PEGGY ROCKMAN NAPALTJARRI

Peggy Rockman Napaljarri Groupe Warlpiri – Communauté de Lajamanu – Nord du Désert Central Peggy est née entre le milieu des années 1930 et 1940. Elle voit son premier homme blanc vers l’âge de 6 ou 8 ans, une famille de mineurs. C’est en jouant avec les enfants de cette famille qu’elle apprend l’anglais. Après un retour à la vie nomade, sa famille est déplacée à Lajamanu. C’est là qu’elle se met à peindre en 1986, avec sa sœur Mona notamment. Parallèlement à sa carrière d’artiste, sa connaissance de l’anglais lui a permis de participer à la collecte et à la traduction de textes sur les traditions warlpiri. Danseuse émérite, elle a aussi participé à un documentaire sur une cérémonie. En tant qu’artiste, elle a participé à de nombreuses expositions. Collections : Art Gallery of New South Wales, Sydney National Gallery of Victoria, Melbourne

PETER DATJIN

Peter Datjin Peter est l’un des grands artistes d'Elcho island, un artiste et un initié important d'Elcho Island. Il avait notamment participé à des performances au Chicago Cultural Center (USA) et à l'university of Toronto (Canada). Collections : Kerry Stokes Collection, Perth, Australie Kluge Ruhe Collection, University of Virginia, USA Musée du Quai Branly, Paris, France Musée d'Ethnologie, Genève, Suisse

Philip Gudthaykudthay

Philip Gudthaykudthay communauté de Ramingining – Terre d’Arnhem Centrale Né vers 1925 dans le bush près de Ramingining, en Terre d'Arnhem Centrale, Gudthaykudthay était le seul enfant de son père Lika et de sa mère Gainydja. Il est membre du groupe linguistique Djardewitijibi. Le pays de sa mère de Gudthaykudthay est Ramingining, ce qui en fait un gardien principal (djunngayi) de Ramingining, aujourd’hui une des très importantes communautés aborigènes du nord de l’Australie. Gudthaykudthay peint à la fois les motifs associés au « pays » de sa mère et de son père. Avant de peindre, Gudthaykudthay a travaillé comme éleveur, chauffeur de camion, chasseur de crocodiles, vendant des peaux de crocodile à la mission de Milingimbi. Gudthaykudthay a appris la peinture dans les années 1960, à la mission de Nangalala sur la rivière Glyde, sous la direction de son demi-frère Mirritja. Gudthaykudthay a rapidement développé un style individuel composé de dessins de paysages abstraits, dépourvus de détails ethnographiques dans leur exposition (Garry Anderson Gallery, Sydney, 1983). A cette période on cherche des explications pour toutes les peintures aborigènes. Le côté artistique, pourtant sautant aux yeux dès le départ, est moins mis en valeur. La première exposition enregistrée de Gudthaykudthay, « Traditions and Innovations », a eu lieu en 1979 à l'Assemblée législative de Darwin. Ce n'est qu'en 1983 que Gudthaykudthay a eu sa première exposition solo, tenue à la Garry Anderson Gallery, Sydney. Cette exposition se composait de peintures sur écorce, présentant des paysages abstraits et des motifs clanniques. La National Gallery of Australia a acquis deux de ces peintures sur écorce. Gudthaykudthay a créé cinq poteaux funéraires pour le célèbre « Mémorial » aborigène de 1988, une installation de 200 ossuaires commémorant la mort des peuples autochtones depuis l'occupation blanche, un par année d’occupation L'installation a été exposée à la Biennale de Sydney-Beneath the Southern Cross, avant de déménager à la National Gallery of Australia où elle est exposée en permanence. Elle est vue aujourd’hui comme une œuvre d’art exceptionnelle, en plus de son côté politique. Gudthaykudthay a suivi un cours de gravure dans les années 1990, à l'Université Charles Darwin, en se concentrant sur la lithographie, la découpe du lino et la sérigraphie. Gudthaykudthay a produit de nombreuses gravures à succès, généralement avec les histoires des sœurs Wagilag, des Ancêtres d’une grande importance dans les mythes aborigènes du nord de l’Australie, Wititj (L’Ancêtre Python Olive) et « Native Cat » - son totem personnel. En 2013, Gudthaykudthay a complété un certificat II en arts visuels à l'Université Charles Darwin. Gudthaykudthay a figuré dans le film documentaire « Across the Top » de 1967 de Malcolm Douglas. Le film est un documentaire sur la vie traditionnelle en terre d'Arnhem, dans le golfe de Carpentarie et au niveau du Cap York. En 2005, Gudthaykudthay a fait ses débuts sur grand écran en tant que sorcier dans le célèbre film australien « Ten Canoes ». Le film a été un grand succès et a aidé à faire connaître la culture Yolngu (Aborigène) en Terre d’Arnhem. Gudthaykudthay a connu un grand succès tant au niveau national qu'international, avec six expositions individuelles et plus de 50 expositions de groupe. Collections : Aboriginal Art Museum, The Netherlands Artbank, Sydney Art Gallery of New  South Wales, Sydney. Art Gallery of South Australia, Adelaide British Museum, Department of Africa, Oceania and the Americas, London, UK Charles Darwin University, Darwin Flinders University Art Museum, Adelaide Ganter Myer Collection Kluge-Rhue Collection, University of Virginia, USA Linden Museum, Stuttgart, Germany Milingimbi Collection, MECA, Milingimbi Educational and Cultural Association Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin Museum of Contemporary Art, Ramingining Collection, Sydney Museum of Mankind, British Museum, London National Gallery of Australia, Canberra National Gallery of Victoria, Melbourne Parliament House Art Collection, Canberra Seattle Art Museum, Seattle, USA Queensland Art Gallery, Brisbane Queensland University of Technology Art Museum, Brisbane University of Queensland, Anthropology Museum, St Lucia. University of Technology, Sydney.

PHILOMENA NAPALTJARRI

Ethnie Pintupi – Communauté de Kintore Cette peinture s’inspire du site de Warnan. Les petits cercles reprèsentent les roches de cette région et les lignes les dunes (tali ou thali). Au Temps du Rêve un homme et une Femme s’y retrouvèrent. La sœur de cette femme était mécontente de cette union. Cet épisode est associé au Rêve des 7 Sœurs. Philomena peint depuis 2004. Elle fait partie de la famille de Bobby West Tjupurrula et de bien d’autres artistes importants du Désert Occidental.

PHYLLIS THOMAS

Phyllis Thomas Phyllis Thomas porte en elle l'esprit des grandes pluies du Kimberley. Femme Gija de peau Nagarra, son nom traditionnel Booljoonngali évoque ces tempêtes puissantes où le vent et l'eau se mêlent pour transformer le paysage. Née à Riya, là où coule la rivière Turner au sud-est des formations spectaculaires des Bungle-Bungles, elle a grandi entre deux univers. Sa jeunesse à la station Turner l'occupait aux tâches domestiques : les volailles, le potager, la récolte du sel, les allers-retours vers le puits pour chercher l'eau. Mais son cœur battait ailleurs, dans l'immensité du bush australien. Dès qu'elle le pouvait, Phyllis s'échappait avec les femmes âgées, particulièrement sa grand-mère maternelle. Ensemble, elles parcouraient la terre ancestrale, chassant, collectant les scalps de dingos pour les primes, cherchant parfois de l'or. Ces escapades ont tissé en elle une connaissance intime du pays, un lien charnel avec ces étendues qui allaient plus tard irriguer son art. Son mariage avec Joe Thomas l'amena à Rugun, dans la région de Crocodile Hole, où elle vécut de longues années. C'est là que s'enracina sa géographie créative, ce territoire qui deviendrait le sujet de ses toiles. L'aventure artistique de Phyllis débute lorsque Freddie Timms fonde le groupe d'art aborigène Jirrawun. Elle saisit les pinceaux et, presque immédiatement, son talent s'impose. Ses compositions cartographient les lieux du Temps du Rêve et la nourriture du bush autour de Crocodile Hole, des rivières Ord et Turner – ces paysages qu'elle connaît dans leurs moindres replis. En 1999, elle marque les esprits au prix Telstra Art avec « Boornbem Goorlem, Hot Water Spring II », œuvre saisissante où elle mêle ocre rouge et blanche pour obtenir un rose délicat. Le noir et ce rouge rosé racontent la source d'eau chaude nichée dans une gorge, le ciel ouvert se déployant en vaste étendue au-dessus de l'eau et des parois rocheuses. Cette composition témoigne de sa capacité à traduire la sensation d'un lieu, pas seulement sa forme. Son répertoire révèle une diversité de regards. Dans « Bush Honey - 'Sugarbag' Dreaming at Dry Swamp », les alvéoles sombres des ruches semblent flotter sur la planéité du sol, évocation presque abstraite de cette précieuse ressource. Avec « Loomoogool Blue Tongue Lizard Dreaming », elle change de perspective et présente un élément saillant du paysage vu de profil, brisant ainsi la convention du regard aérien. La reconnaissance institutionnelle ne tarde pas. En 2000, la Western Australian Art Gallery acquiert cinq de ses tableaux lors d'une acquisition spéciale. Cette même année, « L'Évasion » – œuvre issue d'une série douloureuse sur les massacres historiques, initialement prévue pour l'exposition « Du sang sur les spinifex » – reçoit une mention spéciale à la dix-septième exposition nationale des prix d'art aborigènes et insulaires du détroit de Torres (Testra Awart). L'image devient iconique : affiche et couverture du catalogue de l'exposition présentée à l'Ian Potter Museum of Art de l'Université de Melbourne entre décembre 2002 et mars 2003, elle entre dans la collection MAGNT Telstra. Le sujet des massacres occupe Phyllis au point qu'elle développe une série de huit panneaux, exposés à Raft Artspace à Darwin en avril 2002, puis acquis par la Western Australian Art Gallery l'année suivante. Ces œuvres témoignent d'une nécessité de mémoire, d'un devoir de transmission de ces histoires douloureuses. Mais Phyllis ne se limite pas à la peinture. Elle est également chanteuse et danseuse au sein du Neminuwarlin Performance Group. Leur production « Fire, Fire Burning Bright » est créée au Perth International Arts Festival en février 2002, avant d'inaugurer le Melbourne International Festival of the Arts au State Theatre of Victoria en octobre de la même année. Sur le CD du groupe sorti en 2002, elle interprète avec Peggy Patrick la bouleversante chanson « Warnalirri », ajoutant ainsi sa voix à son héritage artistique. Phyllis Thomas demeure une figure essentielle de l'art Gija, celle qui sait transformer la mémoire du pays en images puissantes et la douleur historique en acte de résistance créative.

PHYLLIS WILLIAMS NAPURRULA

Groupe Warlpiri – Yuendumu – Désert Central Ce Rêve voyagea à travers le pays warlpiri. Cette partie de l’histoire démarre à Mawurrji, une colline. Un point d’eau s’y trouve, créé par cet Ancêtre Opossum. Les formes en E représentent les empruntes laissés par l’opossum. Le cercle représente les arbres où vivent les opossums mais aussi le site de Mawurrji. Là sont organisées des initiations pour les jeunes hommes. Ce Rêve appartient aux hommes Jupurrurla et Jakamarra et aux femmes Napurrurla et Nakamarra. Collections National Museum of Australia

POLLY ANNE DIXON NAPANGARDI

Polly Anne Napangardi Dixon Polly Anne Napangardi est née en 1980 à Darwin (Territoire du Nord). Sa famille est originaire de Lajamanu, une communauté aborigène qui se situe entre Darwin et Alice Springs, aux portes du désert de Tanami. Elle vit aujourd’hui à Yuendumu dans le Désert central où elle a débuté sa carrière d’artiste en 2006 bien qu’elle ait été introduite à la peinture dès son enfance par ses deux parents aujourd’hui décédés. Dans cette toile, Polly Anne Napangardi représente le site sacré aborigène de Mina Mina. Pendant le Temps du Rêve, un groupe de femmes Napanangka / Napangardi, en route vers l’est, a parcouru différents sites dont Janyinki et Mina Mina. Ces femmes portaient des karlangu (bâtons à fouir) et ramassaient les bush tucker : baies, racines, plantes, insectes, toute nourriture utile disponible dans le désert australien.

Polly Nelson Nungala

Polly Nelson Nungala Groupe Anmatyerre - Utopia - Désert Central Polly est née entre 1940 et 1946 sur les terres de la communauté d’Utopia. Elle compte de nombreux artistes célèbres dans sa famille. Elle s’inspire le plus souvent du Rêve de Prune Sauvage.

Polly Watson Napangardi

POLLY NAPANGARDI WATSON (née au début des années 1930 – ethnie Warlpiri) Polly est née au début des années 1930 à Mont Doreen prés de Yuendumu dans le désert du Tanami. Aujourd’hui Polly passe la plupart de son temps à Alice Springs mais retourne régulièrement à Yuendumu pour réaliser des cérémonies importantes où en temps que doyenne elle joue un rôle important. Elle peint depuis 1987 (ou 1984 d’après d’autres sources) en s’inspirant essentiellement de Marsupial Mouse Dreaming et Miliki Jukurrpa (une baie sauvage) mais aussi parfois de 9 autres thèmes (Honey Ant, Goanna, Water, Kangaroo, Kingfisher, Mukaki, Ninu; Women’s, Mulga Seed). Ses Rêves sont associés à trois sites importants : Mt Doreen, Purtulu et Pikilyi. Polly possède un style très personnelle, riche en couleur et très méticuleux. Elle remporte en 1990 le Centralian Advocate Art Award et a participé à de nombreuses expositions très importantes (exposition personnelle en 1991 à l’Ambassade d’Australie à Paris et au Tropical Museum de Rotterdam)

PRISCILLA McLEAN

Priscilla McLean (1988) Groupe Ngaanyatjarra - Mantamaru (Jameson), Australie Occidentale Priscilla a grandi et réside toujours dans la communauté isolée de Mantamaru, en Australie-Occidentale, située à 1 600 km au nord-est de Perth. Priscilla a commencé à tisser en 2019 lors d'un atelier de développement des compétences des « Tjanpi Desert Weavers » à Mantamaru. Auparavant, elle avait observé sa tante, Peggy Simms, artiste tjanpi, tisser des paniers en fibres végétales autour du feu la nuit. Priscilla s'inspire des animaux d'Australie centrale et se concentre sur la sculpture de tjilkamarta (échidné), de mingkirri (souris), de chameaux et de papas (chiens) en utilisant un mélange de minarri (herbe indigène), de raphia et de laine.

PUNA YANIMA

Puna Yanima est née en 1955 dans le bush, sur les terres de la ferme d’élevage De Rose Hill Station. Elle est originaire des terres APY située sur un très vaste territoire à la frontière entre le Territoire du Nord, l’Australie Occidentale et l’Australie Méridionale. Dans sa jeunesse, sa famille s’est beaucoup déplacée, comme c’est souvent le cas chez les Aborigènes. Elle a grandi en parlant la langue Yankunytjatjara et a finalement déménagé à Indulkana alors qu’elle est une jeune fille. Sa mère, Lucy Yanima était originaire de là-bas. Une fois que Puna a fondé sa propre famille, elle a déménagé à Mimili avec son mari et ses quatre enfants. "Mes parents étaient tous les deux Yankunytjatjara et j'ai grandi en parlant Yankunytjatjara et en vivant dans l’ancienne manière, de façon très traditionnelle. Nous avons ramassé du bush tucker (nourriture) et campé tous les soirs. Ensuite, nous avons déménagé à Indulkana. Là il n'y avait rien là-bas; pas de wali (maisons), pas de magasin, pas de clinique. Seulement Anangu tjuta (des gens parlant l’Anangu, l’une des dialectes principaux de cette zone) . J'ai appris le Pitjantjatjara, et j'ai trouvé un wati (homme). Mon wati était de Mimili, alors nous avons rejoint cette communauté et mes enfants sont nés dans le bush juste à l'extérieur de Mimili ». Anciennement connue sous le nom d'Everard Park, une ferme d'élevage dont la propriété a été rendue aux Aborigènes en 1981 suite au Yankunytjatjara Land Rights Act, la communauté de Mimili abrite environ 300 personnes, des locuteurs Pitjantjatjara et Yankunytjatjara qui agissent en tant que gardiens de la terre et des tjukurpa (récits de création). Leur peuple vit sur cette terre depuis des millénaires. Son centre d'art développe des programmes qui continuent à soutenir non seulement les artistes de la communauté de Mimili même mais aussi les «oustations» environnantes de Perentie Bore, Wanmara, Blue Hills et Sandy Bore en enseignant et en encourageant échanges culturels intergénérationnels. Puna a commencé à peindre alors que le centre d'art n'était qu'un petit vieux bâtiment en brique (aujourd'hui le plus ancien bâtiment de Mimili), à peine assez grand pour abriter une demi-douzaine d'artistes à la fois. Les directeurs de centres d'art ont été obligés de créer une liste pour ceux souhaitant utiliser ses installations limitées. En 2014, un nouveau centre d'art a été construit, mieux adapté. Puna aime peindre et célébrer sous cette forme, la peinture, le site d’Antara, un important site cérémonial féminin près de Mimili. Puna et ses amies, des doyennes et artistes, Betty Kuntiwa Pumani, Ngupulya Pumani et Tuppy Goodwin racontent l'histoire de l'important Maku Tjukurrpa (witchetty grub / Rêve de la Larve Witchetty) associé ce site dans leurs œuvres. Voilà ce qu’en dit une artiste : "J'étais une kungka (femme) quand j'ai visité Antara pour la première fois, quand on m'a montré pour la première fois et révélé tjukurpa pulka (plusieurs histoires sacrées de ce site). Antara est très important pour les femmes d'ici. Ma mère Lucy et bien d'autres. Les femmes m'ont montré le maku tjukurpa, et nous allions à Antara pour avoir réaliser des cérémonies (inma- chants et danses). Aujourd'hui encore, nous visitons Antara. Nous allons avec minyma tjuta (beaucoup de femmes) collecter les larves maku (pour les manger!) et les tjala (fourmi à miel). Tjukurpa pulka munu inma pulka (Beaucoup d’histoires du Temps du Rêve, chants, danses et cérémonies). C'est là qu'on transmet notre savoir, on prend tjitji ninti (des enfants qui connaissent l'importance d'Antara), afin qu'ils puissent regarder et apprendre. « J'ai toujours peint Antara parce que c'est important pour les femmes de Mimili. Toutes mes sœurs savent peindre Antara. Ma manière de peindre a changé, mais l'importance d'Antara a toujours été au le centre de mon travail ». De nombreux Rêves parcours cette zone et les initiées s’y rendent pour réaliser des cérémonies (inmaku pakani). Puna a donc été initiée aux histoires d'Antara en tant que jeune femme et a depuis continué à intégrer ces connaissances dans sa vie, s'occupant passionnément des kapi tjukula (trous de rochers), apu (rochers) et murpu (montagnes). Elle part souvent en excursion dans le bush dans cette zone et campe plusieurs jours avec sa famille. Cela permet de conserver un lien fort avec « son » pays. En tant que l'une des dirigeantes de la communauté, elle a joué un rôle déterminant dans le développement du centre d'art à ses débuts. Mais elle a fait évoluer son style. Elle peint parfois avec beaucoup de couleurs (et toute la gamme de teintes a été essayée par Puna) et parfois dans des camaïeux qui donnent une atmosphère très particulière à ses œuvres. Elle a été influencée par une technique innovante mais utilisée qu’exceptionnellement par les peintres aborigènes : Le travail à l’encre. La fluidité, les jeux de transparence apporter par ce médium sont parfaitement adaptés à cette peinture et on peut être étonné que cela ne se généralise pas (sans que cela devienne une « recette » ). Les œuvres de Puna ont ainsi gagné en liberté, en pureté, en légèreté (avec une partie importante de la toile travaillée uniquement à l’encre, créant à la fois des effets tridimensionnels mais laissant un énorme vide dont la plupart des artistes aborigènes semblent avoir peur, remplissant un fond de points qui parfois, pourrait être laissé vide). Elle revient alors parfois à l’acrylique pour déposer les motifs ancestraux. C’est aussi là qu’elle à commencer à travailler avec un jeu nouveau de couleurs. Les artistes de cette région apprécient le mélange des couleurs chaudes. Et bien Puna va se distinguer en s’ éloignant de cette palette vibrante. Elle a commence à introduire des couleurs singulières et supplémentaires comme le gris, ou des camaïeux de bleu / vert. Et avec la capacité de diluer et de mélanger les encres (quasi aucun artiste aborigène fait de mélange de couleurs ; ils emploient presque tous des couleurs purs) Puna est capable d'atteindre variations nuancées de ton. La fille de Puna, Linda, est handicapée et se déplace en fauteuil roulant. Voici comment elle s’exprime sur la vie dans la communauté lors d’un entretien enregistré : "Il y a tellement de choses maintenant qui n'existaient pas quand j'étais petite fille : des réservoirs d'eau, des moulins à vent, des wali (maisons), toyota (voitures). Je veux que les gens voient à quoi ressemble Mimili aujourd'hui. Je peux continuer à enseigner cette (nouvelle) façon kutjupa de peindre aux plus jeunes. Linda a partagée une maison avec ses grands-parents, parents, sœurs et cousins. A cette époque, les hommes travaillaient comme gardiens de troupeau dans les fermes et s’absentaient pour de longues périodes. En regardant et en écoutant les femmes faire de l'art - sculpture punu (sculptures en bois, des petits objets comme des lézards, des serpents mais aussi des plateaux traditionnels et pour les hommes les lances et propulseurs) quotidiennement, Linda a commencé à apprendre les histoires qui informent ses peintures aujourd'hui. C’est ainsi aussi que le savoir passe de génération en génération. « Je peins ce que je vois, apu munu puli (rochers et collines), punu (arbres), kapi tjukurla (trous d'eau). Moi aussi je m’inspire du maku tjukurpa (Larve Witchetty) des environs d'Antara. C'est ce que j'ai appris des autres femmes, mes tantes, ma mère et ma grand-mère. J'ai appris ces histoires en regardant. Elles font du punu (sculptures) et elles parlent en même temps. C'est pourquoi j'aime toujours inclure le punu dans mes peintures. J'ai grandi avec Puna et j'ai appris d'elle et de ses sœurs. Quand j'ai dû partir pour aller à l'école à Adélaïde, Mimili m'a beaucoup manqué : Ma famille, mon pays. Aujourd'hui, j'ai ma propre maison. C'est juste au bas des collines. Et je peins. Je partage la maison avec ma mère Puna. J'aime avoir des visiteurs et écouter de la musique. Et il y a cette relation forte avec ma mère. Nous allons travailler ensemble au centre d'art ». Awards 2019 Finalist, Adelaide Perry Prize for Drawing, Adelaide Perry Gallery 2018 Finalist, King & Wood Mallesons Contemporary Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award 2018 Finalist, National Works on Paper, The Mornington Peninsula Regional Gallery Collections ArtBank Charles Darwin University Gallery, Darwin

Purrunga Napangati

Purrunga Napangati Groupe Ngaanyatjarra –– Kiwirrkurra - Désert Occidental Purrunga (vers 1950 / 2002) est née dans le bush dans la région de Docker River. En 1961 une patrouille rencontre pour la première fois une partie du groupe familiale mais c’est en 1964, lors d’une seconde rencontre, que la famille rejoint Papunya. Elle a vécu dans plusieurs communautés aborigènes. Elle commence à peindre seulement en 1999, soit un peu tardivement quand on sait qu’elle est marié à Ronnie Tjampitjinpa (il s’agit pour lui de sa seconde femme) qui est à cette époque l’un des plus importants peintres aborigènes.

Queenie Lion Kemarre

Queenie (née vers 1920 – 2020) est une femme Alyawarr qui a toujours vécu sur les terres de la commnauté d’Utopia. Le mouvement artistique à Utopia s’articule en deux phases. Dans un premier temps, à la fin des années 1970 est organisé un atelier de batiks. Cela donnera des œuvres merveilleuses mais cette forme limite la possibilité de diffusion. Il faut attendre encore une dizaine d’années pour que, entre 1988 et 1989, les artistes puissent se lancer dans la peinture sur toile. Queenie, en tant que doyenne, participe à ces deux projets. Tout au long de sa carrière, elle va essentiellement s’inspirer des peintures corporelles. Ses toiles puisent dans l’Awely, les cérémonies des femmes, associées aux histoires de son pays, les sites dont elle était la gardienne, essentiellement Atnwengerrp et Irrwelty. Elle a toujours peint les peintures corporelles cérémonielles, peintes sur le corps des femmes - les seins, les bras et les cuisses - pendant les rituels. De la poudre d'ocre rouge, jaune et blanche moulue et du charbon de bois sont utilisés comme peinture corporelle et appliqués avec un bâton plat avec un rembourrage doux. Les femmes entonnent les chants associées à l’Awely pendant que chaque femme se fait peindre à tour de rôle. En rendant hommage aux Ancêtres du temps du Rêve, aux sites où leur esprit souffle toujours, les initiées permettent à la vie de se poursuivre. Quand le temps est venu, il a suffit à Queenie de changer son stylet pour une brosse et de support, la toile plutôt que la peau, et de déposer les motifs anciens sur une surface à deux dimensions. Son style assez brut, d’une très grande pureté, est parfaitement identifiable. Même si ses œuvres ont été maintes fois montrées dans de belles expositions aux quantre coins du monde (au Japon (national Art Centre, Tokyo ; au Musée de saint Louis (USA) ; à Dublin (Royal Hibernian Academy)), elle fait partie probablement des quelques artistes sous-estimées. Elle s’est aussi essayée à la sculpture. Collections Mbantua Gallery, Alice Springs Museum of Victoria, Melbourne The National Gallery of Australia, Canberra The Holmes á Court Collection, Perth Powerhouse coll, Sydney

Queenie Stewart Nungurrayi

Queenie Stewart Nungurrayi est une artiste aborigène contemporaine du peuple Warlpiri, née en 1972 à Yuendumu, une communauté située dans le désert central australien, au cœur du Territoire du Nord. Elle est la fille de Paddy Stewart Japaljarri, figure majeure de l’art aborigène de Yuendumu et acteur central de la transmission des récits du Temps du Rêve à travers la peinture. Cette filiation inscrit d’emblée son parcours artistique dans une continuité culturelle profonde, fondée sur la connaissance rituelle, la mémoire collective et le lien spirituel à la terre. Élevée dans un environnement où l’art constituait un mode essentiel de transmission des savoirs, Queenie Stewart Nungurrayi a développé très tôt une familiarité avec les récits mythologiques (Jukurrpa) et leur traduction visuelle. Elle commence à peindre à la fin des années 1990 pour le centre d’art de Yuendumu. Elle le fait souvent au côté de son père, intégrant progressivement ces récits ancestraux dans ses propres compositions. L’œuvre de Nungurrayi s’inscrit pleinement dans la tradition picturale du désert central. Elle travaille principalement à l’acrylique sur toile ou sur lin, utilisant un vocabulaire formel fondé sur la répétition de motifs, les cercles concentriques, les lignes sinueuses et les tracés ponctués. Ces éléments, loin d’être purement décoratifs, constituent un système symbolique codifié qui renvoie à des lieux sacrés, à des itinéraires ancestraux et à des événements mythiques. La palette chromatique, souvent dominée par des ocres rouges, des noirs profonds, des blancs lumineux et parfois des touches de couleurs vives, évoque la matérialité du désert et la vitalité spirituelle du pays. Parmi les thèmes récurrents de son œuvre figurent plusieurs récits du Temps du Rêve transmis par sa lignée familiale, notamment Wati-jarra Jukurrpa (Two Men Dreaming), Janganpa Jukurrpa (Brush-tail Possum Dreaming) et Mukaki Jukurrpa (Wild Plum Dreaming). Ces récits décrivent les actions des ancêtres mythiques qui ont façonné le paysage, établi les lois sociales et transmis les savoirs essentiels à la survie et à l’équilibre du monde. Un thème particulièrement significatif dans son travail est celui du Ngatijirri Jukurrpa, ou Budgerigar Dreaming. Ce récit est associé à l’oiseau ngatijirri (perruche ondulée), symbole de mouvement, de communication et d’abondance. Dans la cosmologie Warlpiri, les perruches apparaissent souvent après les pluies, annonçant la fertilité du pays et la disponibilité des ressources. Le Ngatijirri Jukurrpa raconte les déplacements collectifs de ces oiseaux ancestraux à travers le territoire, traçant des itinéraires sacrés et reliant différents sites cérémoniels. Dans les peintures consacrées à ce thème, Queenie Stewart Nungurrayi traduit visuellement l’énergie dynamique du récit par des compositions rythmiques et denses, où la répétition des motifs suggère le vol en nuée et la circulation des forces vitales. Les cercles et les lignes évoquent à la fois les points d’eau, les lieux de repos des oiseaux et les chemins empruntés par les ancêtres. Ce Jukurrpa est également porteur d’une dimension sociale : il renvoie à la coopération, à la solidarité et à l’interdépendance des membres de la communauté, valeurs centrales de la culture Warlpiri. L’originalité de l’œuvre de Queenie Stewart Nungurrayi réside dans sa capacité à conjuguer fidélité aux structures narratives traditionnelles et sensibilité plastique contemporaine. Sans rompre avec les conventions visuelles du désert central, elle développe un style reconnaissable par la clarté de ses compositions, l’équilibre entre densité et lisibilité, ainsi que par une attention particulière portée au rythme interne de la surface picturale. Ses peintures ne se contentent pas de représenter le pays : elles en activent la mémoire et en réaffirment la souveraineté spirituelle.

RACHAEL LIONEL

RACHAEL LIONEL Rachael est issue d'une famille d'artistes Ernabella de renom. Sa mère est Yurpiya Lionel, sa grand-mère était la peintre Pantjiti Lionel (décédée) et sa sœur Alison est également une artiste très appréciée. Rachael est née à Alice Springs et a fréquenté l'école Ernabella Anangu avant de commencer à peindre à Ernabella Arts en 2006. Elle a quatre enfants, dont Vennita Lionel, une jeune artiste émergente. Rachael peint les messages et les histoires qu'elle reçoit en rêve. En 2016, Rachael a collaboré avec six autres artistes Ernabella à la création d'une installation de céramique collective pour le Prix d'art de la céramique autochtone du Musée d'art de Shepparton. L'œuvre a ensuite été acquise par le Musée national d'Australie et présentée dans « Songlines : Sur les traces des Sept Sœurs », une exposition itinérante internationale. Rachael a été finaliste des prix Telstra NATSIAA en 2016 et 2023. Rachael raconte : Je remercie toujours ma grand-mère de nous avoir transmis son savoir. Pantjiti Lionel et Niningka Lewis nous ont appris à peindre. Il y a plus de vingt ans, alors qu'elles étaient au centre d'art, Alison et moi étions assises à ne rien faire, et notre grand-mère nous a dit : « Écoutez-moi bien avant que je ne parte. Que ferez-vous après ma mort ? Vous devez vous mettre au travail et trouver quelque chose d'unique. » Aujourd'hui, je suis très heureuse, car tout vient d'elles. J'ai commencé à peindre un motif, comme les autres artistes, et ma grand-mère m'a dit : « Non, pas comme ça. Il faut que ça vienne du cœur, pas de la tête. » J'ai commencé à peindre ainsi, et ça n'a jamais cessé. Je n'arrive pas à y croire. Tout est parti d'un rêve et maintenant, il est devenu réalité sur la toile. J'aime mon travail et je veux continuer.

RACHAEL NAMBULA

Rachael Nambula Groupe Anmatyerre / Alyawarre – Utopia – Désert centrale Rachel est née en 1970. Comme sa mère, une artiste connue, Evelyn Pultara, le thème qu’elle explore principalement est son Rêve d’Igname mais elle peut chercher son inspiration ailleurs, comme dans les différentes sources de nourriture traditionnelle. Elle a également un emploi d’assistante pédagogique, transmettant à l’école les connaissances tribales.

RAELENE KERINAUIA

Raelene Kerinauia (née en 1962) Groupe Tiwi – Ile Melville Raelene est née sur l'île Bathurst et a été élevée par sa grand-mère. Son frère aîné, Vivian, est également peintre. En 1985, dans le cadre du programme d'éducation pour adultes de Milikapiti, Raelene a commencé à concevoir des écrans pour l'impression sur tissu, puis s'est mise à la peinture lors de la création du nouveau centre d'art (Jilamara Arts and Crafts Centre) en 1989. Elle utilisait initialement des pinceaux et des ocres, mais depuis 1999, elle emploie la technique traditionnelle de peinture au peigne, appelée kayimwagakini. Les peignes, utilisés pour l'application de peintures corporelles cérémonielles, sont généralement fabriqués en bois de sang ou en bois de fer. Raelene a été inspirée par le travail du jeune artiste émergent Pedrov Wonaeamirri et par les anciennes sculptures sur poteaux du sculpteur Tiwi Sugarbag Kapiti, exposées au Musée national de Canberra. La fabrication du peigne est un art en soi, et James Tipiloura, le défunt mari de Raelene et sculpteur au Jilamara Arts Centre, sculptait les peignes pour ses œuvres. « Je peins avec le kayimwagakini, ou peigne, parfois appelé pwoja, qui signifie aussi os. Ce peigne est fabriqué en bois de fer, une partie de l'arbre, et sert à peindre sur le corps, sur les poteaux pukumani et sur l'écorce. Mon compagnon me l'a fabriqué ; c'était un artiste, un sculpteur de grand talent, et je peignais ses sculptures et ses tutini (poteaux pukumani). Il est décédé il y a peu. J'utilise des ocres des îles Tiwi pour mes peintures et je travaille principalement au peigne. Je n'utilise un pinceau que de temps en temps. C'est ainsi que je ressens le besoin de peindre. J'ai commencé à utiliser le peigne dans les années 90. J'avais décidé de peindre avec. J'utilise une couleur à la fois. » Les compositions de Raelene sont des expressions créatives personnelles, sans signification littérale, mais elles sont liées à la peinture corporelle et aux motifs des poteaux pukumani. Ce n'est pas un motif hérité. C'est de l'imagination, mais ce n'est pas nouveau. Les compositions de Raelene sont pensées dès la toile vierge ; elle observe et imagine son motif, et avant même d’avoir appliqué la couleur de fond, elle sait déjà où placer les autres couleurs pour créer l’effet final. « Je peins le fond, puis j’y réfléchis. Chaque peigne est différent. Je peins d’abord la ligne rouge du peigne, puis rouge (en angle), je laisse un espace, rouge, rouge, rouge. » collections : NGV, NGA, NMA, Queen Victoria Museum and Art Gallery. Launceston Tasmania. Kerry Stokes Collection, Perth Sammlung Essl Collection, Austria

RAELENE WILLIAMS NGALA

Raelene Williams Ngala (1964) groupe Aranda – Alice Springs Raelene vit et travaille à Mparntwe (Alice Springs), dans le Territoire du Nord. Sa sœur, Maureen Williams, est également une artiste renommée qui vit à Coober Pedy, en Australie-Méridionale. Raelene peint plusieurs histoires, dont celles des Tourbillons et des Graines de Damper. Son style, audacieux et lumineux, reflète sa personnalité joviale. Les graines de damper poussent autour des points d'eau, à l'extrémité des herbes du désert. Elles sont récoltées par les femmes et réduites en farine à l'aide d'une meule. Cette farine est ensuite mélangée à de l'eau et déposée sur des braises pour obtenir du damper, une sorte de pain.

Ralwurrandji Wanambi (1959 - )

Ralwurrandji Wanambi fait partie d’une famille très active artistiquement de la région du Nord Est de la Terre d’Arnhem. A partir des années 2010 elle opère une évolution dans son travail. Son style s’épure. Elle fait disparaître les motifs figuratifs et accentue le côté très contemporain de ses peintures. Elle a participé à de nombreuses expositions

Ray James Tjangala

Ray James Tjangala Ethnie Pintupi – Désert Central – Kiwirrkura Ray James est probablement né vers 1958 (1956/58). Il est le fils d’Anatjari Tjampitjinpa, un initié pintupi ayant joué un rôle important dans la création du mouvement pictural aborigène en 1971. Ray James comme le reste de sa famille prends contact avec la civilisation occidentale seulement en 1963. Depuis la mort de son père, Ray James à fait évolué son style vers une plus grande simplicité et les effets optiques et vibratoires. Depuis il a pris une grande importance comme artiste. Cette toile décrit les motifs associés au site de Yunala. Au Temps du Rêve, un groupe important d’Hommes Tingari ont campé sur ce site avant de reprendre leur route vers Pinari. Les Cycles Tingari décrivent de façon symbolique les voyages des Ancêtres Tingari aux Temps du Rêve. Etant donné le caractère secret et sacré de ces motifs il n’est pas possible d’avoir d’autres informations sur la signification de cette peinture. Collections : Art Gallery of New South Wales (Sydney), National Gallery of Victoria (Melbourne), Flinders University Art Museum, Aboriginal Art Museum (Hollande)…

RAY LOY

Ray Loy Ethnie Anmatyerre / Alyawarre – Utopia – Désert Central Ray est marié à Margaret Loy, fille de Kathleen Petyarre et mère d’Abie Loy Kemarre, des artistes très célèbres. Il nous offre un exemple atypique pour un homme de cette région. On dirait presque une peinture féminine. On peut souligner le très beau travail du fond et cette originalité.

Raymond Maxwell Tjampitjinpa

Raymond Maxwell Tjampitjinpa Raymond est né vers 1955. Il est le fils de deux artistes connus, George Tjangala (Maxwell) et Pantjiya Nungurrayi. Son Rêve principal est Emeu et il a hérité de droits importants sur de nombreux sites à l’ouest de Haasts Bluff et au sud-ouest de Kintore et notamment le site de Kaakuratintja mais aussi de Kungkayunti, Marnpi et Mitukatjirri. Il dit lui-même avoir commencé la peinture à Kintore avant même la construction du bâtiment de la coopérative artistique, en 1985, en aidant son père à compléter le fond pointilliste mais aussi en peignant ses propres œuvres. Mais il commence à le faire régulièrement seulement en 1999, dix ans après la mort de son père. Ses toiles peuvent s’inspirer des cérémonies célébrant les Cycles Tingari associés au site de Wilkinkarra (lac Mackay). Au Temps du Rêve un large groupe d’Hommes Tingari venant du sud s’arrêtèrent là pour réaliser des rituels avant de poursuivre vers le nord. Les formes rectangulaires symbolisent le lac MacKay. Coll : NGV

REANELLE JURRAH NUNGURRAYI

REANELLE JURRAH NUNGURRAYI Ethnie Warlpiri – Willowra / Alice Springs – Désert Central Reanelle décrit souvent son Rêve d’Eau. Elle est originaire de Willowra. Comme quelques femmes originaires de cette communauté elle affectionne le noir et blanc. Elle commercialise ses œuvres directement auprès de quelques galeries. Elle travaille essentiellement autour des autres artistes femmes de Willowra ou de Yuendumu comme Kay Willis ou Janet Long. Elle est née en 1987.

RENA GARMUNDAWUY GULUYA

Rena Garmundawuy Guluya (née en 1971) Groupe Yolngu – Gapuwiyak – Terre d'Arnhem Orientale Je m'appelle Rena Garmundawuy Guyula. Je suis né le 1er juillet 1971 à Galiwin'ku. J'habite à Gapuwiyak dans l'est de la terre d'Arhnem. Ma mère s'appelle Mavis Miyauluma Bidingal et mon père s'appelle Wangamurru Bandawungu. Mon moitié est Dhuwa et ma sous-section est Wamutjan. J'ai appris à tisser avec Banbulmiya, Nancy et moi-même. Je suis allé à l'école à Galiwin'ku et j'ai passé du temps à Mirringalia. Je suis venu à Gapuwiyak et j'ai eu quatre garçons.