TED EGAN JANGALA

Ted Egan Jangala est originaire de Yuendumu, dans le sud du désert du tanami. Il a travaillé pendant 25 ans comme pisteur pour la police mais il a surtout été un initié important, s’investissant dans la préservation et la diffusion de la culture aborigène. Il est l’un des fondateurs d’un groupe de danse et de théâtre qui s’est produit à travers le monde. En 2002 il se rend à Paris pour réaliser des peintures traditionnelles en fibres végétales, sur le sol (pour l’exposition Wati, ce mot désignant les initiés. Son principal thème est le Rêve d’Emeu. Ce Rêve voyagea avec un plateau traditionnel pour collecter des baies, des graines, des fruits, de l’eau,….

Teresa Baker

TERESA BAKER Teresa Baker est née en 1977 à l'hôpital d'Alice Springs. Sa mère, Kay Baker, est une Pitjantjatjara de Kanpi et son père un Pitjantjatjara de Yalata. Teresa a passé une grande partie de sa jeunesse avec son grand-père, le célèbre artiste Jimmy Baker, à apprendre le pays et les histoires sacrées qui y sont associées. Aujourd'hui, elle travaille à l'école de Murputja et transmet les connaissances acquises à la génération suivante. A cette période, la communauté en était à ses débuts et n'avait pas de maison. Plus tard, elle a déménagé à Fregon pour vivre avec sa mère, l'artiste Kay Baker. Elle a terminé ses études à Fregon puis à Adélaïde. Après avoir quitté l’école, Teresa a commencé à travailler à l'école de kanpi où elle enseignait la langue Pitjanjara. Teresa a commencé à peindre en 2005 pour le centre d'art. Bon nombre de ses œuvres représentent le personnage de la femme, Marlilu. Comme les autres artistes des communautés méridionales du centre de l'Australie, Teresa affectionne les couleurs chaudes qu'elle mêle avec brio mais elle peut aussi réaliser des compositions avec des jaunes et mauves du plus bel effet. Teresa est mariée et mère de trois enfants et vit actuellement entre Alice Springs, Kanpi et son pays natal à Watarru. Awards 2017 Wynne Prize, Art Gallery of NSW - Finalist 2016 64th Blake Prize - Finalist 2016 Telstra National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award (NATSIAA) - Finalist 2013 Kate Challis RAKA Award - Finalist

TERESA PULA

TERESA PULA Ethnie Anmatyerre – communauté d’Utopia – Désert Central Teresa est originaire des terres de la communauté d’Utopia. Le style artistique de cette communauté est moins marqué que dans les autres communautés célèbres comme Yuendumu, Kintore, Balgo,… . C’est que les artistes vivent en général dans des petites structures de 20 à 100 personnes éparpillées sur une grande superficie. A chaque structure apparaît une certain style…encore que les expérimentations y soient plus nombreuses qu’ailleurs. Teresa est la fille de Barbara Weir, la petite fille de Minnie Pwerle et l'hétière d'Emily Kame Kngwarreye, trois artistes majeurs du mouvement artistique aborigène.

TERRY RUMBLE PETYARRE

Terry Rumble Petyarre groupe Anmatyerre / Alyawarre – Utopia – Désert Central Terry (décédé en 2004) fait partie d’une des plus importantes familles d’artistes aborigènes. Il est le mari d’Abie Loy Kemarre, petite fille de Kathleen Petyarre.

Tess Napaltjarri Ross

Tess Napaltjarri Ross Groupe linguistique Warlpiri – communauté de Nyirrpi – Désert Central Le Rêve de Goanna (lizard) inspire le plus souvent Tess. Il vient de Yarumayi, un site sacré important riche en ocre et d’où l’on tire les pierres qui feront des churingas (objets sacrés). Cette toile décrit plus tout à la fois le retour des goannas et les hommes cherchant des pierres pour les cérémonies (qui vont symbolisées les œufs de goanna. Ce Rêve appartient aux femmes Nungurrayi et Napaltjarri et aux hommes Jungurrayi et Japaltjarri. Tess est née en avril 1949. Elle a suivi de bonnes études, tout d’abord à l’école de Yuendumu puis à Darwin. A son retour elle a collaboré au programme Two-Way d’enseignement de la culture Warlpiri. Elle a aussi travaillé comme traductrice et coninue de participer à de nombreux projets pour la communauté. Elle est mariée à Jack Ross Jakamarra, un initié important de Yuendumu.

TESSIE NELSON

Tessie Nelson Tessie est née dans un village près de Papunya, dans le Territoire du Nord. Sa grand-mère était artiste à Papunya et, petite fille, Tessie l'observait peindre. Installée à Pukatja depuis de nombreuses années, elle compte parmi les artistes émergents du centre d'art.

THEO FAYE NANGALA HUDSON

Theo (Faye) Nangala Hudson est née en 1989 à l’hôpital d’Alice Springs, l’hôpital le plus proche de Nyirripi, une communauté aborigène isolée située à 440 km au nord-ouest d’Alice Springs dans le centre de l’Australie. Elle est née de Mika et Ursula Napangardi Hudson. Theo a fréquenté l’école locale jusqu’à l’âge de 14 ans. Lorsqu’elle a quitté l’école, elle a fait des petits boulots et a ensuite rejoint la patrouille de nuit de Nyirripi, un service qui assure un transport sûr, évite les contacts avec le système de justice pénale et intervient pour prévenir les troubles dans les communautés. Theo est mariée et a trois enfants. Theo a commencé à peindre en 2002, alors qu’elle avait 13 ans, tout d’abord comme un jeu puis vers 2006, elle s’y consacre vraiment. « Je regardais ma grand-mère peindre et j’écoutais ses histoires ». Theo peint les Jukurrpa (rêves) de sa mère et les Jukurrpa de son père, comme le Yuparli Jukurrpa (rêve de banane sauvage) du côté de sa mère et le Pikilyi Jukuurpa (rêve de Vaughan Springs, un thème important pour les Warlpiri) du côté de son père. Ces rêves ont été transmis à travers les millénaires. Theo utilise une palette sans restriction et aime créer des motifs qui représentent une interprétation moderne de sa culture traditionnelle. Lorsque Theo ne peint pas et ne s’occupe pas de sa famille, elle aime aller à la chasse aux Yurrampi (fourmis à miel) et aux Yuparli (banane sauvage).

Theresa Nangala

Theresa Nangala Theresa Campbell Nangala est née en 1985 à Kiwirrkurra, en Australie Occidentale mais non loin de la frontière avec le Territoire du Nord. Theresa peint depuis plus de dix ans et peint régulièrement avec sa mère, l'artiste bien établie Bambatu Napangardi. Bambatu (dit aussi Bombatua) a appris à sa fille à peindre ses histoires et elles collaborent fréquemment sur de grandes toiles ensemble. Bambatu est la veuve de Dinni Campbell Tjampitjinpa, le père de Theresa, également un artiste remarquable du mouvement artistique. La sœur de Theresa, Christine Campbell Nangala, est également une artiste talentueuse.

Theresa Nowee Napaltjarri

Theresa Nowee Napaltjarri groupe Kukatja et Pintupi Theresa est née en 1971. Elle est issue d’une famille qui compte plusieurs artistes très réputés. Son père est Brandy Tjungurrayi sa tantes et ses oncles sont Elizabeth Nyumi, Patrick et Helicopter Tjungurrayi. C’est donc tout naturellement qu’elle se met à la peinture. Elle puise son inspiration dans les motifs associés au « Pays » de son père, situé dans la région de Jupiter Well (un point d’eau dans la région très isolée du Désert Occidental (près de Kiwirrkurra). Elle commence sa carrière en 2001. Elle peut peindre de nombreux thèmes : Nynmi, Pintalpa (Bush Tomato), Mungarraui (Seeds of Damper), Kuniua (Ancestral Snake). Cependant, ses dernières années, elle s’est différenciée des autres artistes de Balgo (sa communauté d’origine) en créant un style plus sobre très différent. Parfois ses œuvres sont marquées par un fond presque monochrome souvent dominé par le blanc. Parfois il s’agit pour elle de couvrir simplement la toile de points de différentes couleurs. L’utilisation des bleus, souvent très doux, confère à ses peintures une atmosphère très particulière. Depuis elle a participé à de nombreuses expositions aussi bien en Australie qu’en Asie, et en Europe. Coll : Laverty Collections

THOMAS RICE JANGALA

Thomas Jangala Rice est né dans le bush en 1938 et a grandi de façon traditionnellement avec son groupe familial près de la ferme d’élevage de Mt Doreen, située à 345 km d'Alice Springs et établie bien avant la création de la communauté de Yuendumu où il vit désormais. Il a appris à chasser avec son père. Il a déménagé à Yuendumu avec ses deux épouses quand il était un jeune homme et a toujours joué un rôle important dans cette communauté. Il a ensuite épousé Jeannie Nungarrayi Egan, qui a des œuvres au Musée du Quai Branly. Il a d'abord travaillé comme traqueur et collaborateur de la police. Il a également travaillé pendant de nombreuses années avec Men's Night Patrol et à l'école en enseignant la culture traditionnelle. Pendant de nombreuses années, il a siégé à plusieurs comités, dont le conseil de Yuendumu, le magasin local, le Central Land Council (CLC) et comme membre du centre d'art Il commence à peindre de façon régulière en 1987. Bien qu'il ait peint de nombreuses histoires, il se concentre essentiellement depuis quelques années sur son Ngapa Jukurrpa (Rêve d'eau) associé au site de Puryurru. COLLECTIONS : Art Gallery of New South Wales, Sydney, Art Gallery and Museum, Glasgow, Akademie Der Kunste Berlin, Australian National Gallery, Canberra, Gantner-Myer Collection, Hida Musuem, Gifu, Japon, Newmont Mining, USA, South Australian Museum, Adelaide

THOMAS STEVENS TJAKAMARRA

Thomas Stevens Tjakamarra (Né vers 1948 - Décédé en 2005) Groupe linguistique : Luritja/Pintupi, Pitjanjatjara et Yankunytjatjara Région : Areyonga, à l’ouest d’Alice Springs, Territoire du Nord, et Mont Davies, Australie-Méridionale (au sud-ouest d’Alice Springs) L’ouvrage « The Heritage of Namatjira: The Watercolourists of Central Australia », édité par Jane Hardy, JVS Megaw et M Ruth Megaw, mentionne que Thomas était le frère cadet d’Eubia Namatjira, épouse d’Ewald Namatjira. Compte tenu de son appartenance linguistique, il est possible qu’il ait grandi à Areyonga, les familles de cette région ayant des liens étroits avec le territoire Pitjanjatjara. Il fut actif dès le début des années 1980. Il est plus connu pour sa production figurative de paysages d'Australie Centrale à l'aquarelle mais il a aussi peint, lors d'un séjour vers 1985 à Papunya notamment, dans un style plus traditionnel. Plus tard, lorsqu'il s'installa à Alice Springs, son travail renoua avec le style aquarelle d'Hermannsburg. Vivienne Johnson, auteure de « Aboriginal Artists of the Western Desert » ©, mentionne que Thomas reçut le nom de peau Tjakamarra après son mariage avec une femme de Papunya. Il illustra des livres pour le Centre de production littéraire de Papunya. Collections Flinders University Art Museum, Adelaide, SA Expositions : 1985 - The Second National Aboriginal Art Award Exhibition, Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin, NT 1988 - Papunya Tula Paintings, Wagga Wagga City Art Gallery, Wagga Wagga, NSW 1991 - The Painted Dream: Contemporary Aboriginal Paintings from the Tim and Vivien Johnson Collection, Auckland City Art Gallery and Te Whare Taonga o Aoteroa National Art Gallery, New Zealand 1991 - Heritage of Namatjira, Flinders University Art Museum, Bedford Park, SA

Thomas Tjapaltjarri

Thomas est encore jeune lorsqu’en 1984 sa famille prend contact avec la civilisation occidentale pour la première fois. En 1987 il expérimente pour la première fois la peinture sur toile mais cette expérience est de courte durer car son âge et donc ses connaissances ne sont pas suffisantes. Il se remettra à la peinture ultérieurement avec succès. Il s’inspire toujours des Cycles Tingari.

Thompson Yulidjirri

Thompson Yulidjirri (c, 1930 - ) groupe Kunwinjku - Terre d'Arnhem Occidentale – région d'Oenpelli Thompson Yulidjirri est un artiste respecté et un initié important en Terre d'Arnhem occidentale. Pendant de nombreuses années, il a joué un rôle important dans l'instruction des artistes jeunes et émergents de cette région. Il est connu pour ses miniatures d'images de Mimi, ses élégantes représentations de brolgas et de dindon sauvage, ses totems, ainsi que pour ses peintures de la cérémonie d'Ubarr, réalisées à la manière des rayons X. Il a été présenté dans plusieurs documentaires et a voyagé outre-mer pour exposer sa peinture. Il est également un danseur respecté qui, dans le cadre d'une coentreprise avec Stalker Theatre et Marageku Dance Companies, a conçu et conçu la production de Mimi, un spectacle qui a débouché sur une tournée en l'Australie, en Europe et dans certaines régions de l'Asie. Il était également l'un des chorégraphes dans le cadre de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Sydney 2000. Depuis 1984, il a participé à de nombreuses expositions collectives en Australie et à l'étranger, dont l'exposition Traditions in Transit de 1992 à New York, ou l'exposition Power of the Land à Melbourne en 1994. Il a également été chargé de produire une peinture pour le nouvel aéroport de Darwin, qui y est exposée en permanence. Coll NGA, Wellington Gallery, ..

TILLY NAPALTJARRI

Tilly Napaltjarri Tilly était mariée à Limpy Tjapangardi, artiste de Papunya Tula et homme Luritja Arrente. Elle a appris à peindre en observant son mari à Papunya, mais ce n'est que récemment qu'elle a commencé à peindre au Centre d'art et de femmes d'Ikuntji, après son déménagement à Haasts Bluff suite au décès de son époux. Tilly est profondément sourde et n'a jamais développé de langage oral, mais maîtrise la langue des signes autochtone. Guérisseuse respectée et chasseuse expérimentée, elle chasse régulièrement des plantes comestibles comme le varan et les larves de witchetty. Son tjukurrpa, « Rêve de l'opossum », raconte l'histoire de sa mère poursuivant un opossum à travers la brousse jusqu'au tronc d'un arbre creux, où il s'est réfugié. Sa mère a allumé un feu au trou à la base de l'arbre, faisant sortir l'opossum du tronc enfumé. C'est pourquoi Tilly est sourde et muette : cela allait à l'encontre du rêve de son enfant, et Tilly fut punie pour l'erreur de sa mère. Tilly peint régulièrement le rêve de son père – le chien ou papa tjukurrpa – et vit sur les terres de son père, autour d'Uluru et de Neunman. Tilly raconte les histoires du peuple-chien chassant et commerçant dans ces contrées, lors de leurs voyages vers Haasts Bluff. Les œuvres de Tilly dégagent une grande spiritualité et une magie profonde. Bien qu'elles soient peu connues du grand public, ceux qui les ont découvertes et en ont saisi la puissance sous-jacente reçoivent un précieux cadeau de cette peintre extraordinaire.

TILO NANGALA

Tilo Nangala (Jurra) (1944 - 1990) Groupe Warlpiri - Yuendumu Tilo est originaire de Yuendumu. Ses œuvres ont été montrées dans des expositions prestigieuses comme "Aratjara" (il est alors un des 42 peintres de Yuendumu ayant participé à la création d’un grand format de 7x 3 m figurant dans cette exposition destinée au public européen), « Dreamings – the Art of Aboriginal  Australia» (une expo itinérante destinée aux USA en 1988/89), "Dreamings" (1990 – South Australian Museum). La plupart de ses toiles se concentrent sur les thèmes du Rêve d’Eau et celui du Rêve d’Emeu.

Timmy Payungka Tjapangati

TIMMY PAYUNKA TJAPANGATI (1940 / 2000– Pintupi) Tim est né à l’Est du lac Mc Kay. Ses parents l’ont élevé dans une optique purement traditionnelle. Devenu adulte, il s’est momentanément installé à Haasts Bluff avec sa femme et leur enfant pour, plus tard, dans les années 60, se rendre à Papunya afin de rejoindre un groupe important de Pintupi récemment implanté. C’est là qu’il commence à peindre au tout début du mouvement pictural. Il a longtemps vécu vit à Kintore avant de s’installer à Alice Springs pour des raisons de santé. Cependant il parvient à assumer les importantes responsabilités de la vie liturgique. Timmy est un personnage clé au sein des cérémonies qui se déroulent aux changements de saison sur le site argileux de Panayingi. Celles-ci sont souvent représentées dans ses Rêves Eau, Serpent, Femme qui danse et Dingo. Timmy est l’un des artistes les plus brillants qui ait assisté à la naissance du mouvement artistique. Ses œuvres sont exposées dans le monde entier et font partie d’importantes collections privées et publiques : National Gallery of Australia, Holmes à Court, Australian Museum, National gallery of Victoria, Museums and Art Galleries of the NT, South Australian Museum, … L’une de ses toiles (Cave Story – 1971 – 30 x 46 cm) a été vendue en vente publique prés de 370 000 F en 1999.

TIMOTHY DEMPSEY TJUNGURRAYI

Timothy Dempsey Tjungurrayi dit aussi Young Timothy Dempsey Né à Haasts Bluff en 1942, il était le frère aîné de Barney Daniels (demi-frère), avec qui il partageait des droits importants sur des sites situés entre Papunya et Napperby. Il est le fils de Timmy Ukinya Tjapaltjarri (1901/1979) un Ngaliya de la région de Mount Doreen et d’une aborigène du groupe Kukatja, Mimpeta (née vers 1920). Le couple adoptera aussi la fille de Gladys Napanangka (née en 1957) après le décès du premier mari de Gladys. Timothy a aussi de très forts liens familliaux avec Mary Dixon Nungurrayi, une artiste douée qui fait une eblle carrière dans les années 1990. Sa femme, Epingka Nangala a également peint de façàn épisodique. Il a travaillé comme gardien de troupeau puis comme mécanicien. Il s’installe à Papunya au début des années 60. Il démarre sa carrière dans le milieu des années 1980 mais ne sera jamais très productif. Il est considéré comme faisant partie du groupe linguistique luritja. Ses œuvres sont souvent emplies de détails, de points fins et serrés et sont marquées par la symétrie et un certain académisme.

Tina Martin Napangardi

Tina Martin napangardi Tina Napangardi Martin Robertson est née en 1960 à Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs. Ses parents et ses grands-parents sont décédés et elle n'a qu'une soeur qui vit dans la communauté de Laramba, près de la station d’élevage de Napperby. Tina est allée à l'école locale de Yuendumu. Elle y a vécu pendant la plus grande partie de sa vie mais vit maintenant à Nyirripi après avoir épousé son deuxième mari, Douglas Wilson. Ils ont un fils né en 1997. Elle a également cinq enfants adultes de son premier mariage. Tina peint depuis 1996. Lorsque les artistes de Yuendumu ont commencé à explorer la création imprimée en 1997, Tina a commencé à fabriquer des sérigraphies et des batiks. Cependant, ce n'est qu'en 2007 que Tina a trouvé le temps de peindre plus régulièrement. Elle peint les histoires de son père, comme Yurrampi Jukurrpa (Honey Ant Dreaming) ou Janyinki Jukurrpa (Yanyinki Dreaming). Elle peint également Ngalyipi Jukurrpa (Snake Vine Dreaming) et plus récemment Pulundari Jukurrpa (Mushroom Dreaming) et bien entendu le Rêve d’Eau.

TINPULYA MERVYN

Tinpulya Mervyn Tinpulya est née dans le bush, près de Kelvin Well, un point d'eau situé non loin de Kunmapi (Kenmore Park), en Australie-Méridionale, en 1945. Ses parents avaient quitté Watarru pour la mission d'Ernabella où ils travaillaient comme bergers. Enfant, elle se souvient du voyage de retour à Watarru avec ses parents, où ils échangeaient des peaux de dingo contre de la farine, du thé et du sucre. Tinpulya a à cœur de transmettre le droit et la culture traditionnels à ses petits-enfants afin qu'ils grandissent forts et fiers. Elle est une figure respectée de sa communauté et possède des connaissances en Ngankari (guérison sacrée). Le savoir culturel se transmet oralement à travers le récit des Tjukurpa (histoires traditionnelles des voyages des ancêtres), qui soutiennent les Anangu (peuple aborigène) non seulement physiquement, mais aussi socialement et spirituellement. La peinture Tjukurpa représente un fragment d'une histoire plus vaste, une histoire vivante où un ancêtre a participé à la création du territoire. Les individus ont autorité et propriété de cette terre, des sites et des récits qui y sont associés. La préservation de ce territoire est primordiale pour les artistes de Watarru, qui sont fiers de collaborer avec le Département de l'Environnement et Heritage SA continue de prendre soin de la terre et de la gérer avec respect et responsabilité. Les artistes les plus âgés de Watarru ont été acclamés pour leurs magnifiques peintures collaboratives. Tinpulya et sa sœur Wipana sont les figures de proue de ces œuvres. Leurs premières œuvres collaboratives ont été commandées par le Département de l'Environnement et Heritage SA et sont désormais exposées en permanence au Parlement d'Australie-Méridionale. En 2007, elles ont remporté un prix important du concours Drawing Together, parrainé par la Commission de la fonction publique australienne, un prix prestigieux qui a attiré plus de 570 participants de toute l'Australie.

TJARIYA (KUNMANARA) STANLEY

KUNMANARA STANLEY Tjariya Stanley est une femme Pitjantjatjara, née à Wingellina en 1939. Guérisseuse traditionnelle (Ngankari), elle est une gardienne précieuse du savoir ancestral. Impliquée dans le centre d'art depuis des décennies, Tjariya a acquis au fil du temps une maîtrise de plusieurs techniques, dont le batik et la peinture. Ses premiers dessins, collectionnés par Charles Mountford dans les années 1940, font partie de la collection du Musée national d'Australie. À ses débuts, Tjariya travaillait à l'atelier d'artisanat, confectionnant des tapis et tricotant des pulls, les premières activités entreprises sur place. Dans les années 1970, elle a appris le batik auprès de Nyukana (Daisy) Baker, suite au voyage de cette dernière en Indonésie. Tjariya est devenue l'une des artistes batik les plus accomplies d'Ernabella. Elle a également appris seule à tisser avec des herbes indigènes et du raphia (tjanpi) et à crocheter des mukata (bonnets) avec la laine de mouton qu'elle file encore à la main. Depuis quelques années, Tjariya se consacre à la peinture. Elle utilise ce médium pour transmettre le tjukurpa (loi) de son pays et de sa famille. La force de son trait a immédiatement attiré l'attention et ses toiles ont été acquises par ArtBank et d'importants collectionneurs privés. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections, dont la Galerie nationale d'Australie et le Musée national d'Écosse. En 2016, Tjariya était finaliste (œuvre collective) du Prix national d'art aborigène et des insulaires du détroit de Torres. Tjariya est un pilier de la communauté et l'âme du centre d'art. Elle préserve la culture avec ferveur et est une conteuse hors pair, prenant plaisir à raconter des anecdotes de son enfance à la mission. Elle a également partagé des récits poignants, relatant son expérience personnelle des essais nucléaires de Maralinga et leurs conséquences sur la communauté d'Ernabella. Ce témoignage a été intégré à la pièce de théâtre Ngapartji Ngapartji, qui a tourné en Australie pendant plus d'un an. L'une des filles de Tjariya, Renita, est également une artiste reconnue d'Ernabella, et son fils Ngunytjima travaille dans l'atelier de céramique. Potier et artiste accompli, il a réalisé en 2013 les pièces en céramique pour la première exposition personnelle de Tjariya à la galerie Alcaston de Melbourne. Tjariya nous a malheureusement quittés en 2020.

TJAWINA PORTER NAMPITJINPA

TJAWINA PORTER NAMPITJINPA Language: Ngaatjatjarra / Pintupi / Luritja Tjawina Porter Nampitjinpa est née vers 1950 près de Tjukurrla, au Nord de Docker River. On est là dans des zones très reculées, en Australie Occidentale mais non loin des frontières avec le Territoire du Nord et l’Australie Méridionale. Tjawina a passé sa jeunesse dans le bush vivant de façon très traditionnelle, se déplaçant dans le désert, comme il y a des milliers d’années, vivant de la chasse et de la cueillette. Ils vont de point d’eau en point d’eau, vivant au jour le jour. Les gens de cette génération ont une connaissance profonde de leur pays. Après la mort de son jeune frère, vers la fin des années 1970, sa famille décide de s’installer à Papunya. Le mouvement artistique est né là en 1971. Elle rejoindra sa région d’origine une fois devenue veuve. Son histoire artistique est calquée sur celle de sa sœur Esther Giles Nampitjinpa et celle de sa demi sœur Nyurapya Nampitjinpa (plus connue sous le nom de Mrs Bennett). Le style et la palette sobre des sœurs se ressemblent ; encore plus la coopération avec un marchand indépendant situé en ville. Là les trois sœurs vont produire des œuvres majeures dans des conditions de vie décentes. Le studio où elles travaillent est propre, climatisé, avec du personnel pour leur faire à manger, disposent de chambres. Elles peuvent se concentrer sur leur travail et uniquement ça. Et les œuvres qui vont sortir sont parmi ce qui se fait de mieux dans l’art aborigène. Les sœurs sont à l’aise sur les grands formats, qui permettent de condenser toute l’histoire sacré d’une région. Car l’art aborigène est une mixe entre cartographie, géographie et histoire mythologique. Les détails sont là mais les teintes restent restreintes, le beige prenant le dessus. C’est alors seulement le rythme des lignes et des points, petits, serrés, et la façon de déposer les points de façon très dense, de manière à créer un aplat ou au contraire en les espaçant et en libérant de l’espace, comme une respiration. Rarement les diagrammes anciens, traditionnels ont trouvé à s’exprimer sur des supports modernes avec une telle force et une telle beauté. Pas d’esbroufe chez ses femmes, la gamme chromatique réduite à sa plus simple expression contraint à trouver la force dans le motif seul, dans la composition. Et les sœurs excellent en la matière. On est ici au sommet de l’art aborigène, car sont réunis la force des motifs millénaires, des récits des temps immémoriaux, et la puissance du médium moderne et de ses possibilités. Faut-il encore le canal qui fera le lien, le plus qui distingue les grands artistes. On peut s’enthousiasmer devant le résultat mais c’est encore plus intéressant quand on devine la richesse de ces toiles. Au niveau plastique, rien à dire, on sait qu’on est devant des chefs d’œuvres mais l’émotion est encore plus profonde lorsqu’on pense au cheminement de ses femmes, à leur histoire personnelle et aux connaissances qu’il leur fallu acquérir (physiques et spirituelles) pour en arriver là. Elles représentent la quintessence de la culture aborigène où les aînés sont respectés pour leurs savoirs. Elles ne savent pas lire ou écrire mais savent parfaitement les chants, les danses, la moindre ondulation des paysages dont elles ont la responsabilité, où se trouve l’eau et la nourriture dans une zone plutôt hostile. La région de Pangkupirri – où il y a un point d’eau permanent (mais aussi les sites de Yumari, Tjukurla et Tjalilli près de Papunya, et Wapurta où des Ancêtres Dingos attaquèrent et mangèrent un Kangourou), est ainsi décrite à l’aide de symbole que nous ne savons pas lire. Ici apparaissent les Femmes qui cueillent les baies, qui les cuisinent. Elle décrit le paysage, les affleurements rocheux, les dunes de sable, les trous dans la roche. Les motifs ressemblent à ceux utilisés par les femmes de son groupe pour des danses nommées Inma. Les sites sont ceux dont sa famille avait la responsabilité, où ils ont chassé, où ils se sont réfugiés (à Punkilpirri se trouve un gouffre où la fraîcheur apportait du réconfort lors des grosses chaleurs et où l’on savait qu’on trouverait de l’eau en période sèche. Une région perdu dans un océan de spinifex mais où on savait trouver la nourriture, les fruits, les baies, le gibier, les insectes, les petits animaux…). Et Tjawina n’est pas seulement une artiste peintre accomplie, elle sculpte aussi avec talent. Depuis la mort de Mrs Bennett et la retraite d’Esther Giles, Tjawina est la dernière à diffuser ces connaissances.

TJAYANKA WOODS

TJAYANKA WOODS (1935 – 2014) Tjayanka Woods, est née vers 1935, près de Ka?ayapi?i, un trou rocheux dans le Grand Désert de Victoria en Australie Méridionale. Enfant, elle menait un mode de vie semi-nomade dans la brousse avec ses parents, campant fréquemment à Kalaya Pirti où ils chassaient le ngintaka (varan / goanna), le tinka (lézard), le kalaya (émeu) et récoltaient des aliments tels que le kampurarpa (raisin du désert), les figues et le maku (larves).Elle a grandi en vivant un mode de vie traditionnel et nomade dans le bush avec sa famille, avant tout contact avec la société euro-australienne. Elle a appris à sculpter des outils de base et des objets décoratifs, ainsi qu'à graver des motifs traditionnels dans le bois (appelés pu?u). Elle a également appris à filer des fils de cheveux sur un fuseau filé à la main et à tisser des anneaux de tête et des ceintures cérémonielles à partir de cheveux et de plumes. Plus tard, les femmes de cette zone produiront des objets en fibres végétales, parfois simplement des paniers mais aussi de véritables sculptures impressionnantes et originales. Cette apprentissage aura donc son importance. Tjayanka Woods a commencé à peindre en 2000, après son installation à Irrunytju. Les femmes de l'endroit ont ouvert un centre d'art, un projet économique communautaire, alors que le mouvement artistique aborigène a débuté depuis trente ans dans la zone plus au nord, en territoire pintupi. Dès le début de sa carrière, Brown a souvent peint avec son amie Anmanari Brown. À la mort du mari d'Anmanari Brown, son amie, en 2007, les deux femmes ont quitté Irrunytju et se sont installées à Papulankutja, sur les terres Ngaanyatjarra. Elles se mettent à peindre pour le centre d'art de cette communauté. Les peintures de Woods portent principalement sur deux thèmes, le Rêve des Sept Soeurs et le Minyma Kutjara Tjukurpa (Rêve des Deux Sœurs), son Rêve personnel. Elles sont structurées comme des cartes dessinées dans le sable au doigts, retraçant le parcours des deux sœurs sur le pourtour de la toile. Elle utilise des lignes continues et pointillées, formant aussi des cercles concentriques, le tout représentant les voyages et les activités des personnages de l'histoire. Tjayanka montre les trous dans les rochers et les formations rocheuses créées par les Sœurs lors de leur marche commune à travers le pays. Le vol de l'aigle, le Rêve de son grand-père, est incorporé aux peintures et survole le chemin des sœurs. « C'est le pays de mon père, près d'Irrunytju. Les Deux Sœurs Ancestrales voyageaient dans ce pays. Mon grand-père, c'est cet aigle dans mon tableau. Vous pouvez voir où il a volé », vous dira-t-elle. L'histoire des Sept Sœurs est un récit puissant et ancien du Temps du Rêve (ou Temps du Rêve) partagé par de nombreux groupes autochtones d'Australie, tous liés à l'amas d'étoiles des Pléiades. Bien que les versions diffèrent selon les groupes linguistiques et les régions, les éléments fondamentaux de l'histoire sont remarquablement cohérents et profondément ancrés dans la culture, l'astronomie et le territoire. La version pitjantjatjara du Rêve des Sept Sœurs, connue sous le nom de Kungkarangkalpa, est l'un des récits aborigènes du Rêve les plus détaillés et les plus répandus. Elle est riche en symbolisme, en géographie et en signification culturelle. En astronomie occidentale, les Pléiades sont connues sous le nom des Sept Sœurs, un groupe d'étoiles de la constellation du Taureau. Les Aborigènes d'Australie reconnaissent ces étoiles depuis longtemps, les voyant souvent comme un groupe de femmes ou de sœurs voyageant ensemble. L'histoire du Rêve raconte l'histoire d'un groupe de femmes ancestrales, généralement sept, voyageant à travers le pays. Elles sont poursuivies par un homme (qui finira lui aussi par rejoindre le ciel pour former la Constellation d'Orion, appelée Wati Nyiru dans la version Pitjantjatjara). L'histoire suit les Sept Sœurs alors qu'elles fuient Wati Nyiru, qui tente constamment de les tromper ou de les piéger afin de les séduire ou de les capturer. Il utilise la magie, le déguisement (il peut se transformer en arbre, en rocher ou en kangourou) et la ruse, mais les sœurs restent intelligentes, insaisissables. En parcourant le territoire pour lui échapper, les sœurs laissent derrière elles des formations géologiques, des points d'eau et des sites sacrés, créant ainsi une vaste ligne de chants qui s'étend sur des centaines de kilomètres à travers l'Australie Occidentale et Centrale. Cette histoire est encodée dans des chants, des danses, des cérémonies et des œuvres d'art. Elle sert également de carte et de code moral, guidant les comportements et les connaissances sur le pays. La figure de Wati Nyiru, est utilisée comme une leçon sur le désir inapproprié, le manque de respect du consentement et l'abus de pouvoir. L'histoire met en lumière la solidarité, l'intelligence et la force spirituelle des femmes qui lui résistent. Finalement, les sœurs s'échappent dans le ciel, devenant les Pléiades, et l'homme devient une partie d'Orion, les poursuivant éternellement dans le ciel nocturne. Il est intéressant de noter que des récits des Pléiades, les « sept sœurs », apparaissent également dans la mythologie grecque, les traditions amérindiennes, les traditions maories et d'autres, suggérant un lien humain profond, peut-être ancien, avec cet amas d'étoiles. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées et publiques dont : Art Gallery of Western Australia, National Gallery of Victoria, National Gallery of Australia Tjayanka Woods était l'une des artistes présentées à la National Gallery of Australia dans le cadre de l'exposition prestigieuse « Songlines : Tracking the Seven Sisters ». Cette exposition itinérante (présentée à Canberra, Plymouth, Paris (Musée du Quai Branly), Berlin et Tampere, en Finlande). n trou roche

TJAYANKA WOODS

TJAYANKA WOODS (1935 – 2014) Tjayanka Woods, est née vers 1935, près de Ka?ayapi?i, un trou rocheux dans le Grand Désert de Victoria en Australie Méridionale. Enfant, elle menait un mode de vie semi-nomade dans la brousse avec ses parents, campant fréquemment à Kalaya Pirti où ils chassaient le ngintaka (varan / goanna), le tinka (lézard), le kalaya (émeu) et récoltaient des aliments tels que le kampurarpa (raisin du désert), les figues et le maku (larves).Elle a grandi en vivant un mode de vie traditionnel et nomade dans le bush avec sa famille, avant tout contact avec la société euro-australienne. Elle a appris à sculpter des outils de base et des objets décoratifs, ainsi qu'à graver des motifs traditionnels dans le bois (appelés pu?u). Elle a également appris à filer des fils de cheveux sur un fuseau filé à la main et à tisser des anneaux de tête et des ceintures cérémonielles à partir de cheveux et de plumes. Plus tard, les femmes de cette zone produiront des objets en fibres végétales, parfois simplement des paniers mais aussi de véritables sculptures impressionnantes et originales. Cette apprentissage aura donc son importance. Tjayanka Woods a commencé à peindre en 2000, après son installation à Irrunytju. Les femmes de l'endroit ont ouvert un centre d'art, un projet économique communautaire, alors que le mouvement artistique aborigène a débuté depuis trente ans dans la zone plus au nord, en territoire pintupi. Dès le début de sa carrière, Brown a souvent peint avec son amie Anmanari Brown. À la mort du mari d'Anmanari Brown, son amie, en 2007, les deux femmes ont quitté Irrunytju et se sont installées à Papulankutja, sur les terres Ngaanyatjarra. Elles se mettent à peindre pour le centre d'art de cette communauté. Les peintures de Woods portent principalement sur deux thèmes, le Rêve des Sept Soeurs et le Minyma Kutjara Tjukurpa (Rêve des Deux Sœurs), son Rêve personnel. Elles sont structurées comme des cartes dessinées dans le sable au doigts, retraçant le parcours des deux sœurs sur le pourtour de la toile. Elle utilise des lignes continues et pointillées, formant aussi des cercles concentriques, le tout représentant les voyages et les activités des personnages de l'histoire. Tjayanka montre les trous dans les rochers et les formations rocheuses créées par les Sœurs lors de leur marche commune à travers le pays. Le vol de l'aigle, le Rêve de son grand-père, est incorporé aux peintures et survole le chemin des sœurs. « C'est le pays de mon père, près d'Irrunytju. Les Deux Sœurs Ancestrales voyageaient dans ce pays. Mon grand-père, c'est cet aigle dans mon tableau. Vous pouvez voir où il a volé », vous dira-t-elle. L'histoire des Sept Sœurs est un récit puissant et ancien du Temps du Rêve (ou Temps du Rêve) partagé par de nombreux groupes autochtones d'Australie, tous liés à l'amas d'étoiles des Pléiades. Bien que les versions diffèrent selon les groupes linguistiques et les régions, les éléments fondamentaux de l'histoire sont remarquablement cohérents et profondément ancrés dans la culture, l'astronomie et le territoire. La version pitjantjatjara du Rêve des Sept Sœurs, connue sous le nom de Kungkarangkalpa, est l'un des récits aborigènes du Rêve les plus détaillés et les plus répandus. Elle est riche en symbolisme, en géographie et en signification culturelle. En astronomie occidentale, les Pléiades sont connues sous le nom des Sept Sœurs, un groupe d'étoiles de la constellation du Taureau. Les Aborigènes d'Australie reconnaissent ces étoiles depuis longtemps, les voyant souvent comme un groupe de femmes ou de sœurs voyageant ensemble. L'histoire du Rêve raconte l'histoire d'un groupe de femmes ancestrales, généralement sept, voyageant à travers le pays. Elles sont poursuivies par un homme (qui finira lui aussi par rejoindre le ciel pour former la Constellation d'Orion, appelée Wati Nyiru dans la version Pitjantjatjara). L'histoire suit les Sept Sœurs alors qu'elles fuient Wati Nyiru, qui tente constamment de les tromper ou de les piéger afin de les séduire ou de les capturer. Il utilise la magie, le déguisement (il peut se transformer en arbre, en rocher ou en kangourou) et la ruse, mais les sœurs restent intelligentes, insaisissables. En parcourant le territoire pour lui échapper, les sœurs laissent derrière elles des formations géologiques, des points d'eau et des sites sacrés, créant ainsi une vaste ligne de chants qui s'étend sur des centaines de kilomètres à travers l'Australie Occidentale et Centrale. Cette histoire est encodée dans des chants, des danses, des cérémonies et des œuvres d'art. Elle sert également de carte et de code moral, guidant les comportements et les connaissances sur le pays. La figure de Wati Nyiru, est utilisée comme une leçon sur le désir inapproprié, le manque de respect du consentement et l'abus de pouvoir. L'histoire met en lumière la solidarité, l'intelligence et la force spirituelle des femmes qui lui résistent. Finalement, les sœurs s'échappent dans le ciel, devenant les Pléiades, et l'homme devient une partie d'Orion, les poursuivant éternellement dans le ciel nocturne. Il est intéressant de noter que des récits des Pléiades, les « sept sœurs », apparaissent également dans la mythologie grecque, les traditions amérindiennes, les traditions maories et d'autres, suggérant un lien humain profond, peut-être ancien, avec cet amas d'étoiles. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées et publiques dont : Art Gallery of Western Australia, National Gallery of Victoria, National Gallery of Australia Tjayanka Woods était l'une des artistes présentées à la National Gallery of Australia dans le cadre de l'exposition prestigieuse « Songlines : Tracking the Seven Sisters ». Cette exposition itinérante (présentée à Canberra, Plymouth, Paris (Musée du Quai Branly), Berlin et Tampere, en Finlande).

Tjimpayi Presley

Tjimpayi Presley Tjimpayi est née en 1967. Elle est la fille de Tjampawa Katie Kawiny qui est également peintre. Tjimpayi est bien connue pour ses sculptures pyrogravées «punu». Cependant depuis un moment, elle se concentre surtout sur les peintures. Elle a mis au point un style particulier avec ses petits cercles qui décrivent son pays.