CINDY MORTON PWERLE

Cindy Pwerle Morton Langue: Alyawarre Cindy, née vers 1976, est originaire d'Utopia mais vit maintenant à Alice Springs. Cindy est issue d'une famille d'artistes talentueux. Sa mère est l'artiste bien connue Gracie Pwerle Morton et ses grandes-tantes sont Gloria et Kathleen Petyarre. Représentées selon une perspective aérienne, beaucoup de ses œuvres présentent des variations de couleurs subtiles. L'histoire décrit les graines de prunier soufflées à travers les terres au moment du Temps du Rêve mais aussi chaque année. La prune de brousse est une plante qui pousse très abondamment après la pluie, mais se désintègre très rapidement après les longs mois d'été. Généralement trouvé en train de pousser le long des lits d'une crique, c'est un petit fruit avec des graines noires qui peuvent être mangés crus ou cuits. La prune de brousse reste une source de nourriture importante, car sa teneur en vitamine C est très élevée. Le Rêve est célébré lors de cérémonies féminines qui enseignent aux jeunes initiées les changements saisonniers, tant dans la nature que dans la vie des femmes. Cindy a trouvé son propre style en utilisant une myriade de points fins et superposés représentant le Rêve de Prune Sauvage et les prunes à divers stades de maturité. Souvent le fond pointilliste est rehaussé par des lignes blancs blanches qui décrivent la terre fissurée du désert sur laquelle elles poussent.

Clarise Nampijinpa Poulson

Clarise Nampijinpa Poulson Clarisse est née en 1957 à Yuendumu où elle continue de vivre et travailler. Son pays, l’endroit dont elle est la gardienne spirituelle est Wantungurru, et elle peint les Rêves de son père, dont Yankirri (Emu Dreaming), Ngapa (Water Dreaming) et Pamapardu (Flying Ant Dreaming). Clarise a commencé à peindre en 1988 et s'est rapidement distinguée grâce à un style audacieux : utilisation de couleurs intenses et surtout les détails et la variation de taille du point. Clarise a participé à de nombreuses expositions importantes partout dans le monde. elle a parfois peint avec son mari, Michael Japangardi Poulson (décédé). Son beau-frère Neville « Cobra » Japangardi Poulson est également peintre. Clarise est très imprégnée par les croyances chrétiennes, plus particulièrement baptiste. La communauté de Yuendumu où elle vit était à l'origine une Mission baptiste. Clarisse a peint les stations de la croix pour l'église locale à l’aide de l'iconographie traditionnelle aborigène. Coll : Musée du Quai Branly, National Gallery of Victoria, Museum and Art Galleries of the Northern Territory, Artbank, Donald kahn (USA),…

CLARISSE TUNKIN

CLARISSE TUNKIN Clarise Tunkin est une artiste Pitjantjatjara, née en 1993 et appartenant à une famille d'artistes hautement reconnue. Son arrière-grand-père était Jimmy Baker (vers 1915-2010), artiste fondateur de la fondation de Kanpi, où sa famille était le propriétaire traditionnel de cette zone. La grand-mère de Clarise, Kay Baker, et sa mère, Teresa Baker, et sa tante Kani Patricia Tunkin perpétuent la tradition artistique de la famille avec brio. Clarise a commencé sa propre carrière de peintre en 2012. En 2015, une peinture de Clarise, « Minma Marlimu », a été sélectionnée parmi les finalistes du Telstra Aboriginal Art Award et du Torres Strait Islander Art Award, qui se tient chaque année au Museum and Art Galleries of the Northern Territory à Darwin. Cette sélection a renforcé sa réputation et sa notoriété en tant qu’artiste. Clarise se souvient à l’âge de quinze ans d'avoir visité avec sa mère la grotte où l'Ancêtre Malilu s'était réfugiée. Ce sera une source d'inspiration pour ses compositions. Sa mère a enseigné à Clarisse les histoires sacrées qui y sont associées.

Clifford Tilmouth Pungarta

Clifford Tilmouth Pungarta Groupe Anmatyerre – Utopia – Désert Central Clifford est né en 1972 et il est marié à Rosemary Bird Mpetyane, également artiste.

DEBBIE BROWN NAPALJARRI

Debbie Napaljarri Brown est née à Nyirripi, une communauté aborigène située à 400 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le centre de l'Australie. Elle a grandi à Nyirrpi et y a suivi l'essentiel de ses études, même si elle a passé plusieurs années dans un pensionnat au Yirrara College à Alice Springs. À son retour à Nyirripi, elle a travaillé au magasin et a également aidé à prendre soin de personnes âgées. En 2010, Debbie s’est installée à Yuendumu, à 160 km à l’est de Nyirripi, avec son mari et son fils Jarvis, pour se rapprocher de la famille de son mari. Elle travaille pour le centre des femmes et prépare des déjeuners pour les enfants de l’école. Debbie peint depuis 2006. Sa grand-mère, Margaret Napangardi Brown, également artiste du centre d'art, lui a appris à peindre. Son grand-père est le célèbre artiste peintre Pintupi, Pegleg Tjampitjinpa, né vers 1920 et qui a grandi dans les environs de Wilkinkarra, menant une vie traditionnelle. Debbie regardait sa grand-mère et son grand-père peindre et écoutait les histoires des Rêves de sa grand-mère. Dans ses tableaux, Debbie peint le Rêve de son père. Ces histoires lui ont été transmises par sa grand-mère, sa mère et leurs parents avant eux pendant des millénaires. La Wanakiji Jukurrpa (Rêve de Tomate du Bush) traverse Yaturlu (près du mont Theo, au nord de Yuendumu). «Wanakiji» se présente sous la forme d'une petite plante épineuse aux fleurs pourpres qui porte des fruits verts charnus avec de nombreuses petites graines noires. Une fois les fruits ramassés, les graines sont enlevées à l’aide d’une petite cuillère en bois appelée «kajalarra». Les fruits peuvent ensuite être consommés crus ou enfilés sur des brochettes appelées ‘turlturrpa’, puis cuits au feu. ‘Wanakiji’ peut également être plié et mis à sécher. Quand ils sont préparés de cette façon, on l’appelle ‘turlturrpa’ et le fruit peut être conservé longtemps. Le Wanakiji Jukurrpa, le Rêve de Tomate, appartient aux femmes Napanangka / Napangardi et aux hommes Japanangka / Japangardi.

Debra Reid Nakamarra

Debra Reid Nakamarra Ethnie Pintupi – Désert Occidental – Kintore La fille de Walangkura a hérité de sa mère les droits sur des motifs. Debra qui peignait occasionnellement jusqu’ici se met à peindre très régulièrement, du très petit au grand format.

DOREEN DICKSON NAKAMARRA

Née en 1956, Doreen Dickson Nakamarra a grandi complètement immergée dans sa culture, dans le sud du territoire Warlpiri, son groupe linguistique. Sa mère, Nora Long Napanangka et sa sœur, Janet Long sont aussi artistes. Si les Warlpiris utilisent de préférence les couleurs et les symboles traditionnels pour décrire de façon symbolique le voyage des Ancêtres / Rêves créateurs ainsi que l’environnement Doreen préfère produire des œuvres sobres, monochromes, mettant en valeur son principal thème, Ngurlu Jukurrpa, le Damper Seed Dreaming.

Dorothy Djukulul

DOROTHY DJUKULUL (né en 1942 – Ganalbingu) Dorothy est né en Juin 1942 à Murrwangi près de Mulgurrum en Terre d’Arnhem. Elle est la fille de Nhumarmar, pentre sur écorce réputé. Sa famille s’est déplacée vers Milingimbi où une mission méthodiste avait créée une école. Elle a travaillé comme gardienne de troupeau, cuisinière, …avant de commencer à peindre sous les encouragements du surintendant. Son père et son oncle l’influencèrent en lui montrant la manière traditionnelle de peindre : avec des ocres sur écorce d’eucalyptus. Dorothy a passé une partie de sa jeunesse à Maningrida, une communauté importante de Terre d’Arnhem, pour se marier et passer sa vie auprès de « son vieux mari ». Avant de mourir son père consulta les anciens de son clan. Il n’avait qu’un fils, George Milpurrurru, à qui confier ses histoires traditionnelles. Il demanda donc la permission de transmettre une partie de ses connaissances à sa fille afin qu’au travers de ses œuvres elle contribue à répandre la culture, les histoires et les motifs traditionnels. Son caractère bien trempé lui permis, malgré les pressions, de peindre des motifs qui appartiennent en principe aux hommes. Après la mort de son premier mari, elle s’est remariée avec Djardie Ashley, lui-même artiste célèbre. Collections : Artbank, Art Gallery of NSW, Art Gallery of South Austr, Flinders University Art Museum, Linden Museum (Stuttgart, Allemagne), Milingimbi Education and Cultural Association, Museum and Art Galleries of the NT, Museum of Comtemporary Art, National Gallery of Australia, National Gallery of Victoria, National Maritime Museum (Sydney), The Holmes a Court Coll, Wollongong City Art Gallery, John Kluge Coll…

Dorothy Napangardi

Dorothy Napangardi Christine Nicholls rappelle que la naissance de Dorothy Napangardi (vers 1950 – décédé en juin 2013) n’a pas été enregistrée pour cause de second mariage de sa mère. … mais à cette époque peu d’Aborigène le sont et les dates de naissance fluctuent beaucoup…né vers… dit-on. Si parfois les Australiens ont tendance selon moi à vieillir les artistes (Minnie Pwerle par exemple…peut-être dans une fourchette de 10 ans !) pour Dorothy il me semble que c’est l’inverse. Je tiens les informations de Margaret, sa sœur qui en 2011 nous affirmait que sa sœur avait 61 ou 63 ans… Dorothy fait partie de ces Aborigènes qui ont vécu nomades, dormant à la belle étoile (on ne peut s’empêcher de penser à ses toiles, à l’aspect stellaire de sa production). Toujours Christine Nicholls interrogeant Dorothy lui fait dire que c’était une période très heureuse avec un sentiment incroyable de liberté. Elle parcourait des vastes étendues qui paraissent si inhospitalière aux regards occidentaux. Cette artiste est passée maître dans la technique pointilliste. Dorothy Napangardi, dont la qualité des œuvres n’a d’égale que la diversité et la créativité, semble peindre la voûte céleste. Il s’agit pourtant du contraire, une vue aérienne de la terre et plus particulièrement du site de Mina Mina dont elle est l’une des gardiennes. Ses premières peintures ont pour sujet le Rêve de Bananier Sauvage, un thème courant chez les femmes du centre du désert. Bien que les variantes et les interprétations soient nombreuses, l’aspect figuratif l’emporte souvent, ce qui est rare dans l’art aborigène. C’est le cas chez elle aussi, où l’esprit de cette plante rampante est célébré au travers des variations saisonnières et des différentes étapes de maturité de la plante. Mais ce style reste trop proche de sa sœur clanique Eunice Napangardi pour imposer Dorothy comme une artiste à part entière et ce malgré le très beau rendu qui découle de son sens technique très développé…. Pour atteindre ce statut, elle va accomplir une révolution intérieure et artistique. Dorothy va parvenir à se dégage méthodiquement du corpus symbolique classique pour développer une recherche qui réside plus dans le rendu graphique et une précision obtenu sans l’effet des couleurs si chères aux Warlpiri. Ses premières peintures constituent, en effet, une période d’apprentissage, d’expérimentation, qui permettra bientôt aux pulsions si profondément enfouies de s’exprimer. Car Dorothy est autiste légère. Quand se produit ce changement intérieur, son style bascule – nous sommes alors dans le milieu des années 1990 et Dorothy peint depuis une dizaine d’années. Sa peinture prend un aspect très abstrait. Pendant certaines périodes, elle peint tous les jours, afin de répondre à une exigence et à un besoin puissants. Ses compositions dépassent alors l’expression pure des motifs du Rêve du Bâton à Fouir, ou ceux des cérémonies féminines associées au site de Mina Mina dont elle est la gardienne. Car le hasard et, surtout, les forces intérieures prennent le pas sur la tradition ; une part de réflexion et une part de jaillissement spontané qui varient selon l’humeur. Les motifs anciens sont transformés en lignes, en mouvements subtils, en labyrinthes. Les dunes, les variations du relief, toutes sortes de nourritures et de végétaux, la vie, les lacs asséchés, craquelés, les remontées de sel, tous ces éléments forment des quadrillages savants. Ses toiles montrent comment avec une même technique simple, la répétition de petits points réalisés à l’aide d’un bâtonnet et d’un nombre de teintes très limitées (souvent juste du blanc sur un fond noir), on peut obtenir des résultats très différents tout en gardant un style homogène, facilement identifiable. Ses compositions très méticuleuses et les mouvements rythmiques qui en découlent captent parfaitement l’atmosphère si particulière du désert. Les séries s’enchaînent au fur et à mesure au gré de l’humeur de Dorothy. Elles ramènent à la sensibilité de Dorothy, à sa propre vision du site dont elle est la gardienne spirituelle, à l’histoire et à la géographie de cette partie du Désert central et aussi et surtout à l’expression de sa puissance artistique. Le rendu est particulièrement proche d’œuvres d’artistes contemporains occidentaux. Sa lecture des motifs traditionnels est tout à fait personnelle, presque illisible pour les autres initiées. Finalement, elle est une artiste dont la production est assez peu typée « aborigène ». Ceux qui n’ont pas une connaissance suffisante de cet art pourraient imaginer que ces toiles sont mexicaines, polonaises ou japonaises. C’est là qu’on mesure la révolution qu’elle a introduite en changeant de style. Probablement aussi, c’est ce tournant qui a permis le succès de Dorothy, en élargissant son audience. Des amies Warlpiri lui donnèrent un surnom traduit en anglais par « The Silent One ». Certes elle communiquait peu…mais pourtant plus que l’autre phénomène de la famille, sa cousine Judy Watson. Elle décède tragiquement dans un accident de voiture. Collections : National Gallery of Australia (Adelaide), Metropoliatn Museum of Art (New York), British Museum, National Gallery of Victoria (Melbourne), Museum and art Galleries of the Northern Territory (Darwin), Art Gallery of South Australia (Adelaide), Australian Council, Queensland Museum, Kaplan Levi Coll (USA), Linden Museum (Allemagne), Musée des Confluences, Lyon, (France), Artbank (Sydney), Art Gallery of Western Australia (Perth), Strokes Coll (Perth), Kelton Foundation (Santa Monica, Californie, USA), Metropolitan Museum, New York Thomas Vroom (Hollande),…

DULCIE LONG PWERLE

Dulcie Long Pwerle Dulcie est née vers 1979 sur les terres d’Utopia (très exactement elle vient du campement de Mosquito Bore mais elle est née sur le campement de Boundery Bore). Elle est la fille de Jeannie Petyarre, la demi-sœur de Gloria et Kathleen Petyarre. Elle décrit les feuilles de l’igname, un tubercule qui revêt une très grande importance : il est l’un des principaux Rêves des femmes Anmatyerre de la région d’Utopia.

EILEEN ADAMSON

Eileen Adamson (Aileen Adamson) Eileen vient de ces terres isolées où, en 1962, on localisa le dernier couple à vivre en nomade, sans contact avec l’homme blanc (en 1984 on trouve un autre groupe familial isolé, de 12 individus, dans le Désert Occidental, plus au Nord). Les sécheresses répétées avaient conduits la plupart des Ngaanyatjarra et leurs voisins à quitter leurs terres traditionnelles. Les uns rejoignant le sud de l’Australie Occidentale, une autre partie Haasts Bluff ou Kintore dans le Désert Occidental et une grosse partie rejoignant les communautés du sud du Désert Central comme Ernabella ou Fregon. Eileen et sa famille se sont fixées à Amata. C’est là qu’ils vont imposer un style riche en couleurs et en formes. Les toiles évoquent le désert, la topographie, les ruisseaux, les terres argileuses qui retiennent la pluie … quand elle veut bien tomber… et toutes sortes de nourritures que les Aborigènes savent trouver.