TJUNKIYA NAPALTJARRI

Tjunkiya Napaltjarri Groupe Pintupi – Kintore – Désert Occidental Tjunkiya (décédée en 2009) sa date de naissance doit se situer autour de 1930. Les membres de sa famille sont parmis les plus influents du Désert occidental. Elle commence à peindre en 1994 mais débute une vraie carrière en 1996 avec les autres femmes pintupi. Tjunkiya a réalisé des batiks, choses peu courante dans cette partie du centre de l’Australie et des gravures. A noter les motifs figuratifs plutôt exceptionnels depuis le milieu des années 1970 chez les Pintupis. Collections National Gallery of Victoria. National Gallery of Australia Art Gallery of New South Wales Campbelltown City Art Gallery Museum and Art Gallery of the Northern Territory] Supreme Court of the Northern Territory Artbank

Tom Djumburpur

Tom Djumburpur (c. 1920 – 2006) Tom était l’un des hommes de lois importants de la Terre d’Arnhem Centrale. Il est l’un de ceux qui a inspiré le film « 10 Canoës ». Durant toute sa vie il s’est impliqué fortement dans la vie culturelle et cultuelle de son clan. Son groupe est associé à la région du marais d’Arafura. Collections : National Gallery of Australia

TOMMY CARROLL

Tommy Carroll (1955) Groupe Gija – Kimberley oriental Tommy Carroll est né à la station Doon Doon, à 100 kilomètres au nord de la communauté de Warmun. Son nom traditionnel est Balabany. Jeune garçon, il travaillait comme vacher à Doon Doon et, durant toute sa jeunesse, il a également travaillé sur d'autres grandes fermes comme celles de Bow River et Lissadell. Il assistait aussi le gérant de la ferme de la communauté de Warmun. Tommy a commencé à peindre fin 1999, inspiré par sa femme, Kate Cox, une autre artiste de Warmun. Il dit que la peinture lui fait réfléchir à son pays et aux histoires du Ngarrangkarni (Temps du Rêve), ainsi qu'aux lieux qu'il fréquentait enfant et lorsqu'il travaillait comme vacher. Les œuvres de Tommy Carroll sont souvent sombres et mélancoliques. Il utilise de fortes concentrations de fusain noir et d'ocres naturelles rouges. La majorité des peintures de Tommy s'inspirent d'histoires proches de la station Doon Doon. Collections Artbank Australia National Gallery Of Australia, Canberra Broadmeadows Health Service Collection- Victoria Parliament Collection, Canberra, Act

Tommy Mulumbuk

Tommy Mulumbuk Groupe Djinang - Terre d’Arnhem Centrale Tommy fait partie de la famille de David Malangi. Il célèbre souvent l’Ancêtre Emeu avec une composition assez classique où les motifs figuratifs viennent trouver leur place sur le fond symbolique emplit des raarks, ces hachures qui donnent sens à la peinture.

Tommy Watson

Yannima Tommy Watson Yannima Tommy Watson est un artiste Pitjantjatjara né vers les années 1930, dans le bush à quelques 44km à l'ouest de la petite communauté isolée d’Irrunytju. Pas encore très bien connu du public français, malgré sa participation au projet architectural du Musée du Quai Branly, Tommy Watson est pourtant souvent considéré comme le plus grand artiste aborigène vivant. Comme de nombreux aborigènes de sa génération, il a connu une vie traditionnelle, nomade ou semi nomade avant son contact avec la civilisation occidentale ; puis il occupera les seuls emplois que trouvent les Aborigènes : gardiens de troupeau (jusqu’à Yuendumu), manœuvres pour la construction des infrastructures dans le désert. Durant toute cette période il se familiarise avec son « pays », une région rude, et approfondit ses connaissances, celles profanes et celles sacrées, relatives aux Rêves et aux Temps du Rêve, aux connections entre les sites sacrés et les Ancêtres. Il travaillera même à Papunya, là où le mouvement artistique a démarré. Mais les Pijantjarra sont intransigeants avec la tradition…pas question à cette époque de dévoiler les motifs et les histoires secrètes. Le Nord de l’Australie Méridionale, région dont il est originaire, est touché par le mouvement pictural seulement au tout début des années 2000. En 2001, Tommy débute sa carrière d’artiste à Irrunytju (Wingellina). C’est un jeune artiste… Il apprend en observant les autres peintres et puise dans les expériences d’une vie longue et dans les connaissances exceptionnelles qu’il a emmagasinées. Mais rapidement il va trouver sa voie, un style radicalement nouveau où la couleur joue un rôle majeur. Très rapidement, l’iconographie aujourd’hui bien connue des artistes de Yuendumu, ou du Désert Occidental, de Balgo ou Lajamanu disparait. Les symboles ne sont plus là. Comme avant lui l’avaient fait Rover Thomas, Emily Kame ou Paddy Bedford, il s’agit d’une vraie révolution artistique. Pour Tommy, il ne s’agit pas de décrire son Rêve (Caterpillar), les itinéraires empruntés par les Ancêtres. Il se concentre sur un site, une histoire, parfois très profane, le souvenir d’une rencontre, d’une partie de chasse, tente de condenser ses souvenirs, les informations dont il est le dépositaire, d’y ajouter une touche poétique, parfois mélancolique, et cela donne une peinture à l’aspect très abstrait. Il s’agit d’une peinture où l’émotion est très présente, sans doute moins cérébrale que l’art des voisins du nord les Pintupi, comme Ronnie Tjampitjinpa, George Tjungurrayi,…Le succès est très rapide. Bien entendu ce qui distingue son œuvre c’est la couleur, très peu présente dans le Désert Occidental. Le rouge, celui des bandeaux des initiés, que Tommy porte souvent, apporte une note très chaude à ses compositions. Le jaune, le bleu, l’orange et le blanc, parfois des mauves violets viennent marquer l’espace, créer des zones et renforcer la luminosité. C’est sans doute ce mixe de pureté et de couleurs vives qui ont poussé des critiques d’art à le comparer à Rothko ou Kandinski. La technique est également particulière. On peut la rapprocher des peintures des femmes pintupi (Wintjiya Napaltjarri par exemple). Les points, assez larges chez Tommy, sont déposés en couches épaisses, qui parfois, dans les meilleurs œuvres, se touchent pour former un aplat très riche en matière. Mais Tommy va plus loin, car en ajoutant sa touche colorée et lumineuse, il parvient à transcender le style traditionnel des peintres aborigènes pour basculer dans l’art contemporain. Tommy est désormais une célébrité. Deux ouvrages lui sont consacrés, un film est prévu qui retracera son incroyable aventure humaine et artistique. En 2007, une de ses toiles (Waltitjatta) s’est vendue 240 000 AUD (près de 150 000 €). Pour Tommy, vers 2015, c’est la fin, sa dernière exposition s’est achevée (Kutju Wara, the last one) « Je suis fatigué. Je suis un vieil homme », dit-il. « Je l'ai fait plusieurs fois et je me fais vieux. ». Il meurt en 2017. Selected Solo Exhibitions 2021 Yannima Pikarli, Tommy Watson, Pitjantjatjara Master, Brenda Colahan Fine Art, Sydney 2018 Desert Legend, Kate Owen Gallery, Sydney 2015 Tommy Watson Showcase, FireWorks Gallery, Brisbane 2014 Yannima Pikarli Tommy Watson, Piermarq, Sydney 2013 Returning Home: New Works, Piermarq, Sydney 2013 Going Back to Country, Metro 5 Gallery, Melbourne 2010 Tommy Watson, Metro Gallery, Melbourne 2009 Kutu Wara | The Last One, Agathon Galleries, Sydney 2007 Tommy Watson, Agathon Galleries, Sydney 2006 Tommy Watson, Agathon Galleries, Melbourne 2005 Tommy Watson, Agathon Galleries, Sydney Selected Group Exhibitions 2022 Connection, National Museum of Australia, Canberra 2022 Pages from the Atlas | This Place My Country, Cooee Art, Redfern 2022 Colour Pop, Kate Owen Gallery, Sydney 2022 Palya - a tribute to Steve Ariston, Art Mob, Hobart 2022 Mother, Country, Tjukurrpa, Mitchell Fine Art, Brisbane 2021 Across the Top 2021, Art Mob, Hobart 2021 Western Desert Sublime: The Craig Edwards Gift to the Australian National University, Canberra 2021 From the Desert to the Sea, Gallery One, Southport, QLD 2021 Voyage across Aboriginal Australia | Founders' Favourites, Fondation Burkhardt-Felder Arts et Culture, La Grange, Motiers, Switzerland 2021 Icon, Umber Aboriginal Art, Sydney 2021 Small Works Salon, Nanda / Hobbs, Sydney 2021 Icon, Yannima Tommy Watson and Bill Whiskey Tjapaltjarri, Nanda / Hobbs, Sydney 2020 60 by 60 - Small Paintings, Japingka Gallery, Perth 2020 Pointillism Perfection, Art Mob, Hobart 2020 Director's Choice 2020, Kate Owen Gallery, Sydney 2020 Top Ten - Our Most Popular Artists 2019, Kate Owen Gallery, Sydney 2020 Highlights from the ANU Art Collection. ANU Drill Hall Gallery, Canberra 2020 From the Desert to the Sea, Gallery One, Southport, QLD 2020 Selected Indigenous Artists | Stories of Country, Linton and Kay Fine Art Galleries, Perth 2020 Spring, Nanda / Hobbs, Sydney 2019 Defining Tradition | the colourists, Kate Owen Gallery, Sydney 2019 Spring Collection: Exhibition to celebrate our beautiful Spring Collection, Brenda Colahan Fine Art, Sydney 2019 Large Showroom, Large Works, FireWorks Gallery, Brisbane 2019 Landscape Colours, Japingka Gallery, Fremantle 2019 Tjukurrpa | Stories from the Western Desert, Piermarq Gallery, Sydney 2019 Top 10 of 2019, Kate Owen Gallery, Sydney 2018 Beyond the Veil, Adam Knight, Olsen Gruin, New York 2018 EXPO Chicago, Smith Davidson Gallery, Chicago 2018 Shining Forth | Colour Power, Gallery Gondwana, Alice Springs 2018 Masterpieces from the Western Desert, Nanda Hobbs, Sydney 2018 Summer Group Show, Piermarq Gallery, Sydney 2018 Beyond the Veil, Olsen Gruin, New York 2018 D'lan Davidson - New Works 2018 Into Abstraction: Exploring the Diversity of Abstraction and its Affiliations from the 1960's until the Present, Brenda Colahan Fine Art, Sydney 2018 Welcome to Thompson Street, FireWorks Gallery, Brisbane 2018 Western Desert Sublime: The Craig Edwards Gift to The Australian National University, Canberra 2017 Way out West, Kate Owen Gallery, Sydney 2017 Sharing Country, curated by Adam Knight, Olsen Gruin Gallery, New York 2017 A SWEEP continues, FireWorks Gallery, Brisbane 2017 The Collectors View, Piermarq, Sydney 2017 Important Australian Indigenous Art, D'Lan Contemporary, Melbourne 2017 A SWEEP: Old & New Works, FireWorks Gallery, Brisbane 2017 From the Vault, Kate Owen Gallery, Sydney 2016 O Tempo Dos Sonhos, Arte Aborigene Contemporanea da Australia, Caixa Cultural, Sao Paolo 2016 From West of Here, Piermarq, Sydney 2016 Art Palm Beach, Piermarq, West Palm Beach, Florida 2016 Everywhen: The Eternal Present in Indigenous Art from Australia, Harvard Art Museums 2016 Outback to Abstract Exhibition, Chifley Foyer, Soho Galleries, Sydney 2016 Selected Indigenous Paintings, Nanda Hobbs, Sydney 2016 The Anointed Few, Piermarq, Sydney 2015 Transcendence, Nanda Hobbs, Sydney 2015 Signs and Traces. Contemporary Aboriginal Art, Zamek Culture Centre, Poznan, Poland 2015 Art from the APY Lands, Kate Owen Gallery, Sydney 2015 Cynthia Burke: Warakurna Artists and Tommy Watson Japingka Gallery, Fremantle 2013 New Iconic, Vivien Anderson Gallery, Melbourne 2013 Luciano Benetton Collection: Imago Mundi, Querini Stampalia Foundation, Santa Maria Formosa Castello 5252, Venice 2014 From the Vaults, Kate Owen Gallery, Sydney 2014 Winter Warmers, Kate Owen Gallery, Sydney 2014 The European Fine Art Fair (TEFAF), Maastricht, The Netherlands 2010 Christmas Show, Aranda Art, Melbourne 2010 Irrunytju Artists, Agathon Galleries, Sydney 2010 Desert Country, Art Gallery of South Australia, Adelaide 2010 Irrunytju Artists: Nganampa Nguru - Our Country, Linton and Kay Fine Art Gallery, Perth 2010 Bikes in the Desert, Art Equity, Sydney 2009 Emerging Elders - honouring senior Indigenous artists, National Gallery of Australia, Canberra 2009 Nganampa Ngura - Our Land: Irrunytju Artists from the Western Desert, Linton and Kay Fine Art, Perth 2009 New Works, South Western Desert Art of Australia, Agathon Galleries, Sydney and Melbourne 2009 Nganampa Tjukurpa, South Western Desert Art of Australia, Agathon Galleries, Sydney, 2009 Agathon Galleries, Sydney and Melbourne 2008 Agathon Galleries, Sydney and Melbourne 2008 Lismore Gallery, Lismore 2007 One Sun, One Moon, Art Gallery of NSW, Sydney 2007 Senior Irrunytju Artists, Agathon Galleries, Melbourne 2007 Irrunytju Fundraiser Exhibition, Agathon Galleries, Sydney 2007 Shanghai Art Fair, Aranda Art 2006 Landmarks, National Gallery of Victoria, Melbourne 2006 Musee du Quai Branly (permanent exhibition), Paris 2005 Cairns Regional Art Gallery, Cairns 2005 Wollongong City Art Gallery, Wollongong 2005 Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT) Gallery, Melbourne 2005 Ngayuku Ngura (My Country), Vivien Anderson Gallery, Melbourne 2005 Senior Irrunytju Men, Aboriginal and Pacific Gallery, Sydney 2005 Mixed Show, Aranda Art, Melbourne 2004 Colour Power: Aboriginal Art Post 1984, National Gallery of Victoria, Melbourne 2004 NATSIAA - Celebrating 20 Years, National Archives of Australia, Canberra 2004 RMIT Gallery, Melbourne 2004 Tandanya National Aboriginal Cultural Institute, Adelaide 2003 Desert Mob, Araluen Centre, Alice Springs 2002 Wati Tjilpiku Tjukurpa | Senior Men's Stories, Aboriginal and Pacific Gallery, Sydney 2002 Desert Mob, Araluen Centre, Alice Springs Awards and Recognition 2022 Connection | Songlines from Australia's First Peoples in a spectacular immersive experience, National Museum of Australia, Canberra 2014 The Watson, Art Hotel, Adelaide - hotel themed on Tommy Watson art 2008 25th NATSIAA, Darwin - Finalist 2006 Installation, Musee du Quai Branly, Paris 2005 Top 50 Collectable Artists, Australian Art Collector Magazine 2003 Kate Challis RAKA Award: Places that name us, The Potter Museum of Art, Melbourne - Finalist 2003 20th NATSIAA, Darwin - Finalist and Highly Commended 2003 Desert Mob, Araluen Centre, Alice Springs - Finalist 2002 19th NATSIAA, Darwin - Finalist 2002 Desert Mob, Araluen Centre, Alice Springs - Finalist Collections • Musee du Quai Branly, Paris • Art Gallery of New South Wales, Sydney • National Gallery of Victoria, Melbourne • National Gallery of Australia, Canberra • Art Gallery of Western Australia, Perth • Art Gallery of South Australia, Adelaide • Araluen Collection, Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin • Patrick Corrigan Collection, Sydney • Auscorp, Sydney • Harold Mitchell Collection, Melbourne • Kerry Stokes Collection, Perth • Richard Branson Collection, UK • Luciano Benetton Collection, Italy • Adam Knight Collection, Melbourne • Aranda Art Collection, Melbourne • Australian National University, Canberra • Jacquie McPhee Collection, Perth • Luciano Benetton Collection, Venice • Art Gallery of Ballarat, Victoria • Bega Regional Gallery, NSW • Bond University, Gold Coast • Deague Family Collection, Melbourne • Elizabeth and Colin Laverty Collection, Sydney • Fitzgerald Collection, Sydney • Macquarie University Art Gallery, Sydney • University of Canberra Collection, Canberra • Walker Corporation Collection, Melbourne • Walnut Enterprises Collection, Melbourne • Gerry Ryan Collection, Melbourne • Henderson Family Collection, Sydney

Topsy Fisher Napurrula

Topsy Fisher Napurrula Ethnie Warlpiri – Yuendumu – Désert Central Topsy est probablement née dans les années 1940. Elle vit à Nyirrpi à 460 km au nord ouest d’Alice Springs. Elle a des droits importants sur le site de Mawurrtji et peint sur de nombreux thèmes dont : Wanakiji (Bush tomatoes), Yarla (Bush Potato), Walpajirri (Kangaroo), Karrku (Red Ochre Dreaming), Mawurrji (Mt Doreen), Janganpa (Native Possum) Ses toiles décrivent souvent les motifs associés au Rêve d’Eau de Puyurru à l’ouest de Yuendumu. Deux Hommes Jangala, des faiseurs de pluie, chantèrent la pluie, provoquant un terrible orage qui traversa la région, Les éclairs tombaient régulièrement. Cet orage rencontra une autre tempête venue de Wapurtali et ils furent transportaient par un Faucon Brun plus à l’ouest où ils créèrent un point d’eau important. A Puyurru, ce Faucon trouva un Serpent- Arc-en Ciel et le Serpent transporta l’eau avec lui pour créer un lac à Jillyinmpa.

Turkey Tolson Tjupurrula

TURKEY TOLSON TJUPURRULA (« Old Turkey) (né vers 1938 – 2001 - Pintupi) Turkey est né dans la région de Haasts Bluff. Sa famille se déplace alors souvent dans cette partie du désert, entre Kintore et Hermannsburg, où ils peuvent obtenir des rations alimentaires. Il arrive à Papunya vers 1960, peu après son initiation. Il va être ouvrier, aidant à la construction de la nouvelle communauté, puis assistant cuisinier. Peu après, il se marie et part vivre à l’Ouest de Papunya. Sa première épouse étant décédé, il se remarie et va vivre en 1983 à Kintore, sur ses terres traditionnelles, à Yuwalki. Turkey est aujourd’hui l’un des plus fameux artistes aborigènes. Il a fait partie du groupe fondateur autour de G. Bardon (il est alors l’un des plus jeune avec Clifford Possum). Certaines de ses peintures sont parmi les plus inovatrices. Turkey peut peindre dans un style classique pour un Pintupi, c’est-à-dire des cercles concentriques reliés entre eux par des barres parallèles, avec un fond pointilliste, mais ce qui l’a rendu célèbre, ce sont ses compositions très sobres, proches de celles de Mick Namarari et Ronnie Tjampitjinpa. Il met un frein à sa carrière en 2000/2001 pour raisons de santé. Les œuvres de Turkey, d’un style bien distinctif, sont présentes dans toutes les grandes institutions artistiques en Australie ainsi que dans nombreuses collections prestigieuses à travers le monde: Artbank, Alice Springs Law Court, Flinders University Art Museum, National Gallery of Victoria, Art Gallery of South Australia, Art Gallery of Western Australia, Quennsland Art Gallery, National Museum of Australia, Museum of South Australia, Museum of Victoria, Victorian Centre for the performing Arts, Berndt Museum (University of WA), Holmes a Court Coll, Darwin Supreme Court, Ebes coll, Donald Kahn Coll (USA), Fondation Kelton (USA)… . A la fin des années 1990, il vient à Paris pour réaliser des peintures traditionnelles sur sable pour l’exposition “Peintres Aborigènes d’Australie”. Ses œuvres sont très souvent reproduites dans les livres consacrés à l’art aborigène. Turkey meurt en Août 2001.

URSULA HUDSON NAPANGARDI

Ursula Hudson Napangardi groupe Warlpiri – Yuendumu – Désert Central Ursula Napangardi Hudson est née en 1962 à Yuendumu, mais elle vit à Nyirripi, situé à 150 km à l'ouest de Yuendumu. Ursula commence à peindre en 1993 en s’inspirant essentiellement du Rêve du Bananier Sauvage qu’elle tient de sa mère mais aussi du site de Vaughan Springs qui a une grande importance pour les Warlpiri.

VALDA GRANITES NAPANGARDI

Valda Granites Napangardi (1974 - ) groupe Warlpiri – Yuendumu – désert central Valda Napangardi Granites est la petite-fille des regrettés Paddy Japaljarri Sims (1916-2010) et Bessie Nakamarra Sims (1932-2012), deux artistes très importants de Yuendumu. Née en 1974 à Alice Springs, Valda a grandi à Yuendumu, où elle vit toujours. Valda peint depuis 1993. Elle a travaillé avec le programme pour personnes âgées de Yuendumu avant de démissionner pour s'occuper de sa fille et de se consacrer davantage à la peinture. Valda peint l'une des histoires les plus importantes de cette région, le Rêve de Mina Mina, ce même Rêve rendu célèbre par ses collègues artistes de la région de Mina Mina, Judy Napangardi Watson et Maggie Napangardi Watson. Ici elle reprend d'ailleurs la façon de peindre des deux sœurs Nanpangardi, mettant en avant les objets cérémoniels utilisés par les femmes initiées lors des cérémonies sur le site de Mina Mina.

Valma Nakamarra White

Valma Nakamarra White est née en 1997 à l’hôpital d’Alice Springs, mais a grandi à Yuendumu. Sa mère est Sabrina Napangardi Granites, sa grand-mère est Alma Nungarrayi Granites et ses arrières grands parents les grands initiés Paddy Sims Japaltjarri et bessie Sims Nakamarra, tous des artistes importants. Valma a grandi en écoutant les histoires du Temps du Rêve de sa mère et de son père tout en regardant sa famille peindre. Elle est allée à l’école locale de Yuendumu, et a terminé ses études au Yirara College, un internat aborigène d’Alice Springs. Une fois ses études terminées, elle a travaillé sur le programme Mt Theo et sur un projet de Walpriri Media. Valma a commencé à peindre en 2013. Elle peint le Rêve de son père, Warna Jukurrpa (Snake Dreaming) qui se rapporte à sa terre natale, Mijirlparnta (Mission Creek).

Valmay Nampijinpa

Valmay Nampitjinpa s Ethnie Pintupi – Communauté de Kintore - Désert Central Valmay est née en 1945 à Areyonga. Sa tante était une artiste importante, Tatali Nangala et sa nièce Eileen Napaltjarri s’est aussi fait un nom. Elle peint depuis 1995 dans un style très précis, évoquant le plus souvent le voyage de deux Ancêtres vers Kings Canyon et poursuivant leur voyage plus au Nord.

Vanessa Charles Nungurrayi

Vanessa Charles Nungurrayi Groupe Warlpiri - Yuendumu Vanessa Nungarrayi Charles vient de la communauté de Yuendumu, à environ 300 km d'Alice Springs, en Australie centrale. Vanessa peint essentiellement son Rêve d’Emeu auquel elle donne un aspect très contemporain, très fluide.

VANESSA INKAMALA

VANESSA INKAMALA Vanessa est née en 1968. La mère et le père de Vanessa étaient de Ntaria (Hermannsburg). Ses grands-parents sont les Pareroultja. La Famille Pareroultja est une célèbre famille d'aquarelle de Hermannsburg. Vanessa a épousé un homme de Santa Theresa ce qui explique son style fortement influencé par celui des artistes de cette petite communauté située à 80 km au sud d’Alice Springs. Vanessa peint les fleurs du désert sauvage, les graines après la pluie et la nourriture du bush.

VENETTA LIONEL

Venetta Lionel Vennita représente la quatrième génération de femmes Lionel à travailler comme artistes à Ernabella Arts. Son arrière-grand-mère est l'artiste de renom Pantjiti Lionel, sa grand-mère Yurpiya Lionel, finaliste du NATSIAA en 2015, et sa mère Rachael Mipantjiti Lionel, finaliste du NATSIAA en 2016. Vennita collabore souvent avec sa mère, Rachael, pour la peinture. Vennita a commencé à peindre au centre d'art en 2014, puis a participé à des ateliers de céramique en 2015 et 2016. En 2016, Vennita a participé à sa première exposition, « Point of difference – Desert to the Sea », à la galerie Artitja de Fremantle, en Australie-Occidentale. En 2019, Vennita a exposé dans le cadre des expositions « An Idea Needing to be Made: Contemporary Ceramics » au Heide Museum of Modern Art, « Wanapari – in a line, following one another » à la Jam Factory et « Ernabella Arts: Small Ceramics » à Aboriginal Contemporary.

VERONA NUNGURRAYI JURRAH

Verona Nungarrayi Jurrah est née à Alice Springs. Elle a grandi à Lajamanu et vit aujourd'hui à Nyirripi avec sa famille. Son grand-père, Toby Jurrah, était également peintre et lui a transmis son histoire. Elle travaille à l'école de Nyirripi.

Veronica Lulu

Veronica Lulu groupe Walmatjarri, Kukatja – Balgo – Kimberley À la naissance de Veronica, sa famille vivait à Lake Stretch une vie très traditionnelle. Veronica a vu des Blancs pour la première fois à l'âge de 5 ans environ. Jeune fille, elle a été emmenée vers la vieille mission (Balgo), alors que ses parents vivaient dans la communauté de Billiluna à environ 250 km. Veronica est une femme passionnée par la transmission de la culture, une danseuse émérite et une enseignante enthousiaste de la culture auprès des enfants. Veronica occupe un poste de direction dans la communauté de Mulan, une « oustation » de celle de Balgo. C'est une « Marpan » (guérisseuse traditionnelle) et une représentante active de la communauté sur les questions de droits fonciers. Ses peintures portent principalement sur son pays traditionnel mais on pris ces dernières années une connotations plus contemporaines. Sur cette toile on distingue nettement les coolamons, plateaux traditionnels, chargés des « bush Tuckers », des sources de nourriture que l'on trouve autour du lac Gregory,

VICTOR ROSS JUPURRURLA

VICTOR ROSS JUPURRURLA Groupe linguistique Warlpiri – Communauté de Yuendumu – Désert central Victor est né en 1952. Il est marié à une artiste très active à Yuendumu, Dadu Gorey. Il décrit régulièrement les actions des Ancêtres Jajirrdi et la préparation pour une cérémonie. Jajirrdi est un petit animal. Un combat opposa lces ancêtres aux ancêtres Opossums. Ce Rêve voyagea à travers le pays warlpiri. Les symboles représentent les Ancêtres (U), les propulseurs, les lances (I), les boucliers (O).

Vincent Nanala Tjapaltjarri

Vincent Nanala Tjapaltjarri Vincent est né probablement au début des années 60. Vincent à fait la une des journaux en 1984, lorsque, avec 8 membres de sa famille, il arrive à Kiwirrkura au cœur du désert. Il n’avait jamais vu d’hommes blancs ou de traces de la civilisation occidentale. Il vivait jusque là comme les Aborigènes vivaient il y a 20 000 ans. On les nomme « la tribu perdue ». Aujourd’hui il partage son temps entre Kiwirrkura ou parfois Alice Springs. C’est son frère aîné, Warlimpirrnga, qui l’initia à la peinture. Il peint toutefois moins que ses frères Walala, Warlimpirrnga, et Thomas Tjapaltjarri.

Walala Tjapaltjarri

Walala Tjapaltjarri Dans les immensités arides du Gibson Desert, une zone terriblement isolée, Walala Tjapaltjarri voit le jour vers la fin des années 1960 ou le tout début des années 1970, à Marua, près du lac Mackay. Issu du peuple pintupi, dont la langue et les lois tissent une toile invisible sur les sables rouges de l'Australie Occidentale, Walala grandit au rythme d'une existence nomade, harmonieuse et impitoyable, où chaque pas était une communion avec la terre. Fils de Lanti (ou Joshua), un homme qui avait effleuré la mission de Balgo avant de retourner à l'isolement du désert, et de Watjunka Nangala, sa mère, il hérita également des liens avec Papunya et Nanu, les épouses secondaires de son père, sœurs de sa mère dans cette polygamie ancestrale. Orphelin jeune, après la mort de ses parents – peut-être empoisonnés par des aliments corrompus du monde extérieur –, Walala parcourut les vastes étendues avec sa famille élargie : ses frères Warlimpirrnga, Thomas (ou Tamlik) et Piyirmu (ou Yari Yari), ses sœurs Yalti, Yukultji et Takarraja, et ses mères survivantes Nanu et Papalanya. Ensemble, ils formaient les "Pintupi Nine", ce groupe mythique, dernier bastion d'une vie traditionnelle, chassant le goanna (varan), cueillant les fruits du bush, naviguant entre les points d'eau sacrés comme Wilkinkarra, sans jamais croiser l'ombre d'un homme blanc. Ils vivent à l'âge de pierre, comme leurs ancêtres il y a 20 000 ans. Les avions, vus de loin, étaient pris pour des esprits errants, des « mamu » malveillants planant sur l'horizon. Cette existence, lyrique dans sa pureté, poétique dans sa résilience, s'acheva en octobre 1984, lorsque la famille, attirée par des fumées distantes (Warlimpirrnga, en âge de se marier, cherchait une femme), fit contact avec le monde moderne près de Kiwirrkurra. Accueillis par des parents partis vingt ans plus tôt, ils devinrent des figures iconiques, "la Tribu Perdue", symboles d'un passé qui s'effilochait comme un mirage sous le soleil implacable. Walala, alors âgé d'une vingtaine d'années, s'installa à Kiwirrkurra, épousa Brigitte Napangardi, et engendra deux enfants, Clarissa (née en 1991) et Josiah (né en 1996). Aujourd'hui, il oscille entre Kiwirrkurra, Alice Springs et Yuendumu, peignant souvent au Hoppy's Camp, où les échos du désert se mêlent aux bruits de la modernité. La carrière artistique de Walala émergea comme une oasis inattendue dans ce paysage de transition, un pont lyrique entre l'ancien et le contemporain. Inspiré par son frère aîné Warlimpirrnga, déjà initié à l'art, Walala posa ses premiers coups de pinceau en décembre 1987, quelques années après son arrivée à Kiwirrkurra. Ses premières œuvres, imprégnées de la fluidité traditionnelle, marquèrent le début d'une ascension fulgurante. En 1997, sa participation au National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award à Darwin signala son entrée sur la scène nationale, suivie d'expositions solos et collectives qui irradièrent comme des constellations : "Tingari – Men’s Business" à la Coo-ee Gallery en 1998, des présentations à la Vivien Anderson Gallery, à la Fire-Works Gallery, et même à la Rebecca Hossack Gallery de Londres. Avec ses frères Warlimpirrnga et Thomas, il forma le trio des "Tjapaltjarri Brothers", une fratrie artistique dont les toiles conquirent les galeries internationales, des États-Unis à l'Europe. Ses peintures, vendues jusqu'à des milliers de dollars australiens – Walala pouvant gagner jusqu'à 2000 AU$ par jour –, intègrent des collections prestigieuses : la National Gallery of Australia, des musées européens et américains. De 1997 à 2013, il participa à d'innombrables expositions de groupe, transformant son legs nomade en un dialogue poétique avec le monde. Walala ne peint pas pour la gloire éphémère, mais pour invoquer, tel un chantre du désert, les cycles qui animent son peuple. Stylistiquement, l'œuvre de Walala évolue : d'un style initial fluide, héritier du pointillisme classique pintupi avec ses cercles et ses points ondulants, vers une abstraction minimaliste et géométrique qui captive par sa rigueur lyrique. À partir de la fin des années 1990, il abandonna les lignes pointillées pour des traits épais et solides, des rectangles rigides et des carrés audacieux, posés sur des fonds monochromes noirs ou ocre, évoquant des cartes à la fois physiques et spirituelles. Sa palette, limitée à quatre couleurs au maximum – des ocres terreux, des jaunes pâles, des blancs crayeux et des noirs profonds –, reflète la sobriété du désert, où chaque teinte est un écho de la terre nourricière. Ces formes rectangulaires, souvent alignées en séries, enferment d'autres motifs comme des sanctuaires secrets, transformant les designs ancestraux en un langage hautement personnalisé. Thématiquement, ses toiles invoquent les Cycles Tingari, ces chants sacrés et secrets des hommes pintupi, narrant les voyages épiques des ancêtres pendant le Tjukurrpa – le Temps du Rêve. Ces êtres mythiques, traversant les sites comme Marua, Mintarnpi, Wanapatangu, Mina Mina, Yarrawangu et Wilkinkarra, y accomplissaient des cérémonies d'initiation, creusant des rockholes, sculptant des dunes et des collines sacrées. Walala cartographie ces périples, où les rectangles symbolisent les haltes cérémonielles, les lignes les chemins tracés par les esprits, dans une poésie visuelle qui unit le cosmique au terrestre. Ce qui distingue Walala Tjapaltjarri parmi les artistes aborigènes, et particulièrement au sein de la communauté pintupi de Kiwirrkurra, réside dans cette alchimie rare entre un héritage nomade intact et une innovation abstraite, où la tradition se mue en lyrisme contemporain. Issu des derniers nomades à émerger du désert en 1984, Walala incarne un lien direct, presque mystique, avec une vie précoloniale, une authenticité que peu d'artistes peuvent revendiquer. Contrairement à ses contemporains pintupi, qui souvent adhèrent au pointillisme fluide, Walala modifia les designs classiques en formes géométriques audacieuses, des rectangles enclosant des motifs comme des gardiens de secrets, créant un style minimal et graphique qui évoque les "keeping places" culturels. Parmi les Tjapaltjarri Brothers, il se démarque en peignant le plus prolifiquement, ses œuvres irradiant une énergie plus introspective que les explosions chromatiques de certains. Dans le panorama aborigène plus large, où des figures comme Emily Kam Kngwarray explorent les paysages oniriques avec une exubérance organique, ou Rover Thomas les mythes cosmogoniques avec une abstraction brute, Walala élève le Tingari à une dimension universelle, transformant les chants masculins secrets en hymnes visuels accessibles pourtant imprégnés de mystère. Avec ses frères (Thomas est décédé en septembre 2025) et sœurs artistes (Yukultji Napangati, Yalti Napangati), il perpétue les Lois ancestrales tout en les réinventant, un phare lyrique dans un monde où les cultures se diluent. Walala n'est pas seulement un peintre ; il est un poète. Aujourd’hui il partage son temps entre Kiwirrkura, Yuendumu, une communauté aborigène dont est originaire sa femme, Bridjette Napangardi, et Nyirrpi ou parfois Alice Springs. Collections : AMP Investments (Sydney), Gantner Myer Aboriginal Art Collection, Deutsch Morgan Grenfell (Perth), Epic Energy Australia (Brisbane), Hastings Funds Management (Melbourne), Art Gallery of New South Wales (Sydney), Axiom Funds Management (Sydney), CNC International Corporation (Sydney), El Paso Energy International Co, (Houston, Texas, USA), Flinders University (Adelaïde), Kaplan and Levi Collection (Seattle, USA), Artbank (Sydney) Corrigan Collection (Sydney) Luciano Benetton Collection (Venise) Hank Ebes Collection / Nangara The Kelton Foundation (Santa Monica, USA) Fondation Burkharrdt-Felder Arts and Culture (Suisse) Fondation Opale (Suisse)

Walangkura Napanangka

Walangkura Napanangka Walangkura Napanangka est née vers 1946 (1944 selon certaines sources) à l’ouest de l’actuelle communauté de Kintore (Walungurru), très exactement sur le site de Tjituruluga. Issue d'une famille nomade, elle a passé son enfance à parcourir les vastes étendues désertiques, chassant et cueillant avec ses proches avant tout contact significatif avec la société occidentale. Ce mode de vie traditionnel, imprégné des savoirs ancestraux transmis oralement, a profondément influencé son œuvre artistique. Sa famille fait partie d’un groupe de Pintupi qui a marché des centaines de kilomètres pour rejoindre Haasts Bluff en 1956. On y distribue alors des rations alimentaires pour attirer les derniers nomades. Il s’agit pour beaucoup de leur premier contact avec l’homme blanc. Son père est Ratji Tjapangati, un des gardiens de sites se trouvant à l’ouest du lac MacDonald. Sa mère est Inuwa Nampitjinpa. La famille s’installera dans un premier temps à Haasts Bluff en 1956. Jusque là, la famille vit de façon très traditionnelle. Elle se marie avec Johnny Yungut Tjupurrula qui, lui aussi, se lancera dans la peinture (en 1978 pour lui). Ils sont alors installés à Papunya mais rejoindront Kintore quand le gouvernement rend ses terres traditionnelles aux Pintupi. A la fin de sa vie, Johnny connaîtra un succès important. Celui-ci viendra un peu plus tôt pour Walangkura. Walangkura participe au projet historique de peinture collaborative féminine (1994), initié par les femmes plus âgées pour réaffirmer leurs racines spirituelles et ancestrales. C'est un échange entre les femmes de la communauté de Haast Bluff, qui peignent déjà et les femmes de Kintore et Kiwirrkura qui se familiarisent avec ce médium. Elles le connaissent déjà un peu, puisque certaines aident leurs maris âgés à terminer le fond pointilliste. C'était un moment de chants, de cérémonies et de peinture exclusivement féminins, loin du regard des étrangers et des hommes. En 1996, le centre d'art donne enfin du matériel aux femmes et commercialisent leurs oeuvres. A cette période, de nombreux hommes qui avait participé à la création de ce mouvement artistique disparaissent. Et les femmes apportent alors un souffle nouveau, revitalisant la peinture du Désert Occidental. Walangkura est du premier groupe d'artistes. Et son style s’affirme très vite. Walangkura s’inspire le plus souvent des motifs associés aux voyages d’une Vieille Femme Kutungta Napanangka. Elle mêle habilement les motifs traditionnels et les symboles des régions où se déroulèrent les exploits de cette Ancêtre du Temps du Rêve : on distingue ici un point d’eau permanent, là une grotte, là-bas un site argileux… L’artiste aborigène élabore sa composition comme les Ancêtres ont façonné le paysage. Ses toiles, rehaussées de blanc, nous plongent dans ce monde si particulier, nous voyageons avec elle, en compagnie des Ancêtres. Nous sommes les témoins de l’harmonie du monde du Rêve… bien que parfois les forces sous-jacentes semblent prêtes à exploser. Walangkura, comme beaucoup de ses pairs, a navigué entre la préservation des connaissances sacrées et leur adaptation à un médium moderne. Son œuvre, ancrée dans les Tjukurrpa /Rêves , ces récits mythologiques qui cartographient le paysage spirituel et physique du désert, témoigne d'une connexion intime avec la terre ancestrale. À travers ses peintures, elle évoque non seulement des sites spécifiques, comme les trous d'eau (rockholes) de Tjintjin Tjintjin ou les cérémonies féminines associées à son pays natal près du lac salé de Wilkinkarra, mais aussi les voyages des ancêtres créateurs qui ont façonné le monde. Depuis son décès (en 2014), ses filles reprennent le flambeau. Si les histoires seront transmises ainsi par ses filles…le vécu retranscrit ne sera pas le même. Walangkura possède les connaissances des gens qui ont arpenté des territoires immenses sans contact avec l’homme blanc. Sa peinture n’est pas anarchique, elle n’est pas le fruit du délire, elle obéit avant tout à un savoir, à des connaissances qui se transmettent de génération en génération depuis des milliers d’années. Par rapport aux artistes warlpiri, plus narratifs, ou à son mari, plus géométrique, elle adopte une abstraction codée, accessible à tous mais riche en significations ésotériques. Les œuvres de Walangkura Napanangka puisent leur essence dans les récits associés aux Cycles Tingari, qui retracent les périples des ancêtres portant ce nom, hommes et femmes, à travers les immensités du désert australien. Ces couleurs, à la fois austères et vibrantes, traduisent l’aridité du désert tout en révélant sa vitalité secrète, comme une pulsation cachée sous la surface. Chaque toile demeure une carte spirituelle, où des motifs abstraits dissimulent des savoirs sacrés réservés aux initiés, tout en offrant une beauté visuelle universelle, accessible même à ceux qui méconnaissent les traditions pintupi. Ce qui singularise Walangkura, c’est son enracinement profond dans les récits et cérémonies féminines, qu’elle traduit avec une force brute, presque tellurique, comme si ses toiles portaient l’âme du désert lui-même. À la différence de Makinti Napanangka, dont les œuvres privilégient la légèreté et le rythme des danses cérémonielles, Walangkura exprime une robustesse qui évoque la résilience des nomades face aux rigueurs de leur environnement. Par rapport à son mari, Johnny Yungut Tjupurrula, dont les compositions restent marquées par une géométrie rigoureuse, Walangkura développe dans ses dernières années une esthétique plus ondoyante, où les formes s’entrelacent avec une liberté nouvelle, conférant à ses œuvres une dynamique unique au sein de l’art pintupi. Walangkura incarne l'essence de l'art aborigène contemporain : une fusion harmonieuse entre tradition ancestrale et expression moderne. Son style puissant, ses différenciations thématiques et formelles, positionnent son œuvre comme un témoignage durable de la culture pintupi. Dans un monde où les savoirs autochtones sont menacés, ses peintures rappellent la vitalité éternelle du désert et des Rêves, invitant à une réflexion plus profonde sur l'identité et la mémoire collective. PRIX ARTISTIQUES : 2021 Papunya Tula: Celebrating 50 years | Artist Focus: Walangkura Napanangka (1940-2014), Catherine Asquith Art Advisory, Melbourne 2011 Freemantle Arts Centre Print Award 2011, Freemantle, WA 2007 Top 50 Collectable Artists, Australian Art Collector Magazine 2007 24th NATSIAA, Darwin - Finalist 2006 34th Alice Art Prize, Araluen Art Centre, Alice Springs - Finalist 2006 The Desert Mob Art Show, Araluen Art Centre, Alice Springs - Finalist 2005 22nd NATSIAA, Darwin - Finalist 2004 21st NATSIAA, Darwin - Finalist 2001 The Desert Mob, Araluen Art Centre, Alice Springs - Finalist 2001 31st Alice Prize, Araluen Art Centre, Alice Springs - Finalist 1999 16th NATSIAA, Darwin - Finalist 1998 The Desert Mob, Araluen Art Centre, Alice Springs - Finalist 1998 15th NATSIAA, Darwin - Finalist 1997 14th NATSIAA, Darwin - Finalist 1997 The Desert Mob, Araluen Art Centre, Alice Springs - Finalist Collections: Aboriginal Art Museum (Hollande), National Gallery of Victoria, Melbourne, Hank Ebes Coll, Melbourne, The Luczo Familly Coll, USA, Union Bank of Switzerland, Jacqui McPhee coll, Perth Gilian and watson McAllister Coll, Sydney, Art Gallery of New South Wales, Sydney Artbank, Sydney Hood Museum of Art, Dcharlottesville, USA (Owen wagner Coll) Museum and Art Galleries of the Northern Territory, Darwin The Kelton Foundation (USA), National Gallery of Australia, Canberra Musée La Grange, Suisse Laverty Collection Pat Corrigan Collection Kluge-Ruhe aboriginal art collection of the University of Virginia, Charlottesville, USA National Gallery of Victoria, Melbourne Queensland Art Gallery, Brisbane

Walangkura Reid Napurrula

Walangkura Reid Napurrula Ethnie Pintupi / Ngaatjatjarra – Désert Occidental - Kintore Walangkura Reid Napurrula, née entre 1932 et 1938 dans les environs de Warakuna, fait partie de ces figures dont la carrière a été relativement brève. L'enfance et la jeunesse de Walangkura se sont déroulées selon le mode de vie traditionnel des Pintupi, dans l'immensité du désert occidental australien. Pendant les premières décennies de son existence, elle vécut en suivant les rythmes ancestraux, se déplaçant de point d'eau en point d'eau, participant aux cérémonies sacrées et apprenant les histoires du Tjukurrpa qui allaient plus tard nourrir son art. Ce ne fut qu'en 1956, alors qu'elle était déjà adulte, qu'elle aperçut pour la première fois un homme blanc, près de Warburton. Cette rencontre tardive avec le monde occidental témoigne de l'isolement dans lequel vivaient encore certains groupes Pintupi au milieu du XXe siècle. L'année 1964 marqua un tournant décisif dans la vie de Walangkura et de son groupe. La patrouille dirigée par Macdougall les conduisit jusqu'à Papunya, ce lieu qui allait devenir le berceau du mouvement d'art aborigène du désert quelques années plus tard. Cependant, contrairement à certains qui s'établirent définitivement dans un seul endroit, Walangkura continua pendant longtemps à se déplacer entre différentes communautés, maintenant ainsi un lien vivant avec le mode de vie semi-nomade de ses ancêtres. Elle passa du temps à Tjukurla, à Warakurna, et rendait régulièrement visite à Kintore, où résidait sa seconde fille. Les liens familiaux de Walangkura tissent une véritable constellation artistique au sein de la communauté Pintupi. Sa fille Mantua Napangati épousa Kenny Williams Tjampitjinpa, lui-même devenu l'un des peintres les plus respectés de Papunya Tula Artists. Son autre fille, Purrunga Napangati, fut mariée à Ronnie Tjampitjinpa, figure majeure et célèbre de l'art aborigène contemporain, également établi à Kintore (Ronnie a eu 3 épouses en tout). Ces connections familiales ne sont pas anecdotiques : elles révèlent comment l'art, au sein de la culture aborigène, se transmet et se partage au fil des générations et des alliances matrimoniales, créant des réseaux de création et de transmission du savoir. C'est finalement à Kintore que Walangkura choisit de s'installer définitivement, rejoignant ainsi ses filles et ses gendres dans cette communauté qui était devenue un foyer dynamique de production artistique. Ce retour vers sa famille coïncida avec une nouvelle phase de sa vie, celle où elle allait elle-même devenir une voix artistique importante. Walangkura Reid Napurrula ne commença à peindre qu'en 1999, alors qu'elle avait déjà plus de soixante ans. Cette entrée tardive dans la pratique artistique n'est pas inhabituelle parmi les artistes aborigènes de sa génération, pour qui la peinture sur toile représentait une adaptation relativement récente de pratiques rituelles ancestrales. Cependant, ce qui distingue Walangkura, c'est la rapidité avec laquelle elle développa un style mature et la reconnaissance dont elle bénéficia. En seulement quelques années, son travail attira l'attention des critiques et des collectionneurs. En 2002, soit trois ans à peine après avoir commencé à peindre, elle eut l'honneur d'une exposition personnelle – reconnaissance rare qui témoigne de la qualité exceptionnelle de son œuvre. Malheureusement, sa carrière artistique fut brutalement interrompue par son décès en 2004, laissant derrière elle un corpus d'œuvres relativement restreint mais d'une intensité remarquable. L'univers pictural de Walangkura s'articule principalement autour d'un des récits les plus importants et les plus répandus de la mythologie aborigène : le Rêve des Sept Sœurs. Ses toiles puisent leur inspiration dans la version de ce mythe associée à Dale Creek, situé à l'est de Warakurna, son pays natal. Cette histoire cosmique, qui résonne à travers tout le continent australien avec des variations régionales, trouve dans l'interprétation de Walangkura une expression visuellement puissante et émotionnellement chargée. Dans ce récit ancestral, sept femmes Napaltjarri sont inlassablement poursuivies à travers le désert par un homme Tjakamarra qui convoite l'une d'entre elles. Cette poursuite traverse des paysages immenses, franchit des sites sacrés, et marque le territoire de son empreinte spirituelle. Malgré tous leurs efforts pour échapper à leur poursuivant, utilisant leur magie et leur ruse, les sept sœurs finissent par trouver refuge dans le ciel, où elles se transforment en la constellation des Pléiades, ce groupe d'étoiles brillantes visible dans l'hémisphère sud. L'homme Tjakamarra, ne renonçant pas à sa quête même après leur transformation céleste, devient la constellation d'Orion, poursuivant éternellement les sept sœurs à travers la voûte étoilée. Dans les peintures de Walangkura, ce récit épique se traduit à travers un langage visuel hautement codifié mais accessible. Les cercles concentriques qui ponctuent régulièrement ses compositions représentent les campements successifs des femmes Napaltjarri durant leur fuite à travers le désert. Chaque cercle marque un lieu de repos, un site où elles se sont arrêtées, où elles ont peut-être accompli des rituels, allumé des feux, partagé de la nourriture. Ces cercles sont reliés entre eux par des lignes qui tracent les itinéraires suivis par les sœurs, créant des cartes à la fois géographiques et spirituelles du territoire traversé. La tension du récit – cette poursuite impitoyable, cette fuite désespérée – se communique à travers la dynamique visuelle de ses toiles. Les motifs s'entrelacent, se superposent, créant un sentiment de mouvement et d'urgence. Les couleurs employées évoquent les paysages du désert : les ocres de la terre rouge, les jaunes des plaines de spinifex, les blancs des lits de lacs salés asséchés, les noirs de la nuit étoilée. Cette palette terrestre ancre le mythe céleste dans la réalité physique du pays Pintupi, rappelant que ces histoires, bien qu'elles se terminent dans le ciel, sont profondément enracinées dans la géographie du désert. Le Rêve des Sept Sœurs, qu'elle a choisi comme thème central de son œuvre, résonne particulièrement dans un contexte familial. Cette histoire de femmes poursuivies, de solidarité féminine face à une menace masculine, de transformation et de transcendance, porte des significations multiples. Elle parle de la loi, du système de parenté, des relations de genre dans la société aborigène, mais aussi, à un niveau plus universel, de résistance, de survie et de la capacité à se transformer pour échapper au danger. La qualité exceptionnelle du travail de Walangkura Reid Napurrula lui a valu une place dans des collections prestigieuses. Ses œuvres figurent notamment à la National Gallery of Victoria à Melbourne, l'une des institutions artistiques les plus importantes d'Australie. Cette présence dans une collection nationale majeure garantit que son héritage artistique sera préservé et accessible aux générations futures, permettant au public de continuer à découvrir et à apprécier sa vision unique du Rêve des Sept Sœurs. Ce qui rend l'œuvre de Walangkura particulièrement poignante, c'est la façon dont elle capture cette dualité entre le terrestre et le céleste, entre le voyage physique dans le désert et la transformation finale en étoiles. Ses peintures sont simultanément des cartes du territoire Pintupi et des diagrammes de constellations, des récits de fuite à travers des paysages arides et des méditations sur l'immortalité céleste. Cette capacité à tenir ensemble ces deux dimensions – le concret et le transcendant, le géographique et le cosmologique – fait partie de la magie de l'art aborigène du désert, et Walangkura la maîtrisait avec une facilité remarquable. Chaque nuit, lorsque les Pléiades brillent dans le ciel du désert australien, elles rappellent cette histoire que Walangkura a si magnifiquement transcrite sur toile. Et dans cette perpétuation du mythe à travers l'art, l'artiste elle-même a trouvé une forme d'immortalité, continuant à raconter l'histoire des Sept Sœurs longtemps après sa mort en 2004. Dans le contexte plus large de l'art aborigène contemporain, Walangkura Reid Napurrula représente une voix féminine essentielle. Bien que le mouvement d'art du désert ait été initié principalement par des hommes à Papunya dans les années 1970, les femmes artistes ont rapidement affirmé leur propre vision, leurs propres récits, leurs propres styles. Walangkura fait partie de cette génération de femmes qui ont enrichi le vocabulaire visuel de l'art aborigène en apportant leurs perspectives sur les histoires du Tjukurrpa, souvent focalisées sur des thèmes liés à la féminité, à la fertilité, à la nourriture et aux cérémonies féminines. Le Rêve des Sept Sœurs est d'ailleurs l'un des récits où la perspective féminine est centrale. C'est l'histoire de femmes actives, non pas victimes passives mais agentes de leur propre destin, utilisant leur savoir et leurs pouvoirs pour échapper à la poursuite, se protégeant mutuellement, et finalement choisissant la transformation céleste plutôt que la capture. Dans les mains de Walangkura, cette histoire devient une célébration de la force, de la solidarité et de l'ingéniosité féminines. Bien que sa carrière ait été brève, l'empreinte laissée par Walangkura Reid Napurrula dans le paysage de l'art aborigène contemporain demeure profonde. Ses toiles continuent à parler à ceux qui les contemplent, racontant inlassablement l'histoire des Sept Sœurs qui courent encore à travers le désert et brillent éternellement dans le ciel nocturne, témoignage vivant de la persistance de la culture Pintupi et de la puissance de l'art comme véhicule de transmission spirituelle. Collection : National Gallery of Victoria

WALTER BROWN JANGALA

Walter Jangala Brown est né en 1977 à Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs dans le centre de l'Australie. Il est issu d’une longue lignée d’artistes, dont l’artiste peintre Pintupi, Ronnie Jampijinpa, peintre très célèbre. Walter s'est rendu au Yirara College, un pensionnat aborigène à Alice Springs. Quand il a fini ses études, il a travaillé pour la Comté pendant 2 ou 3 ans. Il vit maintenant à Nyirripi et est marié à Valérie. Ils ont trois enfants. Il a commencé à peindre en 2007. Il peint essentiellement son Rêve d'Eau (Ngapa Jukurrpa) hérité de son père, Rêve de Serpent (Warna Jukurrpa), et les motifs associés au site de Yumari, un site sacré formé de roches. Il peint également les voyages des Ancêtres Tingari, motifs très secrets et sacrés. Les Tingari ont pris différentes formes, humaine et animale. Les Tingaris étaient généralement des hommes initiés accompagnés de «punyunyu» (novices, hommes non initiés). Les hommes étaient parfois accompagnés de femmes extrêmement puissantes (appelées diversement «Kungka Tjuta», «Minyma Tjuta» ou «Kanaputa»). Comme les hommes iniés, ces femmes initiées étaient accompagnées de femmes non-intronisées, de novices, à qui elles fournissaient un enseignement rituel. Les animaux figurant dans le cycle de Tingari comprennent, entre autres, le dingo, l’émeu, le roi-pêcheur et le quoll occidental. Alors que les Tingari parcouraient de vastes régions du pays, ils organisaient des cérémonies, causaient ou rencontraient des incendies de brousse, chassaient du gibier, cherchaient de la nourriture, se battaient, éliminaient les morts ou les ramenaient à la vie, ont interagi avec des ancêtres totémiques, ont copulé illicitement, fabriqué et utilisé des objets sacrés, ont volé dans les airs et sont morts dans des tempêtes de grêle. Au cours de ces aventures, ils ont créé ou sont devenus les caractéristiques physiques des sites qu’ils ont visités, formant des affleurements rocheux, des points d’eau, des arbres, des lacs salés, des gisements d’ocre, etc. Ces sites qui sont maintenant considérés comme sacrés par leurs descendants, les gardiens actuels de ces lieux. Les Tingari ont également établi la coutume et les lois tribales.

Warlimpirrnga Tjapaltjarri

Warlimpirrnga Tjapaltjarri Warlinpirringa est né à l’Est de Kiwirrkura vers 1955 / 1958. En 1984 il fit la une des journaux lorsque, aîné d’un groupe de Pintupi venu du désert, il rencontre les blancs et la civilisation occidentale pour la première fois. Il s’agit du dernier groupe familial à vivre isolé ; les derniers témoins d’une vie séculaire qui a été celle des Aborigènes pendant des millénaires. Au départ, il pense que les blancs sont des démons. Il confie à un journaliste en 2007 : «Je ne pouvais pas le croire. Je pensais qu'il était le diable, un mauvais esprit et était la couleur des nuages ??au lever du soleil. Protégé des sollicitations par les Aborigènes de Kiwirrkurra, ils se font peu à peu à leur nouvelle vie. Warlimpirrnga, en tant que doyen de ce groupe joue le rôle de tampon. Surtout qu’il est déjà pleinement initié, possède de solides connaissances tribales qui lui confèrent du respect et l’autorité nécessaire. Il possède aussi des pouvoirs de guérison, tout comme son fils aujourd’hui. Ces événements extraordinaires, comme le fait de garder en mémoire le style de vie nomade et les croyances ancestrales tout en ayant adopté le style de vie moderne, ont marqué sa personnalité. Son regard profond et mystérieux tout comme sa présence lui confère un charisme très particulier. Il est par exemple l’un des rares artistes qui aime poser devant l’objectif. En 1987 il demande quelques toiles à la coopérative artistique de Papunya. Ses 11 premières toiles seront exposées par la plus célèbre galerie présentant de l’art aborigène et achetées puis données à la National Gallery of Victoria de Melbourne. Warlimpirrnga s’impose assez rapidement sur la scène artistique australienne et devient en quelques années l’un des artistes majeurs de ce mouvement. La plus grande partie de ses « Rêves » sont des histoires Tingari liées aux sites de Kanapilya, Marruwa et Marna. Il adapte, comme ses deux frères, également des peintres célèbres, Walala et Thomas, les motifs sacrés, ceux peints de façon éphémères sur les corps, sur le sol, les objets sacrés ou les roches. Chaque frère le fait à sa façon. Warlimpirrnga utilise la technique pointilliste classique des peintres aborigènes qui donne un sentiment de vitalité par la vibration qu’elle apporte. Les lignes, légèrement mouvantes, renforcent encore les effets optiques et Warlimpirrnga est passé maître dans l’art de gérer la surface de la toile, d’y insuffler un sentiment de mouvement en manipulant cette ligne, en lui faisant prendre des directions différentes, de la courbe lente à l’angle aigue. Le tout avec le plus souvent deux teintes contrastées. A l’aide de variations subtiles il obtient des formes très puissantes et comme souvent dans l’art aborigène, très modernes bien que remontant à la nuit des temps. Le leader de la « tribu perdue » est marié à sa cousine, Yalti, également artiste. La demande pour ses œuvres a augmenté ses dernières années et son record en vente publique se situe autour de 196 000 €. Awards and Recognition 2021 Wynne Prize, Art Gallery of New South Wales, Sydney - Finalist 2009 26th NATSIAA, Darwin - Finalist 2005 22nd NATSIAA, Darwin - Finalist 2002 19th NATSIAA, Darwin - Finalist Collections • Art Gallery of New South Wales, Sydney • The Kelton Foundation, Santa Monica • Macquarie Group Collection, Sydney • National Gallery of Victoria, Melbourne • Moree Plains Gallery, Moree • Griffith University Art Collection, Queensland College of Art, Brisbane • Harvard Art Museums, Cambridge • Hank Ebes Collection, Melbourne • The Luczo Family Collection, USA • National Gallery of Australia, Canberra • Artbank, Sydney • Museo Sa Bassa Blanca, Mallorca, Spain • Musee du Quai Branly, Paris • Corrigan Collection, Sydney • Luciano Benetton Collection, Venice • Fondation Burkhardt-Felder Arts et Culture, Motiers, Switzerland • Steve Martin collection, USA, New York • SmithDavidson Collection, Amsterdam and Miami

Wendy Brown Nungurrayi

Wendy Nungarrayi Brown est la fille de deux des artistes très importants : Bessie Nakamarra Sims (1932-2012) et Paddy Japaljarri Sims (1916-2010). Elle a deux sœurs et un frère et ils peignent tous. Wendy a quatre enfants et de nombreux petits-enfants dont elle s’occupe lorsqu’elle ne peint pas. Wendy a vécu toute sa vie à Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d’Alice Springs dans le centre de l’Australie. Elle a fréquenté l’école locale, puis a poursuivi ses études au Bachelor College où elle a suivi un cours pré-tertiaire avant d’étudier l’éducation de la petite enfance. En plus d’aider à la distribution de repas à domicile aux personnes âgées, Wendy a travaillé pendant de nombreuses années au centre de garde d’enfants local, mais a dû arrêter de travailler en 2004 car elle souffre d’arthrite chronique. Wendy peint depuis 1987. Elle expose ses œuvres dans des expositions collectives depuis 1988. En raison de son mode de vie chargé, sa production d’œuvres d’art était initialement sporadique. Ce n’est qu’en 2004, lorsqu’elle a pris sa retraite, qu’elle a pu se consacrer à la peinture à plein temps. Wendy peint ses histoires de rêve, des histoires de rêve qui se rapportent directement à la cérémonie, à la terre et au bush tucker. Ces histoires de rêve lui ont été transmises par son père et par son père avant lui.