KIRSTY ANNE NAPANANGKA MARTIN BROWN

Kirsty Anne Napanangka Martin-Brown est née à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Nyirripi, une communauté aborigène isolée située à 450 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Elle est la fille d'Agnes Nampijinpa Brown et la petite-fille de Molly Napurrurla Martin, toutes deux artistes. Elle a un frère et une sœur. Kirsty a été scolarisée à Nyirripi et à Yuendumu, une autre communauté aborigène isolée située à 150 km au sud-est de Nyirripi, avant d'intégrer le Kormilda College, un internat aborigène à Darwin. Après ses études, elle est retournée à Nyirripi où elle a d'abord travaillé à l'épicerie du village, puis à la garderie. Elle a deux enfants. Depuis 2005, Kirsty peint apour le centre d'art aborigène situé à Yuendumu. Kirsty peint son Mina Mina Jukurrpa, le Temps du Rêve, transmis par son père. Ces récits, intimement liés à sa terre, à ses caractéristiques et à la faune et la flore qui la peuplent, se transmettent depuis des millénaires. « J'ai appris à connaître ma culture… Je connais le Temps du Rêve. Je me sens fière et plus proche de ma culture lorsque je peins mon pays.» Kirsty utilise une iconographie traditionnelle et une palette de couleurs libre pour développer une interprétation moderne de sa culture ancestrale.

KITTY SIMON NAPANANGKA

Kitty Simon Napanangka Groupe Warlpiri - Lajamanu - 1996 Kitty est née vers 1948. Elle commence à peindre à la fin des années 1980, à Yuendumu, puis s’arrête, ou mais un frein à sa carrière, pour s’occuper de sa famille avant de reprendre la brosse après 2008. A partir de 2013 son style change. Elle abandonne le style pointilliste pour des aplats déposés de façon vigoureuse. Les teintes et les contrastes se font plus légers. Elle évoque le plus souvent dans des compositions à l’aspect presque abstrait le site cérémoniel de Mina Mina. Le rêve décrit une histoire dans laquelle des femmes de tous âges chantent et dansent jour et nuit, donnant vie à tout, des nuages, des points d'eau, à la vie végétale et aux animaux. Des soucis de santé ralentisse sa production à partir de 2020.

Kudditji Kngwarreye

Kudditji Kngwarreye Kudditji Kngwarreye (vers 1928–2017 - prononcé goo-beh-chi et surnommé Goob) est l’un des artistes aborigènes les plus fascinants de sa génération. Il a vécu les profondes transformations qui ont marqué les communautés aborigènes au XXe siècle : la colonisation, la sédentarisation, puis l’émergence d’un art qui, tout en puisant dans les récits ancestraux, s’est affirmé comme une force majeure de l’art contemporain mondial. Il existe des artistes dont l’œuvre semble émerger non pas d’un simple geste, mais d’un sol, d’une mémoire, d’une terre qui parle à travers eux. Kudditji Kngwarreye est de ceux-là. Né vers 1928 dans la région d’Utopia, au nord-est d’Alice Springs, dans le désert du Territoire du Nord, cet homme fut tour à tour gardien de la loi coutumière, initié, éleveur, enseignant culturel, et enfin peintre — mais un peintre dont le travail bouleverse les frontières entre abstraction contemporaine et traditions millénaires. Kudditji a commencé à peindre tardivement, dans les années 1980, dans le sillage du mouvement artistique d’Utopia, initié notamment par sa sœur (il est dit qu'ils étaient frères et sœurs de sang, pour certains ils ne l'étaient pas), la célèbre Emily Kame Kngwarreye. Pourtant, son parcours et son style ont rapidement pris une voie distincte, marquée par une abstraction lyrique et une palette lumineuse qui lui sont propres. Son œuvre, à la fois radicale et subtile, interroge la frontière entre tradition et modernité, entre mémoire et invention. Gardien du Rêve d'Emeu, il était investi dès sa jeunesse d’un rôle culturel fondamental : celui de gardien de sites sacrés et transmetteur des savoirs ancestraux. Sa vie a été imprégnée du Rêve / Tjukurrpa — ce concept fondateur du monde aborigène que l’on traduit souvent par "Dreaming" ou "Temps du Rêve", mais qui dépasse largement ces traductions. Il s’agit d’un système complexe de lois spirituelles, écologiques et sociales, un ordre cosmologique gravé dans le paysage et incarné par les êtres vivants. Avant même de peindre, Kudditji "lisait" le paysage — non pas en observateur, mais en initié. Il connaissait les lieux de pouvoir, les chemins des ancêtres, les lignes de chant invisibles qui relient les sites sacrés. Ce savoir-là, il ne l’a jamais trahi. Et lorsque, dans les années 1980, il se tourne vers la peinture, ce n’est pas pour illustrer ces récits, mais pour en restituer la résonance cosmique. À ses débuts, Kudditji adopte, comme d'autres artistes d’Utopia, le style pointilliste hérité de l’école de Papunya, en accord avec les conventions iconographiques qui encadrent la représentation des récits sacrés. Mais rapidement, il s’en éloigne. Alors qu'on attend de lui qu’il "peigne comme les autres", il fait un choix audacieux : il abandonne les symboles narratifs, les tracés minutieux, les motifs traditionnels. À leur place, il construit des plans de couleur d’une intensité rare, vastes aplats vibrants, juxtaposés ou fondus les uns dans les autres, dans une tension chromatique proche de l’abstraction lyrique occidentale. Ses toiles deviennent alors des champs de présence. Elles ne racontent pas une histoire, elles incarnent une sensation, une mémoire, un savoir. Les grandes masses colorées évoquent les teintes changeantes du désert à l’aube ou au crépuscule, les ombres portées des collines sacrées, les reflets fugaces sur le sable après la pluie. On y lit parfois une horizontalité implicite, comme une terre vue de loin, de haut, ou du dedans. Les couleurs — rouges profonds, oranges incandescents, bleus célestes, ocres brumeux — sont apposées à la brosse avec une fluidité presque musicale. L’œil y navigue, sans point d’ancrage, dans une vibration subtile qui échappe à l’image pour rejoindre le sentiment. Ce qui distingue Kudditji Kngwarreye des autres artistes aborigènes n’est pas simplement sa technique, mais sa position radicale dans l’histoire de l’art du désert. Il est l’un des très rares à avoir osé une abstraction pure, dépouillée de tout code lisible, et pourtant totalement enracinée dans le Rêve / Tjukurrpa. Il ne cherche ni à séduire ni à expliquer. Il peint dans le silence, pour lui, pour sa terre, pour ses ancêtres. En cela, il s’éloigne même de sa célèbre soeur, Emily Kame Kngwarreye, avec qui il partage un certain esprit de liberté. Là où Emily transforme les motifs rituels en explosions de couleurs, de lignes, de gros points, Kudditji choisit la sobriété, l’introspection. Il ne représente pas les traces du sacré — il les laisse affleurer, dans une lente gestuelle où la toile devient un champ de méditation. Ses œuvres ne sont pas à lire : elles sont à ressentir. Elles échappent à l’iconographie pour rejoindre le pur souffle du désert. Et c’est précisément cette radicalité, cette simplicité traversée de profondeur, qui donne à son art une densité exceptionnelle. Kudditji Kngwarreye est resté longtemps dans l’ombre, peu médiatisé, souvent incompris. Certains galeristes ont tenté de le ramener vers des formes plus "acceptables", plus reconnaissables, mais il a tenu bon. Sa peinture ne cherche pas le marché : elle cherche le chant. Elle est une vision intérieure du paysage, un geste de résonance, une prière colorée adressée à la terre. Kudditji Kngwarreye incarne une forme de modernité dans l’art aborigène. Son œuvre, tout en étant profondément ancrée dans la culture Anmatyerre, dialogue avec les grands courants de l’art contemporain international. Elle pose des questions universelles sur la mémoire, le lieu, l’identité, tout en restant fidèle aux savoirs et aux pratiques de son peuple. Son influence s’étend bien au-delà des frontières de l’Australie. Ses toiles, exposées dans les plus grands musées et galeries du monde, ont contribué à redéfinir la place de l’art aborigène dans le paysage artistique global. Kudditji a montré que la tradition n’est pas un carcan, mais une source inépuisable d’innovation. Kudditji Kngwarreye a laissé une œuvre qui transcende les catégories. Ni tout à fait traditionnel, ni tout à fait contemporain, son art est un pont entre les temps, entre les cultures, entre le visible et l’invisible. Ses toiles ne sont pas seulement des peintures : ce sont des paysages intérieurs, des cartes du rêve, des fragments de mémoire projetés dans l’avenir. En regardant ses œuvres, on perçoit le souffle du désert, le murmure des ancêtres, la lumière crue et tendre qui baigne les terres d’Utopia. Kudditji n’a pas peint des histoires : il a peint l’âme du pays. Kudditji Kngwarreye est décédé en 2017. Mais son œuvre continue de résonner, telle une vibration qui se prolonge dans l’espace. Elle interroge notre rapport à la peinture, à la mémoire, au paysage, au temps. Elle offre un lien rare entre l’abstraction moderne et la spiritualité ancestrale, entre le geste libre et la loi sacrée. En contemplant ses toiles, on ne pénètre pas dans un univers de signes, mais dans un espace de présence, vaste, silencieux, lumineux. Comme si, par-delà les mots, par-delà les styles, le désert lui-même peignait à travers lui. Collections Araluen Art Centre, Alice Springs Hank Ebes Collection, Melbourne Macquarie University, NSW Guilleman and Sordello Collection, France R. M. Barokh Antiques, Los Angeles, USA Mbantua Gallery Permanent Collection, Alice Springs Sarrita King Collection Corrigan Collection, Sydney Luciano Benetton Collection, Venice Gillian & Watson McAllister Collection, Sydney Pat Corrigan Collection, Sydney Jacqui McPhee Collection, Perth Hank Ebes Collection, Melbourne Dalrymple Community Cultural Centre Trust Collection, Charters Towers QLD Fondation Burkhardt-Felder Arts et Culture, Motiers, Switzerland Artbank, Sydney

KUKULA McDONALD

Kukula Mcdonald Kukula est une femme Luritja de Papunya qui peint depuis 2002. Elle représente principalement des cacatoès à queue rouge, mais il lui arrive aussi d'intégrer à ses paysages des cacatoès à queue jaune, des galahs ou des perruches à collier. Kukula sait où trouver de grands groupes de cacatoès à queue rouge dans les déserts du centre et de l'ouest, et elle peint ces scènes animées ou un individu solitaire planant dans le ciel. Elle intègre ces oiseaux au paysage, perchés sur les arbres, volant dans l'immensité du ciel ou sur fond d'« Ulumbauru », ces affleurements rocheux violets qui forment des crêtes et des collines derrière la communauté de Papunya. Ses coups de pinceau reflètent le mouvement des plumes et les textures du sol, tout en capturant le caractère espiègle des oiseaux ; elle peint par exemple «Deux cacatoès à queue rouge qui s'embrassent, d'autres qui regardent», «Un grand groupe qui fait beaucoup de bruit» ou encore le bavardage des cacatoès à queue rouge qui « dit ». «J’arrive, je dois trouver un nid.»

KUNMANARA KULYURU

KUNMANARA KULYURU À dix-neuf ans, Unurupa a commencé à travailler à temps plein à l'école d'Ernabella. Elle a obtenu une licence en sciences de l'éducation grâce au Programme d'éducation du territoire Anangu et a enseigné en maternelle pendant plus de trente ans. Elle a commencé à peindre à Ernabella Arts pendant les vacances scolaires de 2013. En 2015, elle a pris sa retraite de l'école et s'est consacrée pleinement à son art. Depuis, ses œuvres ont été exposées à de nombreuses reprises, tant au niveau national qu'international. Unurupa travaillait aux côtés de sa sœur, Amanda Kulyuru, et de sa tante, Imiyari Adamson. Son père, Graham Kulyuru, est un artisan du bois, un fabricant de lances et un céramiste de grand talent. Unurupa était également une enseignante de langues et une traductrice douée. Chaque année en janvier, elle enseignait à l'école d'été Pitjantjatjara de l'Université d'Australie-Méridionale. Unurupa est décédée en 2022.

KUNMANARA LEWIS

KUNMANARA LEWIS Niningka est née dans la brousse en 1945, au nord d'Areyonga. Ses parents avaient auparavant vécu à Ernabella, mais étaient en vacances à pied, comme c'était encore la coutume à cette époque. Bébé, elle est arrivée à Ernabella et y a grandi, accompagnant sa famille lors de leurs vacances annuelles dans divers endroits tels qu'Angus Downs, Curtin Springs et Imanpa. Après l'école, elle a travaillé à l'atelier d'artisanat de la mission d'Ernabella, où Winifred Hilliard lui a appris à filer la laine de mouton et à tisser des tapis. Jeune femme, elle a déménagé à Amata et a travaillé à la clinique avant de s'installer à Kalka, où elle s'est mariée et a eu un fils. Elle a ensuite déménagé à Kalka, une localité voisine, où elle a perfectionné son art du batik et est devenue l'une des responsables du centre pour femmes de Kalka. C'est vers la même époque, en 1997, que Niningka a découvert la vannerie spiralée. Niningka est également une sculptrice sur bois experte, ayant réalisé des sculptures punu pour Maruku Arts à Uluru. Elle orne souvent ses paniers de ces petites sculptures figuratives, ou d'autres décorations appliquées comme des plumes d'émeu, des graines d'ininti, des motifs surpiqués ou brodés, ainsi que des motifs en laine ou raphia aux couleurs vives tissés dans ses paniers. Son talent de sculptrice transparaît également dans la variété des formes qu'elle crée : paniers, chapeaux, sandales, tasses, casseroles, oiseaux et même petites voitures. En 2000, pour l'exposition de tissage Tjanpi Manguri, Niningka a réalisé la première figure en herbe grandeur nature, préfigurant ainsi l'entrée des tisserands du désert Tjanpi dans la sculpture figurative. Cette création leur a valu le prix NATSIAAs avec leur sculpture Toyota en tjanpi. Niningka est très appréciée pour sa créativité novatrice. Après le décès de son mari, Niningka est retournée à Ernabella pour être auprès de sa famille et de sa sœur aînée, Pantjiti Lionel. Elle travaille désormais à nouveau au centre d'art d'Ernabella, où elle peint et crée des tjanpi, des punu, des mukata (bonnets) et des céramiques. Depuis 2009, Niningka se consacre à la peinture au centre d'art. Son travail lui a valu une mention spéciale dans la section peinture du NATSIAAS 2010 et, en 2011, elle a présenté sa première exposition personnelle à la galerie Alcaston de Melbourne. Niningka a récemment collaboré avec des tisserands du désert spécialisés dans le tjanpi. Ses œuvres ont été exposées au MCA de Sydney, à la Galerie d'art d'Australie-Méridionale et à la Biennale de Tarrawarra 2014. En 2015, Niningka a expérimenté pour la première fois la résine, intégrant des sculptures en résine à des bijoux contemporains. Ses créations joaillières ont été exposées à la JamFactory d'Adélaïde, au Northern Centre for Contemporary Art et à Whistlewood, dans l'État de Victoria. En 2014 et 2015, elle a présenté des expositions personnelles à la galerie de Tunbridge, en Australie-Occidentale. En 2016, Niningka, avec cinq autres femmes d'Ernabella, a créé une œuvre tjanpi collaborative qui a été présélectionnée pour les NATSIAA.

KUNMANARA MINYINTIRI

KUNMANARA MINYINTIRI Dickie Minyintiri était, au moment de son décès, l'un des hommes les plus âgés de la tribu Anangu Pitjantjatjara et, de ce fait, l'un des artistes les plus importants et les plus influents de cette région. Né à Pilpirinyi, en Australie-Occidentale, près de la frontière avec l'Australie-Méridionale, vers 1915, il était un Ngangkari (guérisseur traditionnel) et un sage très respecté. À sa mort en 2015, il était le doyen d'Ernabella, et les anciens de la communauté disaient : « C'est notre homme le plus important. Le meilleur ! » Il était aimé et vénéré de tous. Lorsque sa famille s'est installée à Ernabella, avant l'arrivée des missions, elle fut la première à y vivre. Dickie est encore capable de montrer des lieux précis, comme des affleurements rocheux, des points d'eau et des grottes, où sa famille a campé. Il se souvient également de l'arrivée du premier Blanc à Ernabella, de la construction du premier bâtiment et de la création de la mission d'Ernabella. Il se rappelle l'émerveillement qu'il a ressenti en voyant ses premiers moutons et chèvres, qui allaient devenir une part importante de sa vie, puisqu'il a passé de nombreuses années à travailler dur comme tondeur et berger. Dickie a commencé à peindre à Ernabella Arts Inc. fin 2005. Son œuvre, à la fois brute et expressive, raconte son histoire avant l'arrivée des Européens, sa place dans les cérémonies et la manière dont celles-ci servent à protéger les êtres ancestraux de son pays (notamment le wallaby des rochers, le kangourou, l'européen, l'œdicnème criard et l'émeu). Dickie a acquis une notoriété nationale en 2011 en remportant le Prix national des arts aborigènes et insulaires du détroit de Torres (les Telstras).

KUNMANARA TJILIYA

KUNMANARA TJILIYA Thomas Ilytjari Tjiliya était un artiste fondateur et président de Tjurma Arts, un centre d'art établi sur les terres ancestrales de la communauté d'Amata. Il est le fils de Katanari Tjilya et le neveu d'Hector Burton. Pendant de nombreuses années, Thomas a été l'étoile montante de l'atelier de céramique masculin. Thomas a commencé à travailler à Ernabella Arts comme employé à temps partiel en 2015. Il a été nommé vice-président en 2016. En 2015, il s'est essayé pour la première fois à la céramique et a exposé dans Yangupula Tjuta Waakarinyi : Many Young People Working, présenté par la galerie Sabbia (et présenté à Canberra dans le cadre de la Triennale de la céramique), et à Wati tjuta-ku Tjukurpa kunpu ngaranyi (l'exposition annuelle de céramique masculine) à Raft Space à Alice Springs. Il a également participé à un atelier de création de bijoux en 2015, réalisant une magnifique série de bagues à la cire perdue, coulées en résine et en caoutchouc. En 2017, ses œuvres en céramique ont été présentées à la galerie Sabbia de Sydney dans le cadre de l'exposition « Clay Stories : Contemporary Indigenous ceramics from remote Australia » à la JamFactory, pour le festival d'art contemporain aborigène et insulaire du détroit de Torres « Tarnanthi ». L'exposition a ensuite voyagé dans des galeries régionales en 2018 et 2019.

Kuntjil Cooper Karimarra

Kuntjil Cooper Karimarra (c. 1920 - ) Kuntjil est née vers 1920. Comme les rares personnes de sa génération elle possède un statut d’initiée importante et de très solides connaissances tribales. Elle peint essentiellement deux thèmes, MinyMa (Deux Sœurs) et Minyma Tjuta, le Rêve des 7 Sœurs. Comme c’est toujours le cas, cette thématique ne représente pas seulement des motifs schématisant les voyages et les actions de ses Sœurs au moment de la création de notre monde, mais aussi un ensemble de chants et de danses. Collections : Art Gallery of Western Australia, National Gallery of Victoria

KURUN WARUN

Kurun Warun (1966 - ) groupe Kirra wurong - Noosa Hinterland - Queensland Né en 1966 dans le Victoria, Kurun Warun – Hissing Swan en langue Gunditjmara – incarne la voix vibrante d’un héritage ancestral que rien n’a pu faire taire. Il est l’un des rares descendants de Truganini, figure emblématique et dernière reine aborigène de Tasmanie. À huit ans à peine, il expose ses premières œuvres, accompagné de sa mère – elle-même artiste formée auprès du célèbre peintre Clifton Pugh. Même si ce n'est pas encore la promesse d'une carrière sérieuse, le jeune Kurun comprend que l’art n’est pas un luxe, mais une nécessité. Une manière de parler le monde, comme le faisaient ses ancêtres, non par la voix, mais par les symboles, les points, les cercles, les rythmes de la terre. On devine dans ses œuvres les rivières, les anguilles silencieuses, les rochers, les tressaillements du sol après la pluie. Chaque œuvre est un rêve ancien réactualisé, revisité, Kurun raconte dans la langue visuelle des ancêtres, tout en s’inscrivant dans un présent affirmé. Mais Kurun Warun n’est pas que peintre. Il est danseur, musicien. À travers la troupe Toolumby Waddama, il parcourt le monde, chantant et dansant. Collections : ? Oprah Winfrey ? Pierce Brosnan ? Michael Schumacher ? Prince d’Arabie saoudite ? Premier ministre de Turquie ? Sultan Indris de Sallengoor ? ABN AMRO Bank (Pays?Bas) ? Université de Cambridge (Royaume?Uni)

LANGALIKI LEWIS

Langaliki Lewis Langaliki est la fille de l'artiste Atipalku Intjalki (peintre) et d'Adrian Intjalki (artiste sur bois), et mère de trois filles. Sa sœur, Lynette Lewis, est une céramiste de grand talent. Langaliki a fait ses études à Ernabella, puis à Adélaïde. À son retour d'Adélaïde, elle a travaillé au TAFE d'Ernabella, puis au bureau communautaire et enfin dans un magasin. Artiste émergente, elle fait preuve d'un grand potentiel grâce à ses représentations sensibles de son pays sur toile. Ses céramiques ont été exposées pour la première fois à la galerie Sabbia de Sydney en 2014, et ses peintures récentes, illustrant une puissante scène de nuage d'orage, ont été largement diffusées. Son travail a été présenté dans des galeries à travers l'Australie, notamment à Sydney, Darwin, Alice Springs, Broome, Mittagong et York (Australie-Occidentale), ainsi qu'à l'étranger, notamment à Bruxelles et aux États-Unis.

LAWRENCE JANGALA WATSON

Lawrence Jangala Watson Lawrence est né en 1962 et lorsqu’il rejoint le centre d’art en 1988 il est l’un des rares « jeunes » artistes à s’essayer à la peinture. Il se concentre alors sur deux thèmes principaux, son Rêve d’Eau et son Rêve d’Emeu. Il aime combiner les motifs très anciens, très traditionnels et une utilisation très personnelle des couleurs, voir de l’agencement. Peu productif, certaines de ses œuvres se retrouvent pourtant dans d’importantes collections (Donald Kahn) ainsi que des expositions prestigieuses (Tigari Lia, Contemporary Aboriginal Art from Australia at the Third Eye Centre in Glasgow, Scotland).

LEAH BRADY

Leah Brady (née en 1962) Leah Brady représente une figure singulière dans le paysage de l'art aborigène contemporain australien, conjuguant une carrière artistique récente avec un rôle de leadership institutionnel majeur. Née en 1962 à Pukatja, une communauté des terres A?angu Pitjantjatjara Yankunytjatjara (APY Lands) situées dans le nord-ouest de l'Australie-Méridionale, elle incarne une génération d'artistes qui allient tradition culturelle et innovation organisationnelle. Leah Brady s'inscrit dans une lignée de leaders régionaux d'importance. Sa mère, Nganyinytja, fut l'une des directrices fondatrices du NPY Women's Council (Ngaanyatjarra Pitjantjatjara Yankunytjatjara Women's Council), organisation clé dans la défense des droits des femmes aborigènes et la préservation culturelle. Sa famille a également été activement impliquée dans les initiatives de tourisme culturel à travers les APY Lands. Après son mariage, Brady s'installa dans la communauté d'Amata où elle éleva ses enfants. En 2017, des problèmes cardiaques et rénaux nécessitèrent son déménagement à Adélaïde pour recevoir des soins médicaux au Royal Adelaide Hospital. Ce déplacement, initialement contraint par la nécessité médicale, devint le catalyseur d'un projet artistique et institutionnel d'envergure. Brady identifie dans ce parcours personnel une tension caractéristique de nombreuses femmes aborigènes urbaines : des femmes respectées et culturellement investies sur leurs terres ancestrales se retrouvaient, en milieu urbain, dépourvues d'infrastructures permettant de maintenir leur pratique culturelle et leur sens de la communauté. La carrière artistique de Leah Brady présente une particularité notable : elle débuta la peinture moins de douze mois avant d'être sélectionnée pour les prestigieux Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Awards (NATSIAA) en 2020. Cette reconnaissance rapide témoigne d'un talent exceptionnel et d'une maîtrise immédiate du langage pictural des APY Lands, hérité d'un profond ancrage culturel. Malgré ses problèmes de santé qui nécessitent des traitements médicaux deux jours par semaine, Brady maintient une discipline de travail remarquable, se rendant quotidiennement à l'atelier de l'APY Gallery Adelaide dès huit heures du matin. L'œuvre de Leah Brady puise exclusivement dans le Tjukurpa, le système de loi et de croyance des peuples Pitjantjatjara et Yankunytjatjara, souvent traduit approximativement par "Temps du Rêve". Ses peintures se concentrent principalement sur Piltarti, un lieu sacré situé entre les communautés d'Amata et de Nyapari. Ce site revêt une importance personnelle profonde : sa grand-mère était enceinte de sa mère au sommet de la colline dominant ce trou d'eau. Le motif récurrent dans son œuvre est le Wanampi Tjukurpa, le récit du serpent d'eau ou serpent arc-en-ciel, élément central du Tjukurpa qui incarne des principes de loi, de religion et de moralité, et constitue la base de la connexion au pays et aux êtres vivants. Les représentations de Piltarti dans ses toiles célèbrent ce lien ancestral tout en affirmant son engagement contemporain envers la transmission culturelle. Le style de Leah Brady s'inscrit dans la tradition picturale des APY Lands, caractérisée par l'utilisation de peintures acryliques sur toile ou lin, appliquées en motifs pointillés (dotting) créant des zones de couleur vibrantes. Ses œuvres se distinguent par une palette chromatique audacieuse dominée par le violet, le rouge et l'orange, des teintes qui créent une signature visuelle immédiatement reconnaissable. Interrogée sur sa couleur préférée, Brady répond sans hésitation : "le rouge". Mais d'autres œuvres sont des camaïeux d'ocre et de blanc du plus bel effet. Sa technique allie la tradition du pointillisme caractéristique de l'art du désert central à une sensibilité personnelle qui produit des compositions à la fois denses et lisibles. Les peintures présentent généralement une perspective aérienne du territoire, où les éléments topographiques – trous d'eau, collines, chemins – sont représentés de manière schématique mais hautement évocatrice. Le spectateur peut ainsi "lire" le paysage comme une carte narrative et spirituelle du pays A?angu. Le rôle de Leah Brady dépasse largement celui d'artiste praticienne. Elle occupe une fonction de directrice au sein de l'APY Art Centre Collective et fut l'une des principales instigatrices de l'établissement de l'APY Gallery Adelaide en 2019. Ce projet, qu'elle a défendu pendant plusieurs années auprès des autorités gouvernementales, répondait à un besoin identifié par les femmes aînées des APY Lands : créer un espace pour les artistes A?angu se trouvant à Adélaïde pour des raisons médicales ou familiales. Brady définit ainsi la mission de la galerie : offrir aux femmes A?angu un lieu de travail, de rassemblement et de transmission culturelle en milieu urbain. Elle articule cette vision avec simplicité : "Pourquoi sommes-nous ici ? Nous sommes heureuses avec la famille, ensemble, parlant, riant." Cette déclaration souligne la dimension sociale et communautaire de l'espace, au-delà de sa fonction commerciale ou artistique. La carrière de Leah Brady, bien que récente, a rapidement obtenu une reconnaissance significative. En 2020, elle figura parmi les finalistes des Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Awards (NATSIAA), les prix les plus prestigieux décernés aux artistes aborigènes et insulaires du détroit de Torres en Australie. Cette sélection, survenue moins d'un an après le début de sa pratique artistique, fut vécue par l'artiste comme "un rêve devenu réalité". Brady fut également sélectionnée pour le Wynne Prize en 2020 et 2021, l'un des plus anciens prix d'art australiens décerné par l'Art Gallery of New South Wales. Sa participation à ce prix, qui récompense le meilleur paysage australien ou la meilleure œuvre de sculpture figurative, place son travail dans un contexte de reconnaissance nationale au-delà des circuits spécifiques de l'art aborigène. Plus récemment, en 2025, son œuvre fut exposée à la Fondation Opale à Lens/Crans-Montana en Suisse dans le cadre de l'exposition "Nothing Too Beautiful for the Gods", commissariat de Jean-Hubert Martin. Cette exposition internationale, réunissant plus de soixante œuvres explorant les intersections de la foi, de la dévotion et de l'art contemporain, témoigne d'une reconnaissance croissante de son travail sur la scène internationale. On a pu voir ses toiles dans des expositions prestigieuses comme celles en France au musée des beaux arts de Rennes en 2020 ou en 2021 au Havre. Bien que vivant maintenant en ville, elle garde un lien très fort avec les terres dont elle est la gardienne et ses histoires. Le succès de ses œuvres va grandissant. collections : Art Gallery of New South Wales

LEE WAYNE NANGALA

«Je trouve la peinture très contemplative.» Lee Nangala Wayne est né en 1958 à Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à près de 300 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le centre de l'Australie. Elle a passé la plus grande partie de sa vie à Yuendumu, mais lorsque son mari est décédé en 2003, elle s'est installée à Nyirripi, à 160 km à l'ouest de Yuendumu, où vit toujours sa mère. Lee est allée à l’école Yuendumu et après avoir terminé ses études, elle a travaillé pour le CD Trust (Conseil du Centre du Désert Central), faisant la cuisine pour les personnes âgées. Elle peint depuis 2006. Elle dit qu’elle se sent mieux quand elle peint. Lee peint les histoires qu'elle tient de son père. Ces histoires sont transmises depuis des millénaires. Elle aime particulièrement peindre son Rêve d'Emeu, Yankirri Jukurrpa (Emu Dreaming) et le Rêve de la Fourmi Volante (Yunkaranyi Jukurrpa), rêves qui sont associés à son « pays » entre Nyirripi et Yuendumu. Elle décrit souvent le Rêve d'Emeu associé à Ngarlikurlangu, au nord de Yuendumu. Le «yankirri» , l'Ancêtre Emeu s’est rendu au trou d'eau de Ngarlikurlangu. Ce Rêve appartient aux hommes Jangala / Jampijinpa et aux femmes Nangala / Nampijinpa. Les émeus sont généralement représentés par leurs «wirliya» (empreintes de pas), des formes en forme de flèche qui les montrent en train de marcher autour de Ngarlikurlangu en train de manger un «yakajirri» (raisin du bush). À l’époque du Temps du Rêve, de la création du monde par les Ancêtres, il y avait une dispute à Ngarlikiurlangu entre un ancêtre ‘yankirri’ et des ancêtres Wardilyka (outard australien – une oie) pour le partage du ‘yakajirri’.

LEE WAYNE NANGALA

«Je trouve la peinture très contemplative.» Lee Nangala Wayne est né en 1958 à Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à près de 300 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le centre de l'Australie. Elle a passé la plus grande partie de sa vie à Yuendumu, mais lorsque son mari est décédé en 2003, elle s'est installée à Nyirripi, à 160 km à l'ouest de Yuendumu, où vit toujours sa mère. Lee est allée à l’école Yuendumu et après avoir terminé ses études, elle a travaillé pour le CD Trust (Conseil du Centre du Désert Central), faisant la cuisine pour les personnes âgées. Elle peint depuis 2006. Elle dit qu’elle se sent mieux quand elle peint. Lee peint les histoires qu'elle tient de son père. Ces histoires sont transmises depuis des millénaires. Elle aime particulièrement peindre son Rêve d'Emeu, Yankirri Jukurrpa (Emu Dreaming) et le Rêve de la Fourmi Volante (Yunkaranyi Jukurrpa), rêves qui sont associés à son « pays » entre Nyirripi et Yuendumu. Le site décrit ici est associé au Rêve d'Emeu. qui se trouve à Ngarlikurlangu, au nord de Yuendumu. Le «yankirri» , l'Ancêtre Emeu s’est rendu au trou d'eau de Ngarlikurlangu. Ce Rêve appartient aux hommes Jangala / Jampijinpa et aux femmes Nangala / Nampijinpa. Les émeus sont généralement représentés par leurs «wirliya» (empreintes de pas), des formes en forme de flèche qui les montrent en train de marcher autour de Ngarlikurlangu en train de manger un «yakajirri» (raisin du bush). À l’époque du Temps du Rêve, de la création du monde par les Ancêtres, il y avait une dispute à Ngarlikiurlangu entre un ancêtre ‘yankirri’ et des ancêtres Wardilyka (outard australien – une oie) pour le partage du ‘yakajirri’.

LENA PWERLE

Lena Pwerle Ethnie Alyawarre / Anmatyarre – Utopia – Désert Central Lena est née autour de 1935 à Utopia où elle a des rôles importants au sein de sa communauté. Lena est parmi les fondatrices du groupe de femmes peintres de cette région. Elle est la femme du regretté Hand Sam Kngwarreye (Ngwarai) et la fille de l’artiste Nora Petyarre. Elle commence sa carrière artistique en 1977 avec l’introduction de la technique du batik. Collections : Holmes à Court Coll (Perth), Powerhouse Museum (Sydney), Art Gallery of South Australia (Adelaide),…

LENA YARINKURA

Lena Yarinkura Groupe Rembarrnga - communauté de Maningrida – Terre d’Arnhem centrale Lena (née en 1961) est aussi habile dans la réalisation d’objets en fibre, de sculptures en bois, de peintures sur écorce,…Elle est notamment célèbre pour ces sirènes (Yawkyawk). Elle a été avec sa mère la première a exploré les possibilités offertes par la fibre végétale pour réaliser des sculptures. D’autres artistes lui ont ensuite emboîté le pas et ont permis à la communauté de Maningrida de se faire une réputation dans ce domaine. Lena a remporté plusieurs prix pour ses sculptures mais elle est aussi une peintre habille. 1997: winner of the Wandjuk Marika Memorial Three Dimensional Award, National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, Darwin 1994 : winner of the Wandjuk Marika Memorial Award (best artwork in open media), National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, Darwin Collections : Aimee Proost Coll, Queensland Art Gallery of New South Wales, Sydney Art Gallery of South Australia, Adelaide Djomi Museum, Maningrida Helen Read Coll, Darwin Museum and art Galleries of the Northern territory, Darwin Museum d’histoire de Lyon, France Museum of contemporary Art, Maningrida Coll, Sydney National Gallery of Victoria, Melbourne National Maritime Museum, Darling Harbour, Sydney Queensland Art Gallery, Brisbane The Kelton Foundation, Santa Monica, USA Walonia Aboriginal Art, Hollande

LENNARD WALKER

Lennard Walker Lennard est né à Tjukaltjara (Kula Ala), à la limite nord de ce qu’on appelle communément le désert du Spinifex, vers 1946. Tjukaltjara est un site associé au célèbre Rêve des Sept Soeurs. Les Septs Soeurs sont poursuivies sans relâche par un Homme, Nyiiru. Le pays de Lennard se situe au carrefour des dunes sans fin de Spinifex et des chaînes de roches ferreuses au nord, ponctuées par une série de sites spectaculaires, comme des points d’eau. Les femmes du territoire traditionnel des Ngaanyatjarra, Pitjantjatjara et des gens du Spinifex se réunissent régulièrement à Kuru Ala pour pratiquer les cérémonies féminines. Mais certains sites appartiennent aussi aux hommes, qui ont des droits sur la version masculine de cette épopée des Septs Soeurs. Conformément à un protocole strict, les femmes doivent d'abord demander à Lennard Walker la permission d'entrer dans son pays. Diplomatiquement, Lennard ne refuse jamais. Contrairement à la plupart des artistes nés dans le bush, Lennard a quitté le Spinifex avec sa famille élargie pour s'installer à la mission de Warburton, créée en 1934. Lennard a passé du temps à l'école de la Mission et y a appris l'anglais. Cela devait lui être très utile plus tard, au cours de la nouvelle ère politique qui a suivi le transfert de l'autorité de mission à l'« autogestion » aborigène. La famille de Lennard était relativement étrangère à Warburton et a profité de la première occasion pour déménager à Cundeelee Mission pour y rejoindre les autres familles issues du Spinifex. Lennard Walker représente le plus souvent les dunes de sable (Tali tjuta). « C'est le pays dont je suis responsable autour de Kuru Ala » (situé dans le grand désert du Victoria en Australie Occidentale). Il y a de petits trous rocheux le long des dunes de sable. Lennard a également peint les trous rocheux (retenant souvent l’eau, si précieuse) plus permanents de Wiyatjara, un site appartenant au Wati Kutjara – Hommes Serpents de Pukara. Les Hommes ont voyagé au Temps du Rêve, de Wiyatjara à Purpurnya, près de Kuru Ala. Il peint souvent des œuvres collaborative, de grands formats où plusieurs initiés peignant ensemble une histoire. Ses œuvres figures dans d’importantes collections dont : Artbank Australian Government, Canberra. A.C.T. Collection Prince Stefan Of Liechtenstein, Embassy Of Liechtenstein In Germany. (Mens Collaborate) Kuntswerk Sammlung Alison Und Peter W. Klein, Allemagne National Gallery Of Australia, Canberra, Seattle Art Museum, Seattle, Usa. The British Museum, Londres The Corrigan Collection, Australie The Kaplan-Levi Collection, Usa W. & V. Mcgeoch Collection, Melbourne, Wagner And Owen Collection, Usa. Queensland Art Gallery Of Modern Art, Brisbane, The Art Gallery Of New South Wales, Sydney, Art Gallery Of South Australia, Adelaide,

LENNIE JONES KNGWARREYE

Lennie Jones Kngwarreye Groupe Alyawarre - Utopiua Lennie Jones est né vers 1945. Il possède de solides connaissances traditionnelles et il joue un rôle important dans les cérémonies. Il fait partie des quelques peintres masculins d’Utopia qui se sont imposés sur la scène artistique où les femmes peintres sont très présentes. Grand initié de la communauté d’Utopia, il est avec son frère, Freddy (Freddie) Jones, gardien du Rêve de Chenille. Il a hérité de ses droits sur ce thème de son père Jacob. Ce Rêve se poursuit et traverse la seule ville du centre de l’Australie, Alice Springs et continue plus à l’Ouest, longeant la chaîne des McDonnell. Il a participé en 1992 a une belle exposition dans les bâtiments de la Banque Mondiale à Washington. D’autres membres de cette famille, dont Lilly Sandover, sont des peintres bien connues de cette zone.

LEONIE KAMUTU

Leonie Kamutu LinLeonie est née dans la brousse à Ikunytji (Haasts Bluff) en 1947. Sa mère s'appelait Malyungka Nangala et son père Kamutu Tjungarrayai. Sa mère disait être originaire de Tjukurla, en Australie-Occidentale. Leonie est la sœur cadette de Susette, la première épouse de Long Jack Phillipus Tjakamarra. Elle se considère comme la « petite tante » de Charlotte Phillipus, la fille aînée de Long Jack. Leonie a été scolarisée à Papunya. Son premier mari était Dalton Abbott Ngala Bangarta, avec qui elle a eu deux filles. Elle a eu sept enfants avec son second mari, Kenny Lillius (né en 1951), dont Kayleen Lillius est l'aînée. Kenny était le frère de Jimmy Brown, président de Kiwirrkura. Leonie dit vivre désormais seule. Elle a de nombreux petits-enfants, dont certains sont mariés et ont des enfants. Le Rêve de Léonie est Kanparraka, le mille-pattes. Celui de Kamutu était Mala (le wallaby) et le pays de Tjunginpa. Nyuman était le lieu de naissance de son père et de son grand-père, associé au Rêve du Chien et au Rêve du lézard orange (Lingakurra). Son oncle paternel, Tjungarrayi Kingsley, fut l'un des premiers peintres de Papunya en 1971. Sa sœur, Tilly Napaltjarri, et elle-même ont appris la peinture auprès de l'oncle paternel.da Ngitjanka

LESTON SPENCER JAPALJARRI

Leston Japaljarri Spencer Leston Spencer est né à Alice Springs en 1988 et a grandi dans la communauté de Nyirripi, à 500 km au nord-ouest d'Alice Springs. Il a fréquenté l'école locale et a travaillé dans diverses organisations communautaires, notamment le conseil local. Il est marié à Theo Nangala Hudson et ils ont cinq fils ensemble. Leston peint depuis 2012. Comme la plupart des artistes Warlpiri, il peint ses histoires traditionnelles de pays qui se transmettent de génération en génération depuis des millénaires. Le site représenté dans ce tableau, Ngama, est situé au sud de Yuendumu dans le centre de l’Australie. Ce rêve appartient aux femmes Nakamarra/Napurrurla et aux hommes Jakamarra/Jupurrurla. Cette histoire décrit le voyage de Yarripiri, un « warna » (serpent) ancestral. Il a voyagé de Wirnparrku près du mont Liebig jusqu'à Yimparlu, et a continué son chemin à travers les territoires de Ngapanangka-jarra, Warlajirryi, Kurnmundu, Yinyirrinyi jusqu'à Ngama. Plus tard, Yarripiri a voyagé plus au nord via Mijirlparnta (Mission Creek) et jusqu'à l'extrémité nord de l'Australie. Yarripiri était très triste car sa famille l'avait abandonné à Wirnparrku. Il était aveugle et infirme, mais il était déterminé à les suivre et à les rechercher. Il a dû être porté. C'était la tâche entreprise par la « kurdungurlu » (police cérémonielle) du Rêve : les femmes Nangala/Nampijinpa et les hommes Jangala/Jampijinpa. Là où la queue de Yarripiri s'affaissait et touchait le sol, des ruisseaux se formaient, comme à Mijirlparnta, à l'ouest de Yuendumu. Les traces et les chemins de Yarripiri sont souvent représentés par des formes en arc ou des lignes courbes représentées sur la toile

LEXIE MICHAELS

LEXIE MICHAELS Lexie était artiste réalisant des batiks à Ernabella dans les années 1980 et 1990. Comme beaucoup d'artistes de cette époque, son travail intégrait des éléments de design inspirés par le paysage désertique. Les soies batik produites à Ernabella Arts comprennent de magnifiques longues soies, des peintures, des tentures murales et des foulards. Aujourd'hui, les textiles batik d'Ernabella figurent dans des collections privées, des galeries et des musées du monde entier. Lexie est récemment revenue à Ernabella Arts et s'est initiée à la peinture acrylique. Sa profonde connaissance du territoire transparaît dans ses œuvres. En 2020, Lexie a présenté sa première exposition, « Nganampa ngura-nguru nyurampa ngurakutu » (De notre lieu à votre lieu), à la galerie Aboriginal Signature en Belgique. Ses œuvres présentées lors de cette exposition ont ensuite été utilisées dans le cadre d'une collaboration avec la créatrice autochtone Maara Collective pour la création d'une collection de vêtements de villégiature. Cette collection a été présentée en avant-première lors de la Fashion Week australienne en juillet 2021 et a fait la couverture du magazine Marie Claire le même mois.