Kathleen Ngale

Kathleen Ngale groupe Anmatyerre - Utopia Comme la plupart des Aborigènes qui ont vécu une partie de leur vie sans contact avec l’homme blanc, on ignore la date de naissance de Kathleen mais on suppose qu’elle est née entre 1920 et 1930. Elle fait partie du groupe linguistique des Alyawarre de la communauté d’Utopia. Les œuvres de Kathleen et de sa sœur Polly sont très recherchés et malheureusement rares sur le marché. Ses toiles sont un mixe entre les connaissances traditionnelles de « son Pays », c’est-à-dire la terre dont elle est la gardienne spirituelle, en l’occurrence Arlparra, et une expression plus personnelle. Des milliers de points sont déposés sur la toile, très souvent des points colorés que Kathleen recouvrent ensuite de points blancs qui laissent apparaître le fond coloré uniquement par intermittence et comme par transparence. Ces points décrivent la flore, la géographie du désert dans la région de Arlparra et les sites sacrés associé au Rêve de Prune Sauvage. Selected Collections National Gallery of Australia National Gallery of Victoria, Melbourne Thomas Vroom Collection, Utrecht, The Netherlands Holmas a Court Collection, Perth

KATHLEEN WHISKEY

Kathleen Whiskey Née le 14 janvier 1959, Kathleen était la fille de feu Bill Whiskey, originaire du Mont Liebig. Elle était également la mère de Desmond Impu Tjapaltjarri, jeune artiste prometteur d'Ikuntji. Après une interruption de cinq ans, Kathleen reprit la peinture à Ikuntji début 2009, suite au décès de son père, Bill Whiskey (lauréat du prix NATSIAA). Elle était alors une artiste prolifique. Ses œuvres illustrent l'histoire du Cacatoès de Mitchell (ou Cacatoès blanc) entre Uluru et Kata Tjuta. Elle a appris cette histoire et sa représentation de son père, et elle a transmis ce savoir à son fils et à sa nièce, Rostaria Whiskey. Kathleen est décédée en 2015.

KATHY BAGOT PENGART

Kathy Pengart Bagot Lilly est née à Coniston vers 1950. Sa mère, Topsy Nampijinpa Stockman, est née à Ngalikirlangu, sur les terres des Anmatyerr et des Warlpiri. Le Rêve de la mère de Lilly est Katyerr (raisin sauvage). Lilly a trois frères et cinq sœurs. Le Rêve principal de Lilly est Inkwareny Anengkerr, le Rêve de la Fourmi à Miel. Les lieux Anengkerr de ce Rêve se situent à Inkwareny et Yuelamu. Seules les femmes ont accès aux sites cérémoniels. Lilly et Daisy Penengk sont les gardiennes d'Inkwareny Anengkerr. L'artiste Alison Ngal Daniels est l'une des gardiennes de ce Rêve, tout comme Elsie Mpetyan d'Arangki (Ten Mile).

KATHY QUINN LARRY

Kathy Quinn Larry Kathy Quinn est l'une des plus jeunes artistes d'Ikuntji Artists et peint depuis l'âge de dix-huit ans. Elle est la fille de Roseranna Larry, présidente d'Ikuntji Artists, et la petite-fille de Susie Lane, toutes deux artistes. Kathy a trois enfants et passe la plupart de ses journées au centre d'art pendant que ses enfants sont à l'école. À l'instar de sa grand-mère, Kathy peint principalement des fleurs sauvages et des graines, tout en y apportant sa propre touche. Elle réalise également des scènes de chasse.

KATIE KEMARRE

Katie Kemarre Née en 1943 Groupe linguistique : Alyawarre Pays : Antarrengeny, région d'Utopia, au nord-est d'Alice Springs, Territoire du Nord Sujets : Rêve d'Apeng (fleur de Kurrajong), Ngkweyang (graine de Kurrajong), Awelye (cérémonie des femmes), Pwenty (cérémonie des hommes), pays d'Antarrengeny, scène de camp, Awelye (cérémonie des femmes) et Pwenty (cérémonie des hommes), homme de cérémonie, lac d'Antarrengeny, Merne Ngkweyang (graine de Kurrajong Avant de peindre, Katie a participé à l'exposition « Utopia - A Picture Story » présentant des œuvres en batik de soie de 88 artistes d’Utopia, qui a fait une tournée internationale. C’est une première phase d’expérimentation pour les artistes d’Utopia. En 1988 et 1989, Katie a participé au Summer Project, qui a initié de nombreuxses initiées à l'art de la peinture sur toile. Il n'a pas fallu longtemps avant que la peinture ne devienne un énorme succès et que les artistes cessent de produire des batiks. Le mari de Katie, Greenie Purvis Petyarre, était un initié hautement respecté et un artiste célèbre. Subjects: Apeng (Kurrajong Flower) Dreaming, Ngkweyang (Kurrajong Seed), Awelye (Women's Ceremony), Pwenty (Men's Ceremony), Antarrengeny Country, Camp Scene, Awelye (Women's Ceremony) and Pwenty (Men's Ceremony), Ceremonial Man, Lake in Antarrengeny, Merne Ngkweyang (Kurrajong Seed) Collections Mbantua Gallery Collection, Alice Springs, NT Flinders University Art Museum, Adelaide, SA National Gallery of Australia, Canberra, ACT National Gallery of Victoria, Melbourne, VIC The Holmes à Court Collection, Perth, WA The Kelton Foundation, Santa Monica, USA

KATIE MORGAN PETYARRE

Katie Morgan Petyarre (1959 – 2019) a grandi sur ses terres natales de Kurrajong Bore, dans la région d'Utopia, et a mené une carrière de peintre pendant plus de dix ans. Elle utilisait la technique complexe du pointillisme pour représenter les fleurs et les graines de son Rêve, Atwakeye (Oranger du bush), une histoire qu'elle partage avec ses jeunes sœurs, elles aussi artistes. En 2012, Katie a reçu le prestigieux Prix artistique de la ville de Hobart, devenant ainsi la première artiste aborigène à recevoir cette distinction.

KATIE MORGAN PETYARRE

Katie Morgan Katie Morgan Petyarre (1959 – 2019) a grandi sur ses terres natales de Kurrajong Bore, dans la région d'Utopia, et a mené une carrière de peintre pendant plus de dix ans. Elle utilisait la technique complexe du pointillisme pour représenter les fleurs et les graines de son Rêve, Atwakeye (Oranger du bush), une histoire qu'elle partage avec ses jeunes sœurs, elles aussi artistes. En 2012, Katie a reçu le prestigieux Prix artistique de la ville de Hobart, devenant ainsi la première artiste aborigène à recevoir cette distinction.

KATIE RAMBLE (RUMBLE)

Katie Ramble Katie est née vers 1960. Sa famille comprend plusieurs peintres connus de cette région du centre du Désert Central comme Mary Rumble, sa sœur. Elle s’inspire le plus souvent de son Rêve de Prune Sauvage mais aussi d’autres thèmes comme le Rêve du Kangourou.

KATRINA BROWN NAMPIJINPA

Katrina Nampjinpa Brown est née le 28 mars 1949 à Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Elle a deux sœurs, Peggy et Violet Brown, et un frère, Johnny Brown. Ses parents sont décédés. Katrina a cinq enfants et plusieurs petits-enfants. Katrina a été scolarisée à Yuendumu. Après ses études, elle a travaillé à la clinique de Yuendumu. Aujourd'hui, Katrina peint à Warlukurlangu et aime chasser pour le plaisir. Elle apprécie particulièrement la chasse aux « ngarlkirdi » (larves de witchetty) et aux « yunkaranyi » (fourmis à miel), deux espèces présentes aux alentours de Yuendumu. Katrina a peint plusieurs thèmes dont :« ngapa Jukurrpa » (le Rêve de l'eau), « yunkaranyi Jukurrpa » (le Rêve des fourmis à miel), « watiyawarnu Jukurrpa » (le Rêve des graines) et « warlukurlangu Jukurrpa » (le Rêve du pays du feu). Ces Rêves se situent à l'ouest de Yuendumu. Le Rêve du pays du feu a également été peint par son père.

KATRINA GILES NAPALTJARRI

KATRINA GILES NAPALTJARRI Alice Springs/Tjukurla Groupe: Ngaatjatjarra, and Pintupi/Luritja Katrina Giles Napaltjarri est la fille de Lyle et Sheila Giles et la petite fille d'Esther Giles Nampitjinpa, une artiste célèbre. Elle compte d'autres artistes connus dans sa famille comme Nyurapayia Nampitjinpa, Tjawina Porter Nampitjinpa ou George Ward Tjungurrayi. Katrina est désormais une initiée est participe pleinement aux cérémonies. Elle s'inspire essentiellement des histoires associées aux sites de Yumara, Punkilpirri et Tjalili.. Les motifs créent un effet de scintillement classique des paysages en constante évolution, la brume de chaleur sur le sol du désert. Le mouvement reflète également la vie d'un nomade, se déplaçant et suivant les pluies pour trouver de l'eau douce, ramassant et chassant de la nourriture jusqu'à ce que le sol ne donne plus rien et poursuivant ainsi son voyage de sites en sites.

KATRINA TJITAYI

KATRINA TJITAYI Katrina est née et a été scolarisée à Ernabella. Sa mère a été l'une des premières enseignantes Anangu à l'école Anangu d'Ernabella dans les années 1940. Après ses études secondaires, Katrina a suivi le programme AnTEP à l'UniSA et a obtenu une licence en éducation. Elle travaille dans le domaine de l'éducation anangu depuis plus de 20 ans, notamment en tant que coordinatrice de l'amélioration scolaire. Elle a commencé à peindre au centre d'art fin 2016, d'abord en peinture, puis en céramique. Ses œuvres ont été exposées en Australie et à l'étranger, notamment à Sydney, Alice Springs, Darwin, Broome, Mittagong et Bruxelles, en Belgique. Mère de deux enfants, Katrina est une fervente défenseure des droits de l'enfant. Elle est auteure et a notamment co-animé et écrit « Red Dirt Curriculum : Re-imagining Remote Education », présenté dans le cadre du cycle de conférences Sidney Myer sur le monde rural en 2013. En 2018, elle a reçu le prix Aunty Josie Agius pour son travail de coordinatrice du bien-être à l'école d'Ernabella, poste qu'elle occupe actuellement.

KAUREEN BIRD NANGALA

KAUREEN BIRD NANGALA Kaureen est née en 1996 et fait partie du groupe linguistique des Aranda (Arrente de l'Est), dont le territoire est situé au centre de l'Australie. Sa famille vient de la petite communauté de Santa Teresa (Ltyentye Apurte). Sa mère (Marie Ryder) et sa grand-mère sont également artistes. Elle est mariée au petit-fils d'Ada Bird, une des très célèbres sœurs Petayrre. Les sœurs Petayrre ont eu une influence énorme sur de nombreux artistes. Kaureen peint ici les motifs inspirés directement par les peintures corporelles et cérémonielles utilisés par les femmes pour célébrer les Tyankern / baies, une baie comestible et sucrée. C'est une histoire très importante pour Kaureen, liée à son pays (l'endroit dont elle est la gardienne spirituelle), Ilkawerne (El-go-an-na). Cette histoire, ses chants, ses danses et ses symboles lui ont été transmis par sa lignée maternelle et remonte à la nuit des temps. Kaureen représente généralement les différentes variétés de nourriture du bush que l'on trouve dans son pays, ainsi que les chemins empruntés par les femmes pour les trouver et les cueillir. Ce sont les mêmes itinéraires empruntés par les Ancêtres au Temps du Rêve. Elle intègre également des éléments du paysage : les collines ondulantes et les points d'eau autour desquels poussent les aliments et les médicaments du bush. Nombre de ses peintures représentent l'imuna (nourriture du bush) ; le merne pmerlpe (quandongs), le merne awele awele (tomates du bush), le merne atwakeye (orange sauvage) et l'angkwerrpme (gui). Marie rend hommage aux plantes indigènes de la région en peignant dans des couleurs vives, leur donnant l'impression d'une douce lueur en les entourant de fins points dans des tons chauds et terreux, incluant parfois de subtiles touches de couleurs vives !

KAY LINDJUWANGA

Kay Lindjuwanga Groupe Kuninjku - communauté de Maningrida – Terre d’Arnhem centrale Kay est née en 1954 ou 1957. Elle est issue d’une famille comprenant les plus influents artistes de la région. Son mari est le très célèbre John Mawurndjul, son père Peter Marralwanga et ses frères Ivan Namirrkki et Samuel Namundja sont aussi des artistes confirmés. L’œuvre de Kay Lindjuwanga s’inscrit au cœur de la dynamique artistique de la Terre d'Arnhem centrale, en Australie. Membre éminente du peuple Kurulk, elle a su s'imposer dans un domaine, la peinture sur écorce, historiquement dominé par les figures masculines. Son travail témoigne d'une maîtrise exceptionnelle du rarrk (hachures croisées), technique qui transcende la simple décoration pour devenir une manifestation visuelle du sacré et de la puissance spirituelle des ancêtres. Formée auprès de son époux, le célèbre artiste John Mawurndjul, la grande figure artistique de Terre d’Arnhem Centrale de son vivant, Lindjuwanga a développé une signature visuelle propre qui dialogue avec l’héritage de son père, Peter Marralwanga. Son art repose sur une géométrisation rigoureuse de l'espace pictural, où les motifs de hachures ne servent pas uniquement à remplir des formes, mais à créer un effet de vibration optique. Ce rayonnement, recherché par les artistes de cette région, est censé incarner la présence des êtres ancestraux et la vitalité de la terre. Elle est aussi célèbre pour ses gravures, ses sculptures d’esprits Mimih et ses poteaux funéraires. collections: Collection Kluge-Ruhe, Université de Virginie (USA), Macquarie Bank Art Collection, Art Gallery of New South Wales, Sydney, Musée du Quai Branly, Art Gallery of South Australia, Adelaide Macquarie Bank Art Collection Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin, Museum of Victoria, Melbourne, National Gallery of Australia, Canberra, National Gallery of Victoria, Melbourne,

Kay Napurrula

Kay Rubuntja Napurrula (Kay Willis Napurrula) Groupe Warlpiri – Désert central Kay est née vers 1969 à Willowra. Elle a développé un style bien à elle, constitué de points très fins, déposés minutieusement, en cercle avec juste une teinte sur un fond monochrome, donnant un aspect minimaliste et raffiné. Cela provoque des effets visuels et tout en donnant une atmosphère particulière à ses œuvres, leurs confère un aspect à la fois très contemporain et intemporel. Le cercle est bien entendu l’un des symboles essentiels pour les Aborigènes, représentant notamment un site sacré.

KELLY ANNE GIBSON NUNGURRAYI

Kelly-Anne Nungarrayi Gibson est née en 1986 à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Nyirripi, une communauté aborigène isolée située à 450 km d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Après avoir fréquenté l'école locale, elle a intégré Yirara, un internat aborigène d'Alice Springs, où elle a obtenu son diplôme après la 10e année. Depuis 2009, Kathleen peint pour le centre d'art de Yuendumu. Elle utilise des couleurs acryliques vives pour peindre les Jukurrpa, les Rêves de son père, transmis de génération en génération depuis des millénaires. Kelly-Anne utilise une palette libre pour développer une interprétation moderne de sa culture traditionnelle.

KELLY DIXON

Kelly Dixon Kelly est la fille de l'artiste renommé Kumuntjai Nampitjinpa Dixon (décédé) et de Lindsay Tjapaltjarri (décédée). Sa tante maternelle est Inyuwa Nampitjinpa. Kelly est la petite-fille d'Uta Uta Tjangala (le beau-père de Kumuntjai), membre fondateur de Papunya Tula Artists. Uta Uta a joué un rôle essentiel dans la création de Papunya Tula Artists en 1972, où il a peint sans interruption jusqu'à la fin des années 1980. Il a également beaucoup voyagé dans le désert occidental dans les années 1970, avant de s'installer à Muyin, à l'ouest de Walungurru (Kintore), au début des années 1980. Kelly est née à Lambara, à l'ouest de Warumpi (Papunya), en 1970. Elle est venue pour la première fois à Ikuntji (Haasts Bluff) avec ses parents à l'âge de quatre ans. Kelly a principalement grandi à Ikuntji (Haasts Bluff), bien qu'elle ait beaucoup voyagé. Enfant, elle a déménagé avec sa famille entre Yayayi, Warumpi et Ikuntji. À la fin des années 1970, elle vivait avec sa famille à Warumpi. En raison des importantes migrations dans la région, la communauté de Warumpi connaissait des problèmes croissants de violence et d'alcoolisme. Les anciens de la communauté, dont le grand-père de Kelly, Uta Uta, se sont réunis et ont décidé de retourner sur leurs terres à Walungurru. Ce mouvement s'inscrivait dans le cadre de l'exode rural. À 14 ans, Kelly se souvient avoir voyagé de Warumpi à Yayayi, puis à Lambarra, Waruwiya, Watiyawanu, Nubo (à l'ouest du mont Liebig) et enfin de retour à Walungurru avec sa sœur, Kathleen Dixon, et Neil Murray, instituteur et ancien guitariste du groupe de Warumpi. Elle a fréquenté le Yirrara College à Mpwernte (Alice Springs) avant de retourner à Walungurru, puis à Ikuntji, où elle vit depuis. Dans sa jeunesse, elle se rendait également à Sydney avec sa mère et sa nièce du lycée de Kintore pour enseigner les danses traditionnelles féminines aux élèves. Elle se souvient d'avoir appris à danser et à se peindre le corps à des jeunes filles de 18 ans. À 20 ans, elle est partie à Brisbane pour les vacances scolaires avec son professeur, Jeff Malcombe. Elle se souvient d'y avoir fait du shopping et d'avoir pris le train pour Newmarket ; c'était la première fois qu'elle prenait le train. En 2012, elle a commencé à peindre pour Ikuntji Artists, où elle travaille et peint encore aujourd'hui. Kelly peint le Tjukurrpa (Temple du Rêve) de sa grand-mère maternelle, appelé Minjinperri, situé à l'est de Kintore. Kelly travaille maintenant comme animatrice artistique chez Ikuntji Artists. Elle se consacre actuellement à la création de bijoux à partir de graines d'ininti et de noix d'eucalyptus indigènes. Elle passe souvent des heures à peindre délicatement à la main des graines pour en faire des colliers, des bracelets et des boucles d'oreilles. En 2018, Kelly a obtenu un certificat de niveau 1 en arts visuels auprès du Batchelor Institute d'Alice Springs, où elle a appris à concevoir et à imprimer des tissus, aussi bien numériquement qu'à la main. La même année, ses créations ont été présentées au festival Parrtjima, transformées en grandes lanternes pour l'installation « Forest Space ». Dans le cadre de son travail d'animatrice artistique avec Ikuntji Artists, Kelly a beaucoup voyagé, notamment à Sydney, Brisbane, Darwin et Adélaïde.

KELLY DIXON NUNGURRAYI

KELLY DIXON NUNGURRAYI Kelly est née à Lambara, à l'ouest de Papunya, en 1970. Elle est arrivée à Haasts Bluff avec sa mère et son père à l'âge de quatre ans. Kelly a principalement grandi à Haasts Bluff, bien qu'elle ait passé beaucoup de temps à voyager, comme de nombreux aborigènes. Ainsi, quand elle était enfant, elle a déménagé entre Yeyi, Papunya et Haasts Bluff. À la fin des années 70, elle vivait avec sa famille à Papunya. En raison des grandes migrations dans la région, la communauté de Papunya connaissait de plus en plus de problèmes de bagarres et d'alcool – ces soucis diminueront avec l'interdiction de l'alcool dans toutes les communautés aborigènes du Territoire du Nord. Les hommes les plus âgés de la communauté, dont le grand-père de Kelly, Uta Uta Tjangala (un homme important et l'un des créateurs du mouvement artistique) se sont réunis et ont décidé de retourner dans sur leurs terres traditionnelles à Kintore. Avec la réapropriation des terres ce mouvement de retour vers l'Ouest pour les Pintupi s'accentuera entre le milieu des années 70 et le début des années 1980. Kelly est issue d'une famille qui compte de nombreux peintres iùmportants. Sa mère est Alice Nampitjinpa Dixon et son père Lindsay Tjapaltjarri, sa tante Inyuwa Nampitjinpa ou encore son grand père que nous venons d'évoquer. Quand Kelly avait 14 ans, elle se souvient avoir voyagé de Papunya à Yayayi, à Lambarra, Waruwiya, Mt Liebig, Nubo (à l'ouest du mont Liebig) puis à Kintore avec sa sœur, Kathleen Dixon, institutrice et l'ancien guitariste du groupe Warumpi, Neil Murray (Warumpi, un groupe pop avec des Aborigènes et 1 blanc sera parmi les premieres formations musicales dans les communautés à connaître un certain succès). Elle a fréquenté l'école au Yirara College à Alice Springs avant retourner à Kintore, puis à Haasts Bluff, où elle vit depuis. Dans sa jeunesse, elle s’est également rendue à Sydney avec sa mère et sa nièce pour enseigner la danse traditionnelle. Elle se souvient avoir enseigné à des élèves de 18 ans à danser et à peindre leur corps. À l'âge de 20 ans, elle s'est rendue à Brisbane pour les vacances scolaires avec son professeur Jeff Malcombe. Elle se souvient avoir fait ses courses là-bas et avoir pris le train pour Newmarket; la première fois qu'elle avait pris un train. À trente ans, Kelly a commencé à travailler à la garderie d' Haasts Bluff. En 2012, elle a commencé à peindre pour le centre d'art. Kelly s'inspire du Rêve / Tjukurrpa de sa grand-mère maternelle associé au site de Minjinperri, situé à l’est de Kintore. Elle passe beaucoup de temps sur la fabrication de bijoux à partir de graines et de noix de gommiers. Elle passe souvent des heures à peindre délicatement à la main des graines qui deviendront des colliers, des bracelets et des boucles d'oreilles. En 2018, Kelly a obtenu avec succès un diplome en arts visuels au Batchelor Institute d'Alice Springs, où elle a appris à concevoir et à imprimer des tissus, à la fois numériquement et à la main, tout en exposant ses peintures un peu partout en Australie. La même année, les créations de Kelly ont également été présentées au festival Parrtjima, transformées en grandes lanternes dans leur installation «Forest Space». Les peintures de Kelly se concentrent sur «Tali» qui désigne les collines de sable. Les cercles concentriques au centre de ses peintures représentent un point d'eau important et sacré proche de Kiwirrkurra dans le désert occidental. Ce point d’eau est un lieu culturellement important pour Kelly, comme beaucoup de femmes Pintupi, car c’est un lieu où sont célébrées les cérémonies féminines.

Kenny Williams Tjampitjinpa

Kenny Williams Tjampitjinpa Kenny Williams Tjampitjinpa a vu le jour aux alentours de 1950 à Iliya, non loin de l'actuelle localité de Kiwirkurra, au cœur des terres arides du désert occidental australien. Fils aîné de Naata Nungurrayi et de son premier époux Pilamartitja Tjangala (vers 1917-1961), Kenny a connu une enfance marquée par la tragédie : son père périt de soif dans le désert deux années avant que leur groupe ne rencontre pour la première fois des hommes blancs. Surnommé Sandy Nim Nim durant son enfance, le jeune Kenny parcourut les étendues désertiques avec sa famille, suivant les routes ancestrales et les points d'eau vitaux, jusqu'à cette rencontre décisive en 1963 avec la patrouille de Jeremy Long, du Welfare Branch. L'année suivante, une nouvelle patrouille les conduisit à Papunya, marquant le début d'une nouvelle ère dans leur existence. Kenny demeura longtemps à Papunya avant de retourner vers sa terre natale au début des années 1980, lorsque fut fondée la communauté de Kintore. C'est là qu'il épousa une fille de Walangkura Reid Napurrula et s'établit pour un temps avec son beau-frère Ronnie Tjampitjinpa à l'avant-poste de Redbank (Ininti), à l'ouest de Kintore. Cependant, le manque d'eau – ce problème ancestral du désert – les força finalement à abandonner ce lieu. Le site de Walawala, près de Kiwirrkurra, demeure le territoire principal de Kenny, son « homestead » spirituel et culturel, le lieu où son identité s'enracine le plus profondément. C'est en mai 1988 que Kenny Williams entama sa carrière de peintre pour Papunya Tula Artists, l'organisation coopérative qui a joué un rôle crucial dans la reconnaissance internationale de l'art aborigène du désert. Aidé par Ronnie Tjampitjinpa, il commença à transposer sur toile les Rêves ancestraux liés aux terres entourant Kiwirrkurra. Après une période passée à Wiluna, Kenny revint à Kintore où il put se consacrer plus intensément à son art, développant progressivement le style distinctif qui le caractérise aujourd'hui. Sa vie conjugale connut plusieurs chapitres. Marié à Mantua Napangati, il vécut avec elle à Kintore jusqu'à ce que des problèmes de santé contraignent son épouse à s'installer à Alice Springs pour des traitements de dialyse. Kenny choisit de rester à Kintore, terre de ses ancêtres, et se remaria en 2003 avec Eileen Napaltjarri, fille de Charlie Tarawa, elle-même artiste pour Papunya Tula Artists. Cette union témoigne de l'importance des liens familiaux et artistiques au sein de la communauté. L'univers pictural de Kenny Williams s'articule principalement autour de deux Rêves fondamentaux : celui du serpent python et celui de Ngamanpura, un marécage situé à l'ouest de Kintore. Ce lieu revêt une importance particulière car, lors des bonnes saisons, y pousse une baie noire qui porte le même nom et qui constituait une ressource précieuse pour son peuple. Ces récits ne sont pas de simples histoires ; ils incarnent la loi, la géographie sacrée et l'histoire du territoire Pintupi. Le pays de son père, Yirrukurlu, se trouve quant à lui au sud des Pollock Hills, ancrant encore davantage l'artiste dans une géographie à la fois physique et mythologique. La reconnaissance du talent de Kenny Williams ne tarda pas. Pendant plusieurs années, il assuma les responsabilités de président de Papunya Tula Artists, position qui témoigne du respect que lui portent ses pairs. L'année 2000 marqua un tournant majeur dans sa carrière lorsqu'il remporta le prestigieux Telstra National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, l'une des distinctions les plus importantes dans le domaine de l'art autochtone australien. Cette consécration confirma ce que les connaisseurs savaient déjà : Kenny Williams était devenu un maître incontesté de son art. Ce qui distingue véritablement Kenny Williams, c'est son approche méthodique et perfectionniste de la peinture. Contrairement à certains artistes qui travaillent rapidement, portés par un geste spontané, Kenny avance lentement, avec une minutie presque méditative. Chaque toile est le fruit d'un travail patient et extrêmement soigné. Son œuvre se caractérise par un jeu de lignes raffinées, des motifs en zigzag exécutés avec une précision remarquable, le tout orchestré dans une palette de tons terreux subtils – ces ocres, ces bruns, ces beiges qui évoquent les couleurs changeantes du désert selon la lumière. L'effet produit par ses compositions est souvent hypnotique. Le regard se perd dans ces méandres de lignes, suit ces chemins sinueux qui semblent vibrer et onduler sur la surface de la toile. Il y a quelque chose de presque méditatif dans la contemplation d'une œuvre de Kenny Williams, comme si le temps ralentissait, comme si l'on entrait dans le rythme patient du désert lui-même. Collections : Museum and Art Galleries of the Northern Territory, Art Gallery of New South Wales, Artbank, Sydney, Hank Ebes Collection, Melbourne Luciano Benetton Collection, Venice Jacqui McPhee Collection, Perth

KERSHINI COLLINS NAPALTJARRI

Kershini Napaljarri Collins est née le 19 juillet 1996 à Alice Springs. Elle vit et peint actuellement à Yuendumu, une communauté aborigène située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs. Quand ses deux parents sont morts, alors qu'elle est encore jeune, elle et ses frères et soeurs sont allés vivre avec Alma Nangala Robertson, sa tante, qui est également artiste. Kershini fréquentait l'école à Yuendumu et peignait parfois au centre d'art pendant ses vacances scolaires. Elle a commencé à peindre régulièrement en 2014. Elle s'inspire essentiellement du Ngatijirri Jukurrpa (Rêve de Perruche) et Marlu Jukurrpa (Rêve de Kangourou). Ces rêves sont situés à Jila (Chilla Well), un site argileux retenant l'eau à l’ouest de Yuendumu. Ces rêves ont été transmis à Kershini par son père et ses tantes. Le site présenté dans ces peintures est souvent Yangarnmpi, au sud de Yuendumu associé au Rêve de Perruche (Ngatijirri). Les «Ngatijirri» sont de petits oiseaux de couleur verte originaires du centre de l’Australie. Ils sont communs dans la région de Yuendumu, en particulier après les pluies d’été. Les hommes chassaient les nids de ‘ngatijirri’, en leur enlevant les œufs et les oiseaux juvéniles, qui sont tous deux considérés comme des mets délicats. Les hommes allaient également à la recherche d’adultes, qu’ils tuaient en balançant des branches, des boomerangs et avec de lourds bâtons. Ce Rêve s’est rendu à Yangarnmpi en provenance de Patirlirri, près de Willowra, à l’est de Yuendumu, puis plus loin à Marngangi, au nord-ouest du mont Dennison et à l’ouest de Yuendumu. Chaque fois que les «Ngatijirri» Ancestraux atterrit, Ils effectuent des cérémonies, chantant et dansant alors qu’ils volent et se perchent dans les arbres. Les sites de ces cérémonies sont décrits dans ce tableau sous forme de cercles concentriques, tandis que les formes en croix représentent les empreintes des oiseaux sur le sol et donnent une indication du grand nombre de 'ngatijirri' que l'on peut trouver près de Yangarnmpi et d'autres sites à proximité à Yuendumu. Après de bonnes pluies, le ngatijirri peut se reproduire plusieurs fois, ce qui entraîne une explosion de la population en peu de temps. Les dépositaires de ce Rêve sont des femmes Napaljarri / Nungarrayi et des hommes Japaljarri / Jungarrayi.

KETURAH ZIMRAN

Keturah Zimran Keturah est née à Haasts Bluff en 1978. Elle est la benjamine de Molly Napaltjarri Jugadai et de Smithy Zimran. Du côté de sa mère, ses grands-parents sont Narputta Nangala Jugadia et Timothy Jugadai Tjungurrayi. Narputta était membre fondatrice du groupe Ikuntji Artists et peignait depuis les débuts du mouvement de peinture du désert occidental dans les années 1970. Elle est née à Karrkurutjintja (lac McDonald). Les droits sur ce territoire lui ont été transmis par son père, Talaku Tjampitjinpa, puis par sa mère, Molly, et enfin par Keturah. La grand-mère et la mère de Keturah sont aujourd'hui décédées, et Keturah est la seule fille de cette lignée d'artistes à perpétuer cette histoire à travers ses peintures. Smithy Zimran, le père de Keturah, était le frère cadet de Ronnie Tjampitjinpa et de Yuyuya Nampitjinpa. Il était le plus jeune fils de Minpuru Tjangala, le frère aîné d'Uta Uta Tjangala. Uta Uta était le père de Kumuntjai Nampitjinpa Dixon, artiste ikuntiji aujourd'hui disparu, et l'un des membres fondateurs du mouvement de peinture acrylique à Warumpi (Papunya). Le territoire de Smithy se situe aux alentours de Lampintja, au sud-ouest de Walungurru (Kintore). Smithy est né en 1949 dans le bush, à Pinari, près de Walungurru (Kintore). Enfant, il s'installe à Ikuntji (Haasts Bluff) en 1956 avec ses parents, puis rejoint l'exode Pintupi vers Kintore en 1981. Tout au long de sa vie, Smithy a été un leader et un éducateur important, dirigeant notamment la CANCA (Combined Aboriginal Nations of Central Australia) et contribuant à la déclaration historique de Kalkaringi et à la création d'une unité de dialyse à Kintore. Dans les années 1980 et 1990, Smithy a peint avec le groupe d'artistes Papunya Tula. Il est décédé en 2000. Issue d'une famille d'artistes reconnus, Keturah s'est consacrée sérieusement à la peinture en 2005. Développant un style unique et audacieux, elle acquiert rapidement une renommée nationale et internationale. Son œuvre fait désormais partie de la collection du Parlement et elle a été finaliste de nombreux prix artistiques, dont le prix Vincent Lingiari en 2019. Keturah est mariée à Billy Pareroultja, artiste Ikuntji, et mère de huit jeunes enfants. Voici son histoire, racontée par elle-même : « Je suis née et j’ai grandi ici. J’y vis depuis longtemps, Ikuntji est ma maison. Ma mère est d’ici, mon père de Kintore. Il repose au cimetière près de l’église. Petite, je regardais ma grand-mère et ma mère peindre. C’est en grandissant que j’ai compris que je voulais peindre. J’ai commencé à peindre en 2005, et mon frère peint aussi. Il peint des waru, des rêves de feu de brousse. Je peins les dunes de sable, comme ma mère, ainsi que les sœurs Napaltjarri. J’ai maintenant ma propre famille. J’ai sept enfants, deux petites-filles et deux petits-fils. Mon mari est également peintre. Il peint le pays de son grand-père : le lac Mackay. J’aime peindre ; la peinture m’aide à oublier mes soucis. Je peins tous les jours. Ma grand-mère me disait quand j’étais petite : « Un jour, tu peindras. » » Elle m'a dit de ne pas me tromper, de prendre soin de moi et de persévérer. Quand je regarde mes tableaux, je suis heureuse. Ma mère et moi étions plus proches quand je peignais ; je souhaite pouvoir peindre toujours. À huit ans, nous sommes allés au lac Karrkurrutingtja. Nous avons fait le tour du lac, je me souviens avoir joué dans le sable blanc, puis nous sommes allés nous baigner. Joe Multa et Timmy Jugadai sont venus nous chercher la nuit. Les dunes de sable que je peins représentent l'histoire de ma mère et les rochers, la mienne. Mes tableaux racontent notre histoire. Jeffery est mon autre frère ; il joue dans un groupe et est aussi peintre. Je suis fière de mes frères. À l'origine, nous avons grandi du côté de mon père à Kintore. Puis, à dix ans, nous avons déménagé ici (à Haasts Bluff) et j'ai grandi avec ma grand-mère. Ma mère nous a rejoints en 1985, bien plus tard. À Kintore, j'allais à l'école où mon père travaillait, dans le bureau. C'était un homme d'église. Il était pasteur et prenait soin des gens. Il a déménagé à Alice Springs lorsqu'il est tombé malade. Mon père m'a donné mon prénom, Keturah, tiré de la Bible ; il vient de la Genèse, chapitre 26. C'est le nom de la femme d'Abraham. Ma mère travaillait à la clinique comme agente de santé.

KIM BUTLER NAPURRULA

Kim Butler Napurrula (1971 - 2016) Groupe Pintupi – Désert Occidental et terres APY Kim Butler vivait dans la communauté de Tjukurla avec sa mère, Katjarra (Katarra) Butler Napaltjarri, et sa jeune fille. Son père, Anatjarri Tjakamarra (Katarra était sa seconde épouse), était un artiste réputé, et elle a peint aux côtés de sa famille pendant de nombreuses années. Anatjari Tjakamarra et son groupe familial sont parmi les dernières personnes à quitter le désert et une vie purement traditionnelle. Ils commencèrent à marcher vers Papunya en 1966. Kim est décédée tragiquement à un jeune âge le 29 décembre 2016.

Kim Butler Napurrula

Kim Butler Napurrula GROUPE Pintupi / Luritja COMMUNAUTÉ: Tjukurla, WA Kim Butler Napurrula est née le 8 mars 1971 dans le bush près de la communauté de Titjikala dans le désert occidental. Elle est la fille de l'artiste très célèbre Anatjari Tjakamarra, l'un des fondateurs du mouvement artistique. Cette famille a vécu de façon très traditionnelle, sans contact avec le monde blanc jusqu'en 1966. Katarra Napaltjarri, la deuxième épouse d’Anatjari, est la mère de Kim. Kim est décédée tragiquement le 29 décembre 2016.