lui ont été transmises par sa famille et ses ancêtres depuis des millénaires. Elle utilise une palette libre pour développer une interprétation moderne des motifs traditionnels, enrichie de sa propre vision du design et des motifs. Lorsqu'elle ne peint pas, Melissa aime passer du temps avec son mari et ses trois enfants.
Meredith Curley Langue : Pitjantjatjara Meredith Curley est une artiste de la petite communauté de Pukatja (plus connue sous le nom d’Ernabella) sur les terres Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara (APY). Elle est née en 1980. Meredith est la fille d’Imitjala Curley et la sœur de Madeline Curley et de Maria Curley, toutes des artistes. Meredith peint une histoire majeure du Rêve de son pays dans cette œuvre - l'histoire de Ngintaka. Il s'agit d'une histoire importante sur un homme-lézard qui a volé une meule et a ensuite été poursuivi dans tout le pays avant de rencontrer son destin. Meredith dépeint une partie de l'histoire où le Ngintaka et sa femme, l'Echidné, étaient en lune de miel dans une grotte. Ils ont mangé une friandise sucrée : une chrysalide sucrée et féculente que l'on trouve sur les feuilles d'eucalyptus. L’histoire des Rêves Echidné et Varan (Ngintaka) croise donc, sur ce site de Watarru, celui du Rêve Ngapari (cet élément sucré). Ces éléments ont été transmis à Meredith et ses sœurs par leur grand-mère maternelle. Meredith est une artiste talentueuse qui peint des œuvres complexes, avec beaucoup de détails et un vrai sens des couleurs. Elle livre, dans une esthétique contemporaine et personnelle, des histoires anciennes, remontant à la nuit des temps.
Meredith Treacle Meredith est née en 1968 à Amata, une communauté aborigène isolée située au sud du fameux Ayers Rock / Uluru. Elle a poursuivi des études à Amata puis Adelaide avant de retourner à Fregon (une autre communauté située à 350 km au sud-est d’Uluru) où elle occupera plusieurs poste dont institutrice (Anangu Education Worker). C’est à Fregon qu’elle a appris les techniques de la gravure et de la peinture sur soie. Désormais elle est artiste peintre à temps plein. La peinture représente le pays dont elle est la gardienne autour de Fregon et elle y décrit de façon symbolique la création du paysage et l’environnement.
Michael Mutji Tjangala Groupe Kukatja – Balgo - Kimberley Michael (vers 1940 / 2002) est un peintre très actif de Balgo à partir de 1988. Son style est souvent proche de celui de ses voisins pintupi, avec des cycles tingari représentés avec des larges cercles et des lignes parallèles les reliant. Mais les teintes ne sont pas les mêmes, la gamme chromatique est nettement plus large et dominée par le rouge, l’orange ou le jaune. Ici les motifs décrits sont d’une nature trop secrète pour être révélés. Collections Art Gallery of New South Wales
Michael Tommy Ethnie Anmatyerre - Mt Allen- Désert Central La toile décrit une fameuse histoire d'un Ancêtre qui décide d'utiliser un chant magique pour attirer une femme dont l'amour lui est interdit. Michael Tommy Tjapanardi (Jabanardi) Michael est né en 1960 sur les terres de la ferme de Coninston, tout proche des terres qu'il a héritées de son père autour de Mount Allen (Yuelamu).
Michael Japaljarri Wayne est né en 1985 à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Il est le fils de Johnny Jungarrayi et de Lee Nangala Gallagher-Wayne, et le petit-fils de Mary Napangardi Gallagher, tous artistes. Il a grandi en observant ses parents et grands-parents peindre leurs Jukurrpa et en écoutant leurs récits. Marié à Ritasha Nampijinpa Martin, il est père d'un fils, Johnny. Il a toujours vécu au sein de la communauté aborigène de Yuendumu. Il a fréquenté le lycée local jusqu'en 2001, où il a terminé sa 8e année. Après ses études, il a travaillé pour le Community Development Employment Project (CDPE) et a également participé au programme Mt Theo, un programme fructueux mis en place par la communauté de Yuendumu pour lutter contre l'inhalation chronique d'essence. Michael peint depuis 2003. Il peint les récits Jukurrpa de son père. Ces histoires lui ont été transmises par son père et son grand-père depuis des millénaires. Lorsqu'il ne peint pas ou ne travaille pas, il aime jouer au football avec l'équipe locale de Yuendumu et chasser le varan et le kangourou.
Michelle Butler Nakamarra Groupe Linguistique : ANANGU (Ngaatjatjarra / Pitjanjatjara / Yankunytjatjara / Pintupi) Michelle est née en avril 1992. est la fille de Brenda Larry Nungurrayi et la petite-fille de Carol Nampitjinpa et de Tommy Lowry (Larry) Tjapaltjarri. Elle ne sait pas qui est son père. Son autre grand-père, “Dr” George Tjapaltjarri, était un artiste célèbre et un guérisseur très respecté. Tommy était également l'un des premiers artistes aborigènes dans le Désert Central et le Désert Occidental en 1972. Michelle a eu des débuts difficiles dans la vie et elle a raconté qu'elle avait été abandonnée par sa mère alors qu'elle était bébé. Elle a été adoptée par Michael Butler et Amy Yupangarri. C’est ainsi qu’elle est devenue membre de la famille Butler. Michelle a des liens familiaux étroits avec les terres situées au plus au sud du Désert Central, des zones très isolées. Elle a grandi à Mimili et à Tjukurla. Elle a également passé du temps à Patjar avec Manupa Butler, qu'elle appelle sa grand-mère. Michelle est également étroitement liée à la famille Ward, qui comprend George Ward Tjungurrayi, Nangawarra et Gracie Ward et Janie Ward Napaltjarri, des artistes connus et très respectés. Michelle a également passé du temps à Kintore et à Kiwirrkurra, plus au nord, dans le pays des Pintupis. Michelle tient ses Rêves de son grand-père et par ses grands-mères. Elle peint souvent des oeuvres en lien avec la thèmatique du Rêve des 7 Soeurs (ou Rêve de la Voie Lactée) ou encore “Minyma Inmaku” (Cérémonies des femmes) et des histoires associées la région de sa grand-mère autour de Tjukurla, Mimili et Patjar. Elle utilise régulièrement une palette qui tire vers les bleus et les ocres.
souvent mal orthographié de diverses manières comme "Gubargu", "Gobargu", KUBARKKU etc. Groupe Kunwinjku – Terre d’Arnhem Occidentale Mick est né en 1924 à Kukabarnka, en Terre d’Arnhem. Mick est né dans un monde qui avait peu de contacts avec les occidenatux, à une époque où les seuls blancs qui se rendaient en Terre d’Arnhem, en grande partie inaccessible, étaient des commerçants, des anthropologues et plus tard des missionnaires. Mick Gubargu a appris à peindre en regardant son père, Ngindjalakku, peindre sur la roche des plateaux de Terre d'Arnhem. Il a lui même par la suite créé plusieurs peintures dans un contexte cérémoniel pour des abris sous roche. Comme d’autres anciens du groupe Kunwinjku, il a commencé à peindre à Oenpelli peu après la Seconde Guerre mondiale avant de déménager à Maningrida en 1957. À Mandigrida, lui et David Milaybuma sont devenus les premiers à peindre de façon régulière pour un marché naissant. Ses représentations d’esprits malveillants et de figures ancestrales résonnent avec puissance. Elles reflètent un lien direct avec l’ancienne tradition de la peinture d’Oenpelli, une région célèbre pour ses magnifiques peintures rupestres. Son style est semi-traditionnel et beaucoup de ses peintures sont similaires à l’art rupestre. Ce n’est pas une tentative pour imiter les anciens, de séduire un public, Mick est tout simplement un maillon d’une chaîne qui remonte à la nuit des temps. Il s’agit de préserver une culture. Ceci dit, en se déplaçant de la Terre d’Arnhem Occidentale (Oenpelli) vers la Terre d’Arnhem Centrale, son style se modifie, s’adapte à sa nouvelle région. Les hachures croisées (rarrk) se font plus nombreuses dans ses œuvres. Beaucoup de ses œuvres représentes des animaux totémiques ou des Etres spirituels avec une tête blanche recouverte de points noirs. De même ces Êtres ont le plus souvent des articulations très anguleuses. Mick a également fait quelques sculptures d'esprits mimih, peint des poteaux funéraires et s’est également essayé à la gravure. En tant qu’initié important, homme aux larges connaissances, il est capable de peindre de nombreux thèmes. Sa première exposition intitulée Rainbow, Sugar Bag, and Moon a eu lieu au Museum and Art Gallery of the Northern Territory. Ils figures dans de nombreuses collections publiques dont collections : Australian national Maritime Museum, Art Gallery of South Australia, National Gallery of Australia, Art Gallery of New South Wales, National Gallery of Victoria, artbank, Art Gallery of Western Australia, MAGNT, Australian Museum, Sydney, NSW Department of Archaeology and Anthropology, Australian National University, Canberra, ACT Djomi Museum, Maningrida, NT Museum of Contemporary Art, Arnotts Collection, Sydney, NSW
Mick Namarari Tjapaltjarri (dit aussi Old Mick Namari, Namerari, Numerari, Numieri) Ethnie Pintupi – Kintore – Désert Occidental Mick comme beaucoup de Pintupi de cette génération (Mick serait né autour de 1920 – décédé en 1998) sort du désert occidental pour rejoindre Haasts Bluff où sont distribuées des rations alimentaires. Il va travailler comme gardien de troupeau avant de gagner Papunya où il va jouer un rôle moteur lors de la création du mouvement artistique. On lui doit quelques unes des œuvres phares de ce mouvement artistique. Dans les années 1990, ses œuvres sont d’un grand dépouillement, quelques lignes et dessins géométriques aux couleurs traditionnelles. Il influence alors grandement les artistes pintupi. Il est l’un des artistes majeurs. Collections : NGA, NGV, QAG, AGNSW, MAGNT, FU, Australian Museum, Araluen Art Centre AGSA, Fondation Kelton, Artbank Coll, Parliament House, Canberra, Pacific Asia Museum (Los Angeles),
Mick Wikilyiri Mick est né vers 1940. Il est, au moment où nous écrivons ces lignes, l’un des principaux artistes (mais en fin de carrière) et un initié respecté des terres APY, qui comprennent les communautés aborigènes du nord de l’Australie Méridionale (où les 3 langues sont l’Anangu, le Pitjantjatjarra et le Yankunyjatjarra – A- P - Y). Il a travaillé dans les fermes d’élevage une grande partie de sa vie avant de se lancer dans la peinture en 2003, au moment où les premiers hommes se mettent à peindre à Amata. Sa première source d’inspiration, et pour un moment, sera son Rêve de la Fourmi à Miel. Mais Mick est capable de l’exprimer de façon différente. Il expérimente les points de vue et le jeu des couleurs. Et surtout tente de nous montrer l’étendu de ses connaissances et laisser une trace aux générations futures. Il immortalise aussi les points d’eau qui environne le site d’Apara, où il est né. Plus récemment il se concentre d’avantage sur les lances, à la fois monnaie d’échange mais surtout armes. Sa femme mais aussi ses filles peignent aussi et connaissent un vrai succès. En 2014 il a le droit à sa première exposition personnelle. Mais il participe surtout à de nombreuses expositions collectives. On a pu voir en France en 2020 ses œuvres dans l’expo (et le livre accompagnant cette expo) Kulata Tjuta au Musée des Beaux Arts de Rennes. Ses œuvres figures dans d’importantes collections dont : National Gallery of Australia, Canberra, National Gallery of Victoria, Melbourne, Parliament House Collection, Canberra; Queensland Art Gallery|, Gallery of Modern Art, Brisbane, Fondation Opale, Lens, Suisse.
Mickey Jampijinpa Singleton est né en 1950 sur les terres de la ferme d'élevage de Mont Doreen où il a vécu et a travaillé comme un gardien de bétail pendant de nombreuses années. Par la suite il va rejoindre Yuendumu, une communauté Aborigène situé à 290 km d’Alice Springs. Il a vécu la plupart de sa vie entre Yuendumu et Nyirripi. Mickey vit maintenant avec sa deuxième femme, Jeannie Napangardi Lewis, elle même peintre. Il a vécu la majeure partie de sa vie entre Yuendumu et Nyirripi, une autre communauté située à 160 km plus à l’ouest avec sa seconde épouse, Jeannie Lewis Napangardi. Comme il n’avait pas accès à du matériel de peinture pendant qu’il vivait à Nyirripi – il n’y a pas eu de centre d’art là-bas pendant très longtemps – il se rendait à Yuendumu et alors peignait tous les jours au centre d’art, avant de rentrer chez lui à Nyirripi. Mickey utilise une palette illimitée pour développer un style moderne et individualiste afin de représenter son Jukurrpa traditionnel (rêves). Il s'inspire essentiellement de ses Rêves d'Eau associés à deux sites sacrés dont il est le gardien. Les droits sur ce thème appartiennent aux femmes Nangala et Nampitjinpa et les hommes Jangala et Jampijinpa.
Micky Dorrng Communauté de Ramingining / Elcho Island - Terre d’Arnhem Centrale - Territoire du Nord Micky (né vers 1940 / 2006) est originaire d’une île au large de la Terre d’Arnhem (Howard Island). Il a été pêcheur sur l’île d’Echo avant de contracter la lèpre. Il est alors envoyé à Darwin pour y être soigné. Il va se mettre à peindre pour le marché de l’art seulement dans le milieu des années 1980. Mais cette attente est fructueuse. Il met au point un style radicalement différent des autres artistes. Pour mettre en valeur les motifs dont il est le détenteur – associés aux Ancêtres Djang’kawu (ils donnent naissance à des mythes très important de la Terre d’Arnhem, ces Ancêtres sont notamment les créateurs de points d’eau) – il va utiliser de très larges bandes de couleurs (jaune, brun/rouge, blanc) qu’il dépose de façon très symétrique. Alors que ces mythes peuvent donner des peintures très figuratives, l’artiste s’oriente vers une représentation symbolique et très abstraite dans le rendu. Il a expérimenté aussi bien la peinture sur écorce que sur papier, sur toile, ou sur des troncs d’eucalyptus pour réaliser des poteaux funéraires. En tant que l’un des peintres de Terre d’Arnhem les plus connus, il a participé à de très nombreuses expositions prestigieuses dont certaines ont voyagé en Europe (Allemagne et Espagne essentiellement) ou au Brésil et aux Etats-Unis,.… On peut citer notamment l’exposition au Museum of Contemporary Art de Sydney où il peint deux grands murs en puisant son inspiration dans les peintures corporelles célébrant l’Ancêtre Martin Pêcheur (et faisant partie intégrante du mythe des Ancêtres Djang’kawu précédemment cité). Collections : Museum of Contemporary Art (Sydney), National Gallery of Victoria,
Midaju-Midjawu : (1897-1985) groupe Gunwinggu – Terre d’Arnhem Orientale L'artiste ethnologue Karel Kupka, dans sa mission du début des années 60, rapporta plusieurs dizaines de peintures sur écorce de Midjau-Midjawu et notamment des peintures associées à la sorcellerie., pour le compte des musées européens (Paris et genève). Le Musée du Quai Branly possède ainsi un très ensemble de ses peintures anciennes. Jimmy Mijau Mijau (Midjaw Midjaw) a connu deux phases bien distinctes de peinture sur écorce. Ses premiers travaux étaient principalement destinés aux anthropologues et sont extrêmement traditionnels.
Milyiaka Paddy Milyiaka Paddy, groupe Pitjantjatjara – Kalka – APY Lands artiste et graveur originaire des APY lands.
MINNIE PWERLE Dans les vastes étendues arides de la communauté d'Utopia, au cœur de l'Australie Centrale, Minnie Pwerle, une femme locutrice Alyawarre et Anmatyerre, voit le jour vers 1910 (ou 1922 selon les sources). Orpheline de dates précises, sa biographie se dessine en ombres et en éclats : une enfance partagée avec ses sœurs Molly, Emily et Galya, une union illicite avec le gardien de troupeau Jack Weir donnant naissance à Barbara, arrachée à sa famille (Barbara est une enfant des « Générations Volées »), et une famille recomposée auprès de "Motorcar" Jim Ngala, avec qui elle eut six enfants. Jusqu'à ses derniers jours en 2006, Minnie demeura ancrée dans cette contrée, à trois cents kilomètres au nord-est d'Alice Springs, gardienne silencieuse des traditions, ne parlalnt pas anglais. Ce n'est qu'aux alentours de l'an 2000, à l'âge vénérable de quatre-vingts ans ou plus, que Minnie Pwerle posa le pinceau sur la toile pour la première fois, comme si les esprits des Anciens, las d'attendre, l'avaient enfin conviée à la danse, transformant en un éclat fulgurant les motifs intérieurs qu'elle avait portés en elle depuis l'enfance. Encouragée par sa fille Barbara Weir, une artiste déjà célèbre, elle transforma en un souffle les motifs éphémères des peintures corporelles en compositions durables. Les artistes d’Utopia commencent à produirent des œuvres en 1977 et peignent sur toile depuis la fin des années 1980. Son style, éminemment abstrait et gestuel, se déploie en une symphonie de couleurs vives et audacieuses – rouges ocres, jaunes solaires, bleus célestes, verts luxuriants, elle essaye toute la gamme – appliquées avec une liberté souveraine, en coups de brosse spontanés et confiants, telle une calligraphie. Les lignes parallèles ondoyantes évoquent l'awelye, ces peintures corporelles rituelles des cérémonies féminines, et cercles pulsants symbolisant les fruits du bush, tels le melon sauvage d'Atnwengerrp ou la tomate sauvage et leurs graines, comme autant de cœurs battants de la terre nourricière. Son abstractionnisme, proche de celui d'Emily Kngwarreye ou du peintre impressionniste australien Tony Tuckson, transcende les formes immédiatement lisibles pour capturer l'essence fluide du mouvement. Malgré son âge, le trait est sûr, très gestuel et le sens des couleurs évident. Il en résulte des œuvres vibrantes, très personnelles, d’une grande spontanéité. L'inspiration de Minnie puise aux sources les plus profondes de son héritage culturel : les rituels ancestraux des femmes, où elle officiait en tant que peintre corporelle, mélangeant les terres multicolores des carrières d'ocre avec des graisses animales pour tracer sur les peaux nues les symboles des Rêves – ces narrations cosmogoniques riches d'histoires et de significations, ceux qui relient les corps au monde du Rêve. C'est là, au creux des pratiques féminines secrètes, transmises de génération en génération que naissent ses motifs. Son pays, Atnwengerrp, avec ses collines ondulantes et ses eucalyptus noueux, infuse chaque toile d'une mémoire tellurique, comme si la terre elle-même dictait les coups de pinceau. Ainsi, ses toiles ne sont pas de froides représentations, mais des échos vivants d'une connexion spirituelle à la terre, un dialogue entre l'humain et le cosmos. Ce qui distingue Minnie Pwerle dans le panorama de l'art contemporain aborigène réside dans cette alchimie rare entre tradition millénaire et innovation fulgurante. Tandis que d'autres artistes du désert central s'attachent à des iconographies plus narratives, elle élève l'abstraction à une poésie visuelle, où le chaos apparent des intersections et des zigzags révèle une harmonie cosmique, gardienne des obligations claniques. Son idée de génie est de multiplier les formes synthétisées des poitrines des femmes chargées des peintures corporelles, jusqu'à rendre presque invisible ce motif, et donnant un rendu très moderne à des motifs très anciens. Sa tardive irruption sur la scène artistique – une explosion de génie après des décennies de silence pictural – la hisse au rang des figures emblématiques, aux côtés de Dorothy Napangardi ou Kathleen Petyarre, dominant l'horizon des peintres femmes du début du XXIe siècle. Ses œuvres, acquises par les plus grands musées comme la Galerie d'art de Nouvelle-Galles du Sud ou le Metropolitan Museum de New York, ne sont pas de simples tableaux, mais des portails vers l'âme du monde aborigène, inspirant une génération nouvelle. En 2003, saluée une nouvelle fois par la presse et les critiques, elle est élue parmi les 50 « most collectable » artistes australiens. Elle décède brutalement chez elle, dans le bush alors qu’elle chasse le 18 mars 2006, laissant derrière elle un legs vibrant, témoignage d'une créativité et d'une vitalité incroyable. Collections : Art Gallery of New South Wales, Art Gallery of South Austrlia, Kreglinger Coll, National Gallery of Victoria, Queensland Art Gallery, Thomas Vroom Coll, Hank Ebes Coll, AMP coll, Kelton Foundation (USA), la Trobe University coll, Metropoliotan Museum of New York (MET),…
Miranda Daniels Groupe Anmatyerre - Utopia Miranda Daniels est une artiste aborigène d'Utopia, en Australie centrale. Ses peintures sur les plantes médicinales du bush reflètent l'importance des feuilles médicinales du bush dans la culture aborigène traditionnelle. Ces feuilles, récoltées par les femmes, sont très prisées pour leurs vertus réparatrices, dans le cadre des pratiques de santé traditionnelles.
Miranda Daniels est une artiste de la région d'Utopia. Elle peint des plantes médicinales du bush, comme de nombreuses artiste de cette zone du centre de l’Australie. Le mouvement fluide et le rythme ondulant du sujet reflètent l'importance des feuilles médicinales du bush dans la culture aborigène traditionnelle. Les feuilles médicinales du bush sont récoltées par les femmes et sont très prisées pour leurs pouvoirs réparateurs. Mais cette série se réfère aussi à la fertilité de la terre.