TERESA PULA

TERESA PULA Ethnie Anmatyerre – communauté d’Utopia – Désert Central Teresa est originaire des terres de la communauté d’Utopia. Le style artistique de cette communauté est moins marqué que dans les autres communautés célèbres comme Yuendumu, Kintore, Balgo,… . C’est que les artistes vivent en général dans des petites structures de 20 à 100 personnes éparpillées sur une grande superficie. A chaque structure apparaît une certain style…encore que les expérimentations y soient plus nombreuses qu’ailleurs. Teresa est la fille de Barbara Weir, la petite fille de Minnie Pwerle et hétière d'Emily Kame Kngwarreye, trois artistes majeurs du mouvement artistique aborigène.

Tess Napaltjarri Ross

Tess Napaltjarri Ross Groupe linguistique Warlpiri – communauté de Nyirrpi – Désert Central Le Rêve de Goanna (lizard) inspire le plus souvent Tess. Il vient de Yarumayi, un site sacré important riche en ocre et d’où l’on tire les pierres qui feront des churingas (objets sacrés). Cette toile décrit plus tout à la fois le retour des goannas et les hommes cherchant des pierres pour les cérémonies (qui vont symbolisées les œufs de goanna. Ce Rêve appartient aux femmes Nungurrayi et Napaltjarri et aux hommes Jungurrayi et Japaltjarri. Tess est née en avril 1949. Elle a suivi de bonnes études, tout d’abord à l’école de Yuendumu puis à Darwin. A son retour elle a collaboré au programme Two-Way d’enseignement de la culture Warlpiri. Elle a aussi travaillé comme traductrice et coninue de participer à de nombreux projets pour la communauté. Elle est mariée à Jack Ross Jakamarra, un initié important de Yuendumu.

Theresa Nowee Napaltjarri

Theresa Nowee Napaltjarri groupe Kukatja et Pintupi Theresa est née en 1971. Elle est issue d’une famille qui compte plusieurs artistes très réputés. Son père est Brandy Tjungurrayi sa tantes et ses oncles sont Elizabeth Nyumi, Patrick et Helicopter Tjungurrayi. C’est donc tout naturellement qu’elle se met à la peinture. Elle puise son inspiration dans les motifs associés au « Pays » de son père, situé dans la région de Jupiter Well (un point d’eau dans la région très isolée du Désert Occidental (près de Kiwirrkurra). Elle commence sa carrière en 2001. Elle peut peindre de nombreux thèmes : Nynmi, Pintalpa (Bush Tomato), Mungarraui (Seeds of Damper), Kuniua (Ancestral Snake). Cependant, ses dernières années, elle s’est différenciée des autres artistes de Balgo (sa communauté d’origine) en créant un style plus sobre très différent. Parfois ses œuvres sont marquées par un fond presque monochrome souvent dominé par le blanc. Parfois il s’agit pour elle de couvrir simplement la toile de points de différentes couleurs. L’utilisation des bleus, souvent très doux, confère à ses peintures une atmosphère très particulière. Depuis elle a participé à de nombreuses expositions aussi bien en Australie qu’en Asie, et en Europe. Coll : Laverty Collections

Thomas Tjapaltjarri

Thomas est encore jeune lorsqu’en 1984 sa famille prend contact avec la civilisation occidentale pour la première fois. En 1987 il expérimente pour la première fois la peinture sur toile mais cette expérience est de courte durer car son âge et donc ses connaissances ne sont pas suffisantes. Il se remettra à la peinture ultérieurement avec succès. Il s’inspire toujours des Cycles Tingari.

Tina Martin Napangardi

Tina Martin napangardi Tina Napangardi Martin Robertson est née en 1960 à Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs. Ses parents et ses grands-parents sont décédés et elle n'a qu'une soeur qui vit dans la communauté de Laramba, près de la station d’élevage de Napperby. Tina est allée à l'école locale de Yuendumu. Elle y a vécu pendant la plus grande partie de sa vie mais vit maintenant à Nyirripi après avoir épousé son deuxième mari, Douglas Wilson. Ils ont un fils né en 1997. Elle a également cinq enfants adultes de son premier mariage. Tina peint depuis 1996. Lorsque les artistes de Yuendumu ont commencé à explorer la création imprimée en 1997, Tina a commencé à fabriquer des sérigraphies et des batiks. Cependant, ce n'est qu'en 2007 que Tina a trouvé le temps de peindre plus régulièrement. Elle peint les histoires de son père, comme Yurrampi Jukurrpa (Honey Ant Dreaming) ou Janyinki Jukurrpa (Yanyinki Dreaming). Elle peint également Ngalyipi Jukurrpa (Snake Vine Dreaming) et plus récemment Pulundari Jukurrpa (Mushroom Dreaming) et bien entendu le Rêve d’Eau.

TJAWINA PORTER NAMPITJINPA

TJAWINA PORTER NAMPITJINPA Language: Ngaatjatjarra / Pintupi / Luritja Tjawina Porter Nampitjinpa est née vers 1950 près de Tjukurrla, au Nord de Docker River. On est là dans des zones très reculées, en Australie Occidentale mais non loin des frontières avec le Territoire du Nord et l’Australie Méridionale. Tjawina a passé sa jeunesse dans le bush vivant de façon très traditionnelle, se déplaçant dans le désert, comme il y a des milliers d’années, vivant de la chasse et de la cueillette. Ils vont de point d’eau en point d’eau, vivant au jour le jour. Les gens de cette génération ont une connaissance profonde de leur pays. Après la mort de son jeune frère, vers la fin des années 1970, sa famille décide de s’installer à Papunya. Le mouvement artistique est né là en 1971. Elle rejoindra sa région d’origine une fois devenue veuve. Son histoire artistique est calquée sur celle de sa sœur Esther Giles Nampitjinpa et celle de sa demi sœur Nyurapya Nampitjinpa (plus connue sous le nom de Mrs Bennett). Le style et la palette sobre des sœurs se ressemblent ; encore plus la coopération avec un marchand indépendant situé en ville. Là les trois sœurs vont produire des œuvres majeures dans des conditions de vie décentes. Le studio où elles travaillent est propre, climatisé, avec du personnel pour leur faire à manger, disposent de chambres. Elles peuvent se concentrer sur leur travail et uniquement ça. Et les œuvres qui vont sortir sont parmi ce qui se fait de mieux dans l’art aborigène. Les sœurs sont à l’aise sur les grands formats, qui permettent de condenser toute l’histoire sacré d’une région. Car l’art aborigène est une mixe entre cartographie, géographie et histoire mythologique. Les détails sont là mais les teintes restent restreintes, le beige prenant le dessus. C’est alors seulement le rythme des lignes et des points, petits, serrés, et la façon de déposer les points de façon très dense, de manière à créer un aplat ou au contraire en les espaçant et en libérant de l’espace, comme une respiration. Rarement les diagrammes anciens, traditionnels ont trouvé à s’exprimer sur des supports modernes avec une telle force et une telle beauté. Pas d’esbroufe chez ses femmes, la gamme chromatique réduite à sa plus simple expression contraint à trouver la force dans le motif seul, dans la composition. Et les sœurs excellent en la matière. On est ici au sommet de l’art aborigène, car sont réunis la force des motifs millénaires, des récits des temps immémoriaux, et la puissance du médium moderne et de ses possibilités. Faut-il encore le canal qui fera le lien, le plus qui distingue les grands artistes. On peut s’enthousiasmer devant le résultat mais c’est encore plus intéressant quand on devine la richesse de ces toiles. Au niveau plastique, rien à dire, on sait qu’on est devant des chefs d’œuvres mais l’émotion est encore plus profonde lorsqu’on pense au cheminement de ses femmes, à leur histoire personnelle et aux connaissances qu’il leur fallu acquérir (physiques et spirituelles) pour en arriver là. Elles représentent la quintessence de la culture aborigène où les aînés sont respectés pour leurs savoirs. Elles ne savent pas lire ou écrire mais savent parfaitement les chants, les danses, la moindre ondulation des paysages dont elles ont la responsabilité, où se trouve l’eau et la nourriture dans une zone plutôt hostile. La région de Pangkupirri – où il y a un point d’eau permanent (mais aussi les sites de Yumari, Tjukurla et Tjalilli près de Papunya, et Wapurta où des Ancêtres Dingos attaquèrent et mangèrent un Kangourou), est ainsi décrite à l’aide de symbole que nous ne savons pas lire. Ici apparaissent les Femmes qui cueillent les baies, qui les cuisinent. Elle décrit le paysage, les affleurements rocheux, les dunes de sable, les trous dans la roche. Les motifs ressemblent à ceux utilisés par les femmes de son groupe pour des danses nommées Inma. Les sites sont ceux dont sa famille avait la responsabilité, où ils ont chassé, où ils se sont réfugiés (à Punkilpirri se trouve un gouffre où la fraîcheur apportait du réconfort lors des grosses chaleurs et où l’on savait qu’on trouverait de l’eau en période sèche. Une région perdu dans un océan de spinifex mais où on savait trouver la nourriture, les fruits, les baies, le gibier, les insectes, les petits animaux…). Et Tjawina n’est pas seulement une artiste peintre accomplie, elle sculpte aussi avec talent. Depuis la mort de Mrs Bennett et la retraite d’Esther Giles, Tjawina est la dernière à diffuser ces connaissances.

Tjimpayi Presley

Tjimpayi Presley Tjimpayi est née en 1967. Elle est la fille de Tjampawa Katie Kawiny qui est également peintre. Tjimpayi est bien connue pour ses sculptures pyrogravées «punu». Cependant depuis un moment, elle se concentre surtout sur les peintures. Elle a mis au point un style particulier avec ses petits cercles qui décrivent son pays.

Topsy Fisher Napurrula

Topsy Fisher Napurrula Ethnie Warlpiri – Yuendumu – Désert Central Topsy est probablement née dans les années 1940. Elle vit à Nyirrpi à 460 km au nord ouest d’Alice Springs. Elle a des droits importants sur le site de Mawurrtji et peint sur de nombreux thèmes dont : Wanakiji (Bush tomatoes), Yarla (Bush Potato), Walpajirri (Kangaroo), Karrku (Red Ochre Dreaming), Mawurrji (Mt Doreen), Janganpa (Native Possum) Ses toiles décrivent souvent les motifs associés au Rêve d’Eau de Puyurru à l’ouest de Yuendumu. Deux Hommes Jangala, des faiseurs de pluie, chantèrent la pluie, provoquant un terrible orage qui traversa la région, Les éclairs tombaient régulièrement. Cet orage rencontra une autre tempête venue de Wapurtali et ils furent transportaient par un Faucon Brun plus à l’ouest où ils créèrent un point d’eau important. A Puyurru, ce Faucon trouva un Serpent- Arc-en Ciel et le Serpent transporta l’eau avec lui pour créer un lac à Jillyinmpa.

Valmay Nampijinpa

Valmay Nampitjinpa s Ethnie Pintupi – Communauté de Kintore - Désert Central Valmay est née en 1945 à Areyonga. Sa tante était une artiste importante, Tatali Nangala et sa nièce Eileen Napaltjarri s’est aussi fait un nom. Elle peint depuis 1995 dans un style très précis, évoquant le plus souvent le voyage de deux Ancêtres vers Kings Canyon et poursuivant leur voyage plus au Nord.

VANESSA INKAMALA

VANESSA INKAMALA Vanessa est née en 1968. La mère et le père de Vanessa étaient de Ntaria (Hermannsburg). Ses grands-parents sont les Pareroultja. La Famille Pareroultja est une célèbre famille d'aquarelle de Hermannsburg. Vanessa a épousé un homme de Santa Theresa ce qui explique son style fortement influencé par celui des artistes de cette petite communauté située à 80 km au sud d’Alice Springs. Vanessa peint les fleurs du désert sauvage, les graines après la pluie et la nourriture du bush.

VICTOR ROSS JUPURRURLA

VICTOR ROSS JUPURRURLA Groupe linguistique Warlpiri – Communauté de Yuendumu – Désert central Victor est né en 1952. Il est marié à une artiste très active à Yuendumu, Dadu Gorey. Il décrit régulièrement les actions des Ancêtres Jajirrdi et la préparation pour une cérémonie. Jajirrdi est un petit animal. Un combat opposa lces ancêtres aux ancêtres Opossums. Ce Rêve voyagea à travers le pays warlpiri. Les symboles représentent les Ancêtres (U), les propulseurs, les lances (I), les boucliers (O).

Vincent Nanala Tjapaltjarri

Vincent Nanala Tjapaltjarri Vincent est né probablement au début des années 60. Vincent à fait la une des journaux en 1984, lorsque, avec 8 membres de sa famille, il arrive à Kiwirrkura au cœur du désert. Il n’avait jamais vu d’hommes blancs ou de traces de la civilisation occidentale. Il vivait jusque là comme les Aborigènes vivaient il y a 20 000 ans. On les nomme « la tribu perdue ». Aujourd’hui il partage son temps entre Kiwirrkura ou parfois Alice Springs. C’est son frère aîné, Warlimpirrnga, qui l’initia à la peinture. Il peint toutefois moins que ses frères Walala, Warlimpirrnga, et Thomas Tjapaltjarri.

Walala Tjapaltjarri

Walala est né au début des années 60. Il fait partie de ce groupe familial qui prend contact avec la civilisation occidentale pour la première fois en 1984. Cette famille vivait auparavant de façon nomade et isolée et n’avait jamais vu de traces de notre civilisation. En 1987, les trois frères les plus âgés se mettent à peindre. Walala et son frère Thomas sont cependant trop jeunes et ne possèdent pas encore les connaissances tribales suffisantes pour peindre à temps plein sur de nombreux thèmes. Ils se remettront à peindre de façon plus intense plus tardivement, à partir de 1996 pour Walala. Son style a considérablement évolué. L’iconographie traditionnelle est remplacée par des rectangles qui emplissent tout l’espace. On retrouve les points uniquement autour de ces rectangles. D’où vient ce changement brutal de style ? Probablement de nouvelles connaissances transmises lors de cérémonies et de l’influence d’autres artistes, aborigènes et non aborigènes. Walala décrit plus particulièrement les Cycles Tingari associés aux sites de Marua, Minatarnpi, Tarrku, Njami, Yarrawangu et Mina Mina. Collections : AMP Investments, Sydney, Australie Gantner Myer Aboriginal Art Collection, Australie Deutsch Morgan Grenfell , Perth, Australie Epic Energy Australia, Brisbane, Australie Hastings Funds Management, Melbourne, Australie Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australie Axiom Funds Management, Sydney, Australie CNC International Corporation, Sydney, Australie El Paso Energy International Co, USA Flinders University, Adelaïde, Australie Kaplan and Levi Collection, USA The Kelton Foundation, Santa Monica, USA

Walangkura Reid Napurrula

Walangkura Reid Napurrula Ethnie Pintupi / Ngaatjatjarra – Désert Occidental - Kintore Walangkura nait entre 1932 et 1938 près de Warakuna. Elle voit pour la première fois un homme blanc en 1956 près de Warburton. En 1964, la patrouille dirigée par Macdougall les amènent jusqu’à Papunya. Mais elle passe aussi du temps dans différentes communautés dont Tjukurla et Warakurna et Kintore où elle va rendre visite à sa seconde fille Mantua mariée à Kenny Williams Tjampitjinpa (des artistes tous deux). L’autre fille de walangkura, Purrunga Napangati a été mariée à Ronnie Tjampitjinpa, l’un des artistes les plus célèbres qui vit aussi à Kintore. Finalement, Walangkura décide de s’installer définitivement à Kintore et commence à peindre en 1999. En 2002 elle a le droit à une exposition personnelle. Elle meurt en 2004. Ses oeuvres s’inspirent du Rêve des 7 Soeurs à Dale Creek, situé à l’est de Warakuna. Les cercles représentent les campements des Femmes Napaltjarri qui sont pourchassées par un Homme Tjakamarra. Elles finiront par trouver refuge dans le ciel où elles forment aujourd’hui les Pléiades. L’Homme formera Orion. Coll : NGV

Willy Tjungurrayi

Willy est né dans les années 1930 et a été élevé dans la tradition par son oncle paternel Charlie Tarawa. Il a été déporté à Haasts Bluff puis à Papunya où il commence à peindre en 1976. C’est dans les années 80 que Willy se fait connaître comme artiste de premier plan et il est aujourd’hui, à la fin des années 90, l’un des plus célèbres artistes de l’Ouest du désert. Il est l’un des peintres emblématiques des Cycles Tingari peints de façon classique avec les cercles concentriques reliés par des lignes parallèles mais depuis quelques années, cet homme souvent considéré comme le plus âgé du groupe pintupi s’inspire presque exclusivement de cette série inspirée des Cycles Tingari du site de Kaakuratintja. Collections : Art Gallery of New South Wales, Sydney Victorian Centre for the Performing Arts, Melbourne National Gallery of Australia, Canberra Ebes Collection, Holmes a Court Coll, Perth Artbank, Sydney Aboriginal Art Museum, Fondation Kelton, Santa Monica Flinders University Art Museum, Parliament House Art Coll, Canberra