JIMMY TCHOOGA TJAPANGARTI

Jimmy Tchooga Tjapangarti, 1951 groupe : Warlpiri/Ngardi / Kukatja Lorsqu’on évoque Jimmy, il faut aussi parler de sa femme Angie. Il s’agit d’un couple soudé, peignant parfois des œuvres en commun. Ils sont mariés depuis 1972 et ont cinq fils, une fille et de nombreux petits-enfants. Jimmy crée des lignes audacieuses et Angie complète son travail avec des pointillés fins. Jimmy Tchooga est un artiste important de Balgo, un homme de loi chevronné et le chanteur principal de certaines cérémonies. Le pays de Jimmy est Tjukakarrinyu, à l'est de Balgo dans le désert du Tanami : principalement ses peintures représentent son Tjukurrpa, en particulier l'histoire de la création de son père. Angie est un membre fiable et actif de la communauté de Balgo. Elle est née à Sturt Creek Station où elle a été élevée par des anciens du peuple Tjaru. Elle a terminé ses études à la Old Balgo Mission. Lorsqu'elle a terminé ses études, Angie est retournée à Sturt Creek pour travailler comme domestique. Elle garde de bons souvenirs d'avoir emmené les enfants en excursion dans la brousse pendant cette période. Angie a rencontré son mari Jimmy à la station et ils se sont rendus à Balgo pour se marier. Jimmy et Angie migraient souvent entre Sturt Creek et Balgo jusqu'à ce qu'un fils tombe malade et qu'ils déménagent définitivement à Balgo pour se rapprocher de la clinique. Collections : Seattle Art Museum

JIMMY WULULU

Jimmy Wululu communauté de Ramingining – Terre d’Arnhem Centrale Jimmy Wululu est né vers 1936 à Mangbirri, sur les côtes de la Terre d'Arnhem Centrale. Sil est le gardien spirituel de la région de Djiliwirri, et il est locuteur gupapuyngu. Jimmy Wululu est allé à l'école à la mission sur l'île de Milingimbi. Il appartenait à la deuxième génération à grandir dans la mission. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Wululu et quelques amis ont parcouru 600 kilomètres à l'ouest à travers la terre d'Arnhem jusqu'à Darwin. Le voyage épique de Milingimbi à Darwin fut l'un des événements clés de sa vie. À Darwin, Wululu a vécu et travaillé avec l'Australie blanche le jour et dans atmosphère associée à la vie cérémonielle, traditionnelle la nuit. Malgré ses années à Darwin, Wululu, a subi une initiation complète. À la fin des années 50, wululu est retourné à Milingimbi. Il a commencé à travailler dans le bâtiment. Wululu a travaillé à la fois comme peintre et constructeur dans les années 1960 et 1970, puis s'est mis à pêcher en obtenant un permis de pêche commerciale. Tout au long de cette période, il peint sporadiquement. Dans les années 1980, Jimmy a changé son style de peinture. Son statut supérieur, lié à un niveau de connaissances tribales, lui permet désormais de peindre des dessins auparavant sacrés et interdits. En 1989, Wululu s'est rendu à New York pour assister au vernissage de la grande exposition « Dreamings ». Cette année-là, il a également remporté le Rothman's Foundation Award pour la meilleure peinture traditionnel. Dans les années 1990, il a été l'un des artistes à avoir contribué à la création de plusieurs poteaux funéraires pour le très fameux « Mémorial auborigène ». Cette installation commémorative, manifeste politique et artistique, comprend 200 ossuaires. Ces poteaux symbolisent 200 ans d'occupation blanche de l'Australie. Cette œuvre majeure est aujourd’hui exposée en permanence à la National Gallery of Australia à Canberra. En 1992, il a reçu une bourse d'artiste de l'Aboriginal Art Unit du Australia Council. Plus tard en novembre, la même année, Wululu a présenté une sculpture de sable traditionnelle dans le cadre d'une exposition conjointe à la Canberra School of Art. En 1996, il a également réalisé une autre sculpture de sable sur le parvis de l'Assemblée législative du Territoire du Nord. Jimmy Wululu fait également partie des artistes qui ont participé à une série d'ateliers tenus à Ramingining en 1997 par le graveur Théo Tremblay. Il est décédé en 2005. Les totems traditionnels s’inspires essentiellement de trois thématiques : Niwuda (Miel – souvent représenté par des formes en diamant), Djalumbu (Bûche Creuse – poteau funéraire) et le Poisson-Chat. Il peint également parfois des Oiseaux, Opossum, Turtle Fish, Lézards et Serpents. Mais le Rêve du poisson-chat, souvent représenté de manière répétitive et symétrique, reste le sujet le plus exploité par Jimmy pendant longtemps. Comme beaucoup de peintres de Terre d’Arnhem Centrale il suit à la fin des années 1990 un courant dominé par John Mawurndjul, allant vers un style très pur où les motifs figuratifs disparaissent. On peut croire qu’il s’agit d’une concession à la modernité mais le plus souvent il s’agit au contraire, malgré un aspect très abstrait, de motifs très traditionnels, notamment inspirés des peintures corporelles ou encore de ceux peints sur les ossuaires. Ainsi, le motif à chevrons utilisé dans de nombreuses oeuvres de Jimmy représente les os du poisson-chat. La forme distinctive du diamant découle du Rêve « des hommes de miel ». Son œuvre est aussi marquée par une grande symétrie. On a évoqué son emploi dans la construction pour l’expliquer et il a parfois utilisé une régle pour s’aider dans la construction de ses motifs, chose rare dans l’art aborigène. En plus de sa contribution importante à « The Aboriginal Memorial » (1988) il a participé à plusieurs grandes expositions internationales, notamment : Dreamings, (New York, en 1988) ; Magiciens de la Terre (Paris, en 1989) ; Aratjara, (exposition itinérante qui a tournée en Europe en 1993-94); « Tyerabarrbowaryaou 2 »,( Biennale de La Havane, Cuba, en 1994) ; Stories from the Holmes à Court Collection au Sprengel Museum, Hanovre, en 1995; ou encore « Explained » au Musée d'art aborigène, Utrecht, en 2004. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections importantes dont : Art Gallery of New South Wales Kluge-Ruhe Aboriginal Art Collection of the University of Virginia National Gallery of Australia National Gallery of Victoria National Museum of Australia Queensland Art Gallery,…

JOANNE WEST NAKAMARRA

JOANNE WEST NAKAMARRA (née vers 84 – ethnie Pintupi - Luritja) – communauté de Kiwirrkurra. Joanne est issue d’une grande famille d’artistes. Son père est Bobby West Tjupurrula et sa mère Dorothy Mathews Napanangka. Son grand père était Freddie West Tjakamarra, l’un des créateurs du mouvement pictural. Sa peinture s’inspire des terres dont elle est la gardienne et qui se trouve autour de la commuanuté de Kiwirrkurra. Les cercles symbolisent les points d’eau et les lignes parallèles les dunes (Tali Tjuta) qui environnent cette zone. Les formes en U représentent à la fois les femmes, les initiées et les Ancêtres du Temps du Rêve.

JOANNE YINDIRI GUYULA

Joanne Yindiri Guyula groupe Yolngu - Gapuwiyak – Terre d'Arnhem Orientale « Je m'appelle Yindiri Guyula. J'ai grandi à Dhonydji, mais je suis originaire de Bunhangura. J'ai appris à tisser en observant ma mère, ma tante et ma grande sœur. J'utilise de nombreuses couleurs différentes. J'adore l'orange et le violet. C'est mon style et j'ai appris à obtenir ces couleurs en utilisant différentes racines. Je peux fabriquer beaucoup de choses : des paniers, des nattes, des boucles d'oreilles, des bracelets et bien plus encore. »

JOE JAMES JAPANANGKA

Joe James Japanangka, né vers 1940 / 1946, Joe est né à Lurnpakurlangu (Mt Doreen) et le « pays » dont il est le gardien spirituel est Janyinki, un site associé au Rêve de Femmes et à celui du Rêve de Serpent. Il a vécu à Lajamanu où il a travaillé pendant de nombreuses années comme policier assistant. Il a été employé pour la première fois en 1985 dans le cadre du programme NT Police Aide. Il a commencé à peindre en 1986. Après sa retraite en tant qu'assistant de police, il est resté une figure active dans la communauté, en particulier dans le domaine du droit et de la justice. Cela comprenait la surveillance des transgressions des lois aborigènes et non aborigènes. Il était un membre clé du groupe Lajamanu Kurdiji Law and Justice. Cette toile s’inspire du site appelé Mina Mina. Mina Mina est un site très important à l'extrême ouest du pays Warlpiri. Ce site sacré très important est associé au Rêve de Femmes Karnta Karnta (Women Dreamings) :l'histoire évoque un groupe de Femmes Ancestrales qui ont voyagé loin à l'est au-delà des frontières de leur pays Warlpiri. Les femmes ont commencé leur voyage à Mina Mina, où les premiers bâtons à fouir (Karlangu) ont émergé du sol. collections : National Gallery of Victoria,...

JOE ROSS PWERLE

Joe Ross Pwerle Groupe Alyawarre / Anmatyerre – Utopia – Désert central Joe est l’un de ces leaders qui dirigent les cérémonies sur les terres d’Utopia. C’est aussi un artiste réputé qui livre des toiles marquées par une grande symétrie. collections : Ebes Art Collection

JOHN JOHN BENNETT TJAPANGATI

John John Bennett Tjapangati Groupe Pintupi – Désert Occidental John John (1937 – 2002) a commence sa carrier artistique en 1986. Il a eu une carrière en dent de scie, s’arrêtant parfois en fonction des endroits où il vit. Ainsi quand il quitte l’oustation de Muyin (où il vit avec Uta Uta Tjangala et Timmy Payungka Tjapangati, deux artistes très importants) pour celle de Tjukurla il cesse de peindre. A partir de 1997 il peint de façon très régulière comme sa femme Nyurapayai Nampitjinpa dit Mrs Bennett. Né dans le désert et élevé de façon traditionnelle, John John est un guérisseur traditionnel aux très solides connaissances tribales. Il collabore avec la « clinique » de Kintore où il donne des soins. Il est connu comme l’un des derniers anciens à peindre très doucement, comme plongé dans un état méditatif. A la fin de sa vie il produira aussi des œuvres linéaires où les points sont absents. Il s’inspire ici d’un site tout proche de son lieu de naissance, Tjukula d’où partirent un groupe d’Ancêtres Tingari en direction du nord est. Collections : Holmes a Court Hank Ebes Coll,

JOHN TJAKAMARRA

John Tjakamarra John est né dans les années 1930. Au début des années 1960 il est l’un des premiers Pintupi a vouloir s’installer à Papunya et à observer les hommes blancs. Il va faire partie des premiers artistes du Désert, avec ses amis, Freddy West Tjakamarra ou Yala Yala Gibbs Tjungurrayi. Même si sa production a parfois été mince (en se déplaçant dans des communautés où le matériel n’est pas disponible) John peindra jusqu’à sa mort en 2002. Son style sobre est à l’image de l’image qu’il s’est forgé, un homme silencieux qui a peint avec une concentration extrême. coll: Holmes a Court, Art Gallery of South Aust, Australian Museum, Burke Museum University of Washington (Seattle, USA), Museum and Art Galleries of Northern Territory, Nat Gallery of Australia, Queensland Art Gallery, Fondation Kelton,…

JOHNNY GORDON DOWNS

Johnny Gordon Downs Groupe Jaru (Tjaru) – Balgo - Kimberley Né vers 1940 près de la station Gordon Downs, Johnny Gordon Downs est un locuteur jaru, vivant dans le Kimberley. Il est le gardien spirituel de la région de Mimintilli, près des Stansmore Ranges. Ses principaux Rêves sont Tingari et Eau. Cet artiste, plus que tout autre dans cette communauté de Balgo, a réduit son imagerie à ses éléments les plus simples et met en valeur l'arrière-plan. Cela crée souvent un effet « optique », mais communique de manière plus significative quelque chose du sentiment accablant du pays, avec ses rangées de dunes couvertes de spinifex. Son art peut générer un sentiment de la puissance de la terre. Johnny a longtemps travaillé comme gardien de troupeau avant de rejoindre Balgo en 1989 et de lancer dans la peinture à cette période. Collections : Collection Laverty, University of Virginia USA,

JOHNNY JONES KNGWARREYE

Johnny Jones Kngwarreye naît dans la vaste étendue du désert australien, dans la communauté d’Utopia, dans les régions isolées d'Australie Centrale. Utopia est l’une des terres ancestrales des peuples aborigènes Anmatyerre (et de groupes linguistiques voisins), un lieu où les liens spirituels au pays sont aussi solides que les roches, aussi vivants que les ruisseaux qui s’assèchent avec la saison sèche. De son enfance, Johnny porte en lui les récits des anciens : les Dreamings, les histoires de création, les cérémonies, les chants, les lieux sacrés, la faune, la flore, les formes visibles et invisibles du paysage. Dans sa jeunesse, il apprend les modes de vie traditionnels : comment lire le terrain, suivre les pistes, repérer l’eau, respecter le rythme des saisons, observer les plantes et les animaux. Ces savoirs, transmis oralement, font partie de son héritage culturel. Mais comme beaucoup d’aborigènes de sa génération, il est aussi confronté au monde extérieur — les stations de bétail (fermes d'élevage extensif), les missions, les influences coloniales, la pression sur les terres ancestrales, les bouleversements causés par la modernité. Sa pratique artistique commence à émerger dans ce contexte où le besoin de maintenir vivant le lien au « Pays » coexiste avec les matériaux modernes. Johnny Kngwarreye utilise souvent l’acrylique sur toile, bien que son inspiration remonte aux anciennes peintures corporelles, aux dessins dans le sable, aux motifs sacrés, aux cérémonies. Ses œuvres racontent les Rêves qui lui reviennent du patrimoine familial et communautaire — des récits du Temps du Rêve (la Genèse pour les Aborigènes), des formes de vie ancestrales, des Ancêtres qui ont façonné le paysage par leurs actions, des échos des chants et cérémonies. La très grande majorité de ses compositions s'inspire directement des « peintures sur le sol », le motifs réalisés à même le sol pour les grandes cérémonies. Le style de Johnny, comme celui d’autres artistes de sa communauté, se joue entre figuratif et abstraction. Parfois, les motifs traditionnels — symboles, lignes, points, formes circulaires — se mêlent à des compositions plus larges, où la couleur, l’espace, le geste prennent une grande importance. On y trouve une forte sensibilité au territoire : à la couleur du ciel à l’aube ou au crépuscule, à la lumière sur la terre rouge, aux contrastes entre ombre et lumière, à la saison des pluies qui transforme le paysage. Le rythme du pinceau, le rythme des couches de peinture, la texture, deviennent autant de façons de rendre perceptible ce territoire — pas seulement en tant que paysage, mais comme un “lieu vivant”, habitée par les esprits, les forces, les ancêtres. Johnny peint non seulement pour représenter, mais aussi pour participer : dans le rituel, dans la mémoire, dans la responsabilité. Les œuvres sont à la fois des objets visuels, des porteurs de tradition et des ponts entre le passé et le présent. Elles invitent celui qui regarde à percevoir non seulement la beauté formelle (la richesse des couleurs, la force des contrastes, la composition) mais aussi l’histoire, le respect, la relation.

Johnny Yungut Tjupurrula

Johnny Yungut Tjupurrula Groupe Pintupi – Désert Occidental Johnny est né vers 1930 dans une zone très isolée du Désert Occidentale, au nord de l’actuelle communauté de Kiwirrkura à Tjungimanta. Il a vécu de façon très traditionnelle dans sa jeunesse. Il a vécu un moment à Balgo, à Haasts Bluff beacoup plus au sud, à Papunya avant de s’installer définitivement à Kintore où il vit encore avec sa femme, Walangkura Napanangka, une artiste réputée mais aujourd’hui quasi aveugle et ses filles, elles mêmes artistes Lorraine, Katherine Marshall, et Debra Young Nakamarra . Son frère est Donkeyman Lee Tjupurrula, artiste très influent de Balgo décédé aujourd’hui. Johnny commence à peindre tardivement pour la coopérative de la Papunya Tula, seulement en 1997 en puisant dans les histoires des voyages des Ancêtres Tingari, histoires très secrètes et sacrées. Il va suivre l’orientation des autres artistes de son groupe. Au départ, comme ici, les « Cycles Tingari » sont décrits à l’aide de cercles concentriques reliés par des lignes, le tout avec un pointillisme fin et méticuleux, dans un style caractéristique. Puis, la vue baissant, il abandonne parfois le pointillisme et les couleurs deviennent plus vives. Il est aujourd’hui l’un des derniers artistes de cette génération à produire pour la Papunya Tula et ses œuvres figurent dans les expositions prestigieuses. A noter qu’il a produit des gravures dernièrement. Notre toile décrit plus particulièrement les motifs associés au site de Kirriwiri. Collections : Art Gallery of New South Wales National Gallery of Victoria

Jorna Newberry

Jorna Newberry (c. 1959 - ) Jorna Newberry est née vers 1959 à Angus Downs. Elle partage actuellement son temps entre Alice Springs, où vit sa famille, et Warakurna. Elle commence à peindre au milieu des années 1990 en s’inspirant du pays d’Irrunytju et des histoires qui y sont associées. Nièce du fameux artiste Tommy Watson, Jorna dit elle-même qu’elle a été influencée par lui. Non pas dans les technique, beaucoup plus méticuleuses et variées que chez son oncle, mais plus surement par l’audace, par la volonté de trouver un style personnel, éloigné des motifs traditionnels purs ; ce qui permet également de ne pas dévoiler les motifs sacrés. Le succès de Jorna est assez important en Australie.

Joseph Jura Tjapaltjarri

Joseph Jura Tjapaltjarri Joseph est l’un des hommes de loi respectés du groupe Pintupi. Au début des années 1960 sa famille se déplace encore de façon nomade dans le Désert Occidental sans contact avec l’homme blanc. Leur mode de vie bascule suite à la rencontre avec une patrouille de Jeremy Long qui les encourage à rejoindre Papunya. Suite au décès de son père en 1966 il est élevé par Yumpululu et Willy Tjungurrayi qui deviendront eux aussi des peintres de renom. Joseph commence à peindre en 1986 et connaît rapidement le succès avec une exposition personnelle dès 1988 dans une galerie prestigieuse, chez Gabrielle Pizzi. Ses connaissances tribales et son implication dans le mouvement pictural (il devient en 1999 le président de la célèbre coopéra- tive Papunya Tula) font que les anciens le choisissent pour réa- liser des peintures sur le sol lors des expositions à paris (1997, la Villette, « Peintres Aborigènes d’Australie » puis en 2009 à New York au Musée Herbert F Johnson pour l’exposition « Icons of the Desert »). Ses toiles les plus célèbres représentent une cordelette d’écorce qui prend la forme d’un labyrinthe constitué de lignes sinueuses. Collections : Art Gallery of Western Australia, AIC, Holmes a Court, SCNT

JOSEPH LANE

Joseph Lane Joseph Lane est né à Papunya en 1961. Il est le fils de Maudie Jugadai et de Phillip Lane, et le petit-fils (du côté de sa mère) de Timothy (Timmy) Jugadai Tjungurrayi (1920-1988) et de sa première épouse, Bessie. Son grand-père, Timmy, est né en 1920 dans le lit asséché du ruisseau Alalbi, près de Haasts Bluff, dans le Territoire du Nord. Le père de Timmy était un Ngalia (Warlpiri du Sud) et sa mère, une Luritja. Timmy et sa seconde épouse, Narputta Nangala Jugadai, étaient membres fondateurs d'Ikuntji Artists. Timmy, qui peignait depuis les années 1970, a transmis sa passion à ses épouses et à ses enfants, perpétuant ainsi une tradition picturale qui se poursuit encore aujourd'hui. Joseph Lane a passé une grande partie de sa vie à travailler comme éleveur de bétail entre Haasts Bluff, Glen Helen et Papunya. Il vit aujourd'hui entre Haasts Bluff et Papunya avec son épouse, Ann Lane, née Dixon, également peintre. Le couple peint ensemble à l'atelier Ikuntji Artists depuis de nombreuses années. Le père de Joseph, Phillip, est un Warumungu, originaire d'une région située à 40 km de Tennant Creek. Joseph peint ce territoire et le Ngapa Tjukurrpa (Rêve de la Pluie) itinérant qui lui a été transmis par son père.

Joseph Zimran Tjangala

Joseph est le deuxième fils de Molly Napaltjarri Jugadai et le petit-fils de Narputta Nangala Jugadai, deux artistes importants de la communauté d’Haasts Bluff. Son défunt père, Smithy Zimran Tjampitjinpa était le frère de Ronnie Tjampitjinpa, un des créateurs du mouvement artistique. Smithy a joué un rôle clé à l'époque où Papunya Tula Artists a organisé la création d'une unité de dialyse à Kintore afin que les gens puissent rester dans la communauté plutôt que de déménager à Alice Springs, loin du pays. Joseph peint les histoires associées aux cycles Tingari et au Rêve du Feu de Brousse. Il est également le claviériste du groupe local Sunshine Reggae Band. Né en 1981, il commence à peindre au début de l'année 2008.

JOSEPHINE NANGALA

Josephine Nangala Groupe Pintupi –– Kiwirrkurra - Désert Occidental Josephine est née vers 1950. Elle est née dans une zone très isolée du désert mais ses grands-parents ont décidé de rejoindre la communauté de Balgo où une mission est installée. Josephine assiste à l’époque à des cours donnés par les gens de la mission. Puis sa famille retourne dans le bush où Josephine grandit. Elle se souvient de la première fois qu’elle aperçoit des hommes blancs. Il s’agit de gardiens de troupeau qui leur donnent de la viande. Plus âgée, ses parents la ramènent à Balgo où elle poursuit son éducation auprès des nonnes. Mariée à Cahrlie Wallabi Tjungurrayi avec qui elle s’installe à Kiwirrkurra mais conserve de la famille à Balgo. Elle commence à peindre dans le milieu des années 1990. Elle a dansé pour la soirée d’ouverture des Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Cette toile décrit les motifs du site de Marrapinti maintes fois peints par les femmes pintupi. Collections : Art Gallery of New South Wales The Kelton Foundation

Josephine Napurrula

Josephine Napurrula (Tjupantari) Josephine est née vers 1948, dans le bush. Son père est blessé par un coup de lance lors d’une rixe et doit être hospitalisé (il sera amputé) à Alice Springs. Sa famille s’installe à Papunya à cette époque. Elle est marié à Riley Major Tjangala et ensemble rejoindront la communauté de Kintore lors de sa création en 1981. Lors de visites à la famille de son mari à Haasts Bluff, il lui arrive de peindre. Mais elle débute vraiment sa carrière en 1998. En 2001 elle a le droit à sa première exposition personnelle. Coll : AGNSW, MAGNT, NGA,…

JOSETTE YOUNG

Josette Young (1961 - ) Groupe Arrente (Aranda) – Santa Teresa Josette Young Perrule est née le 28 septembre 1961 sur les terres de la ferme de Yambah, en Australie centrale. Elle vit dans la communauté de Santa Teresa, à seulement une heure d'Alice Springs. Josette est l'une des premières artistes de Santa Teresa à avoir participé à la création, en 1987, du centre d'art de cette petite communauté. Son style pictural s'inscrit dans la lignée des autres femmes du centre, qui créent des pointillés fins, complexes et détaillés, dans une explosion de couleurs. Ce style particulier est appelé « Keringke ». Les peintures de Josette créent des images comparables à une vision cosmique du ciel nocturne. Parmi ses Rêves figurent Apmwe et Kwatye. Josette a participé à plus de 30 expositions collectives en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis au cours de ses 20 ans de carrière artistique. En 2007, la beauté et la complexité de ses peintures ont été reconnues par JB Books, qui a reproduit l'une de ses œuvres pour en faire une couverture d'un livre / journal vierge.

JOSIE KUNOTH PETYARRE

Josie Kunoth Petyarre (c. 1959 - ) Groupe Alyawarre / Anmatyarre – Utopia Josie Kunoth Petyarre est née vers 1959 à Alhakere sur les terres d'Utopia. Son père est Alex Ngwarai et sa mère est Polly Ngale, une artiste bien connue et respectée d'Utopia et ses tantes sont également très célèbres (Kathleen et Angelina). En 1989, Josie est impliquée dans le projet communautaire plus tard intitulé "Utopia: A Picture Story", qui a introduit les femmes d'Utopia à la technique du batik. Les femmes concevraient des batiks de soie racontant des histoires traditionnelles, des scènes de leur vie et des épisodes du Temps du Rêve. L'année suivante, un autre projet communautaire intitulé «Un projet d'été» est venu à Utopia. 10 ans plus tard les artistes d’Utopia se mettent à la peinture acrylique. Josie compose alors des toiles qui s’inspirent des motifs rituels de l’Awelye (cycles associés à la fertilité de la terre) et au Rêve d’Igname. Plus tard elle puisera aussi son inspiration dans la vie quotidienne et ce qu’elle observe lors de ses déplacements. Mariée à Dinni (Dinny) Kemarre, un homme qui a été gardien de troupeau une bonne partie de sa vie, ils vont tous deux se mettre à la sculpture en 2005. Contrairement aux autres sculpteurs s’inspirant quasi exclusivement des initiés avec leurs peintures corporelles et des animaux du bush (ce qu’ils font aussi avec brio), ils osent s’aventurer au-delà en sculptant des sportifs, des objets de la vie moderne comme les voitures et introduisent les couleurs vives. Les peintures de Josie sont également très originales et elle peut être aujourd’hui considérée comme l’un des artistes les plus intéressantes d’Utopia. collections: National Museum of Australia. Berndt Museum of Anthropology. Holmes a Court Collection. Kerry Stokes Collection.

JOY BRISCOE NAKAMARRA

Joy passe son temps entre Alice Springs et Darwin, où vit son fils Dusty (également artiste). Le style de peinture de Joy Nakamarra est assez classique. Ses peintures sont basées sur les rêves de sa famille concernant la collecte de nourriture (« Bush Tucker »). Les créations de Joy Nakamarra sont basées sur ses rêves, principalement axés sur la collecte et la cueillette de nourriture et les cérémonies des femmes. Les rêves de Joy Nakamarra comprennent la collecte de tomates de brousse et la traque des kangourous, la collecte de baies de brousse et de raisins secs, la collecte de pommes de terre sauvage, de haricots et d’eau, la collecte d’oignons sauvages, de fourmis à miel et d’autres thématiques associés aux rêves de femmes. Les formes en U représentent des femmes et elles sont représentées portant des plateaux traditionnels (forme ovale) et des bâtons à fouir (longue ligne). Les cercles concentriques se rapportent aux endroits où les femmes campaient/s'asseyaient, généralement liés à des sites où l'on pouvait trouver de l'eau. Dans chaque coin se trouvent des aliments du bush : prunes du bush, raisins du bush, fourmis à miel et larves witchettys. Les traces d'émeu sont caractéristiques avec leurs trois orteils. Les émeus aiment manger les mêmes fruits du bush que les humains.