Gordon Barney Groupe Kitja – Kimberley Orientale – Australie Occidentale en général les toiles de Gordon, décrivent à l’aide de perspectives les plateaux de la région d’Alice Downs. Gordon, bien qu’initié et ayant de réelles connaissances tribales, est également chrétien. Il suit les « 2 voies » (two way). Il est marié à Shirley Purdie une artiste remarquable. Collections : Artbank, Sydney Kerry Stockes Coll
Gracie Napangardi Butcher, née Florrie Napangardi Jones, est née en 1967 à Yuendumu, une communauté isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Jeune, Florrie déménage à Alice Springs avec sa famille. Elle fréquente le Yirara College d'Alice Springs et l'Institut pour le développement aborigène (Aboriginal Corporation), où elle étudie l'anglais. Désireuse d'apprendre, elle souhaite approfondir ses connaissances et maîtriser la lecture et l'écriture. En 1987, Florrie commence à peindre avec le centre d'art aborigène situé à Yuendumu. Mais ce n'est qu'en 2008, à son retour à Yuendumu pour se rapprocher de sa famille, qu'elle se consacre pleinement à la peinture. Sa sœur, Mary Napangardi Butcher, et sa tante, Daisy Napanangka Nelson (1930-2001), sont toutes deux des artistes reconnues et elles collaboraient souvent sur des œuvres communes. Florrie peint ses histoires Pikilyi Jukurrpa – Pikilyi est un point d'eau sacré qui ne s'assèche jamais. Ces Rêves décrivent le territoire et les voyages à travers la terre, ses paysages et les plantes et animaux qui l'habitent. Ces histoires lui ont été transmises par son père depuis des millénaires. Florrie aime peindre car cela la relie à sa culture. Lorsqu'elle ne peint pas, elle s'occupe de sa fille et passe du temps en famille.
Groupe Alyawarre – Utopia – Désert central Gracie est née vers 1956. Gracie commence sa carrière artistique comme la plupart des artistes d’Utopia avec l’introduction de la technique du batik à la fin des années 1970 avant de se mettre à peindre sur toile dix ans plus tard. Gracie s’inspire essentiellement de son Rêve de Prune Sauvage, Amwekety, comme c’est le cas ici. Il y a une tradition artistique riche dans la famille de Gracie. Sa mère est la sœur de Gloria, Kathleen, Violette, Myrte et Ada Bird Petyarre, tous des artistes très célèbres. La Prune Sauvage est un thème important des initiées de la région d'Utopie. Les femmes célèbre ce Rêve au travers de cérémonies (dont le nom générique est awelye - qui inclut des peintures corporelles, de chants et des danses) pour assurer sa germination perpétuelle et revivifier le lien avec ces Ancêtres Prunes Sauvages. Elle peint ce Rêve à la manière des autres artistes du désert, comme une vue aérienne. La couleur du fond de la toile décrit la saison puisque le prunier peut se couvrir de fleurs pendant les mois d’hiver mais change complètement d’aspect entre la saison des pluies et la saison sèche. Collections: Holmes a Court, Beher Collection, Germany, Slaughter and May International Law Collection,
Grace Ward Napaltjarri Ethnie Pintupi – Désert occidental Elle est la fille de George Ward Tjungurrayi, l’un des maîtres pintupis. Elle est née en 1971 ou 1973. Elle se met à peindre en 2004 sous les instructions de son père mais aussi de sa mère, Nangawarra Ward Napurrula, certes moins célèbre que son mari mais néanmoins une artiste connue qui possède un style méticuleux. Son style mettra plusieurs années à s’affirmer. Au début, le style n’est pas assez personnel pour se faire un nom mais elle fait ses classes, prenant de plus en plus de recul et maîtrisant de mieux en mieux les techniques, la juxtaposition des couleurs et le sens de l’espace. Fin 2009, sa peinture évolue pour donner naissance à une peinture chaude, colorée avec une technique soignée, maîtrisée complètement (la réalisation se fait uniquement à l’aide de pics à brochettes, sans utiliser la brosse, même pour les cercles ou les bandes assez larges). Elle passe son temps entre Warakurna et Alice Springs.
GREENIE PURVIS PETYARRE (dit aussi Greeny) Greenie était né vers 1930, à Boundary Bore où il a vécu jusqu’à sa mort, en mai 2010. Greenie Purvis Petyarre était l’artiste masculin le plus connu d’une famille qui comprenait quelques unes des plus importantes figures du mouvement artistique aborigène : on peut ainsi évoquer sa tante, Emily Kngwarreye – son père Jack était le frère d’Emily , ses cousine Kathleen et Gloria Petyarre et un certain nombre de sœurs de sang ou claniques. Il est aussi lié très directement à un autre peintre masculin d’Utopia bien connu des amateurs d’art aborigène, Lindsay Bird Mptyane. Iil était marié à Kathleen Kemarre, avec qui il a eu quatre filles, Judy, Maureen, Jedda et Jennifer, toutes des artistes. il était surtout un homme hautement respecté, un grand initié, le gardien du pays d’Alhalkere. Il était le « Emu Man » le plus âgé d'Utopia, celui qui dirigeait des cérémonies associées au Rêve d’Emeu, très important dans cette partie de l’Australie Centrale. Mais il maîtrisait bien d’autres connaissances et il a peint sur d’autres thèmes comme le Rêve de Dinde, de l'Igname et du Kangourou, Rêve de Prune, et les peintures corporelles qui accompagnent la célèbration de ces Rêves ou les « Men’s Story ». Le Rêve d’Igname prend une grande place dans sa production (l’igname sauvage ou atnwelarr). On dit que ses œuvres dynamiques et linéaires suivent les changements saisonniers dans le développement de la plante d’igname et de son système racinaire complexe et… comestible, qui a fourni une source de nourriture et d’eau au peuple Anmatyerrye depuis des temps immémoriaux. Les couleurs indiquent les différents stades de développement, une couleur représente la graine d’igname avant la germination, après la germination, puis lorsqu’elle porte des fruits et après qu’elle ait porté des fruits. Les points représentent les fleurs de la plante, qui fleurissent après les pluies en Australie centrale. Bien que Greeny soit un initié très respecté, avec d’immenses connaissances ses peintures ont un aspect souvent très sobre. Elles reflètent ainsi sa personnalité sans prétention – modeste. Une fois de plus en matière d’art aborigène on peut être trompé facilement : les peintures qui paraissent très modernes dans l’aspect, très sobres, peuvent être le reflet de connaissances complexes, très traditionnelles et être riches en significations. Une série d'œuvres intitulée An Enriched Country a été peinte par Greeny en collaboration avec sa tante Emily. Rappelons ici qu’Emily Kame Kngwarreye est peut être la plus importante artiste australienne. Greeny a exécuté les motifs représentant les systèmes racinaires de l’igname, tandis qu'Emily a peint les fleurs sauvages qui fleurissent abondamment après la pluie. On dit que les histoires de rêve autour desquelles Emily a basé certaines de ses œuvres appartiennent en fait à Greeny. Ils partageaient les droits sur cette thématique et sur le même « pays ». Greeny, étant l'homme le plus âgé de la région, a donné la permission à Emily de les peindre. Greenie a commencé sa pratique artistique au début des années 1980 aux côtés d’une poignée d’initiés de valeur comme Lindsay Bird, Cowboy Louie Pwerle. On est là avant le « Summer Project » lancé par la Central Australian Aboriginal Media Association CAAMA. Pour la plupart des artistes de la région d’Utopia, essentiellement des femmes, c’est l’occasion de se lancer dans la peinture sur toile après avoir expérimenté pendant près de dix ans la technique du batik. Les doyens, avec Greenie, font donc partie des pionniers en matière d’acrylique sur toile sur les terres des Anmatyerre et Alyawarre. Greenie est lui même un locuteur anmatyerre. Pour ce qui pu voir les premières productions des hommes d’Utopia, elles sont très marquées par la symétrie, très structurées et une partie non négligeable de la production fait penser aux Cycles Tingari réalisés par les peintres Pintupi du désert occidental, plus vers l’Est : des cercles concentriques reliés entre eux par des lignes parallèles. Ils symbolisent le déplacement des Rêves au Temps du Rêve et se réfèrent aussi au terrain cérémoniel et aux « peintures sur sable ». Greenie, dès le début, a abordé ses toiles de façon plus personelle. C’est que les doyens n’ont pas de comptes à rendre, ils sont plus libres quand les jeunes n’osent pas s’affranchir de la tradition, n’osent pas en donner des versions personnelles. Mais peut-être faut-il des années pour murir la façon dont on veut illuster une histoire, ce que l’on souhaite montrer ou dissimuler ? Peut-être qu’une plus grande comprehension des motifs symboliques et de leur agencement permet de synthétiser un ensemble d’éléments avec une grande économie de moyen, d’aller à l’essentiel. Et Greenie avait une parfaite connaissance des sites dont il avait la charge et des histoires associées. Il a oscillé dans sa peinture entre trois styles distincts et facilement reconnaissables pour représenter ses Rêves. Dans les œuvres qui ressemblent le plus à sa cousine Kathleen Petyarre, Greenie a créé des champs de minuscules points qui imitent les subtils changements de couleur et de texture, indiquant les eaux souterraines et les légères variations du relief du pays d’Alhalkere. De délicats changements de couleur peuvent indiquer les différentes étapes du développement de la graine d’igname, de la germination à la maturité, la saison et le déclin éventuel de la plante. Un deuxième ensemble d’œuvres, bien que rendu avec la même délicatesse, présente des cercles régulièrement dispersés avec des bandes de points rayonnants et interconnectés. Son dernier ensemble d’œuvres a été peint dans un style linéaire avec l’emploi de couleurs. Au fil des ans, il a peint pour divers marchands d’art, dont Delmore, la galerie Mbantua ou la galerie Lauraine Diggins qui a présenté ses œuvres au public au Royaume-Uni, en Russie et en France. Il a été représenté au tout premier National Aboriginal Art Award en 1984 et a été finaliste du Telstra Art Awards en 2004. Ses peintures ont également été incluses dans de nombreuses expositions collectives importantes et deux expositions personnelles à la galerie Gabrielle Pizzi à Melbourne en 2000 (Lors de son deuxième solo consacré à l'œuvre de Greeny en 2004, Gabrielle Pizzi, une grande spécialiste de l’art aborigène, a déclaré que, selon elle, Greeny était « l'artiste aborigène australien masculin le plus sophistiqué de son époque ») et à la galeries Hogarth à Sydney en 2003. Les expositions personnelles sont rares dans l’art aborigène. Collections : Art Gallery of South Australia. Artbank. Mbantua Gallery Permanent Collection. The Aboriginal Art Museum, Utrecht, Hollande Musée des Confluences, Lyon, France The Museum de Lyon, France. La collection Thomas Vroom, Amsterdam, the Holt Collection,… AWARDS 2004 Finalist, National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin 1984 Selected Entrant, National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin
Gregory Jupurrurla Gill est né à Derby, en Australie-Occidentale, en 1970. Il a grandi à Balgo (communauté aborigène de Wirrimanu), située dans la région de Kimberley, au sud-est de l'Australie-Occidentale, à la frontière entre le Grand Désert de Sable et le désert de Tanami, au centre du pays. Il est le fils de deux artistes bien connus de Balgo, Susie Bootja Bootja (décédée), et de Mick Jakamarra Gill (décédé également), un aîné qui détenait une connaissance approfondie des motifs et des récits traditionnels. Gregory a grandi à Balgo et a fréquenté l'école locale avant de travailler dans un camp de bétail. Ces camps sont essentiels au bon fonctionnement des élevages de bétail du Nord, où les travailleurs passent de longues heures à rassembler le bétail, à le marquer et à construire des clôtures. Au cours de ses voyages, il a rencontré Lynette Nangala Singleton, qu'il a épousée. Il vit aujourd'hui à Nyirripi, une communauté aborigène isolée au sud-est de Balgo, dans le Territoire du Nord australien. Gregory a commencé à peindre pour le centre d'art aborigène situé à Yuendumu et Nyirripi, en 2021. Il a été inspiré par les peintures de sa femme, Lynette Nangala Singleton, et par son propre besoin de raconter et de peindre les histoires de son père liées à la terre, notamment : Kora, Nundalra, Ngunjun et Makubunda Jukurrpa (les Rêves du Père de Gill), Lappi Lappi Jukurrpa (le Rêve de l'Eau) et Yurrampi Jukurrpa (le Rêve des Fourmis à Miel). Ces récits se transmettent de génération en génération depuis des millénaires.
Gwenda Turner Nungurrayi Gwenda est née en 1978 sur les terres de la ferme d’élevage de Mt Allan (communauté aborigène de Yuelamu, située à environ 50 km de Yuendum). Gwenda est issue d’une famille qui compte des artistes célèbres : elle est la fille de Maureen Hudson Nampitjinpa, la nièce de Jean Nampitjinpa et sa belle-mère est Nancy Martin Napangardi. Le style de Gwenda Turner rappelle celui de sa mère Maureen Hudson, ce qui n'est pas surprenant puisque Maureen a transmis ses histoires directement à ses deux filles, Gwenda et Jillian, qui ont commencées très tôt à peindre, 15 ans pour Gwenda. Dans ses peintures, Gwenda décrit l’environnement de « son pays ». Alors qu’elle était encore jeune elle a arpenté cette région, se familiarisant avec le bush, incorporant les connaissances qu’elle transmet aujourd’hui dans ses peintures. Les différentes saisons, les sources de nourriture, les couleurs du bush l’inspirent. Mais c’est surtout sa grande maîtrise technique, la volonté de montrer cette précision, cette faculté de peindre des motifs très différents qui interpellent les amateurs.
Gwenda Turner Nungurrayi Gwenda est née en 1978 sur les terres de la ferme d’élevage de Mt Allan (communauté aborigène de Yuelamu, située à environ 50 km de Yuendum). Gwenda est issue d’une famille qui compte des artistes célèbres : elle est la fille de Maureen Hudson Nampitjinpa, la nièce de Jean Nampitjinpa et sa belle-mère est Nancy Martin Napangardi. Le style de Gwenda Turner rappelle celui de sa mère Maureen Hudson, ce qui n'est pas surprenant puisque Maureen a transmis ses histoires directement à ses deux filles, Gwenda et Jillian, qui ont commencées très tôt à peindre, 15 ans pour Gwenda. Dans ses peintures, Gwenda décrit l’environnement de « son pays ». Alors qu’elle était encore jeune elle a arpenté cette région, se familiarisant avec le bush, incorporant les connaissances qu’elle transmet aujourd’hui dans ses peintures. Les différentes saisons, les sources de nourriture, les couleurs du bush l’inspirent. Mais c’est surtout sa grande maîtrise technique, la volonté de montrer cette précision, cette faculté de peindre des motifs très différents qui interpellent les amateurs.
Gweneth Napurrurla Nelson est née à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Ses parents, Doris Napaljarri Jurrah et Terry Jakamarra Nelson, sont tous deux artistes. Gweneth a fréquenté l'école de Yuendumu, puis a poursuivi ses études au Yirara College, un internat aborigène d'Alice Springs. Après ses études, elle est retournée à Yuendumu, où elle vit depuis. Depuis 2002, Gweneth peint de façon intermittente pour le centre d'art. Elle peint les récits Jukurrpa de ses parents, du Temps du Rêve, intimement liés à sa terre, à ses caractéristiques et à la faune et la flore qui y vivent. Ces récits lui ont été transmis de génération en génération depuis des millénaires par ses parents, ses grands-parents et leurs ancêtres. Elle a appris à peindre d'abord à l'école, puis en observant sa famille. Passionnée par les couleurs et les motifs, elle utilise une palette riche et variée pour représenter son iconographie traditionnelle, tout en développant un style moderne et personnel, intégrant motifs et dessins dans divers contextes.
Harry Wedge (H.J. Harry Wedje) Wiradjuri – Cowra – Nouvelle Gales du Sud Harry, est né vers 1958, dans une mission. Il est l’un des peintres « urbains » les plus célèbres de l’art aborigène. Sa peinture, d’un aspect assez naïf, est plus que l’évocation de sa jeunesse dans les missions. C’est une critique acerbe des politiques d’assimilation, de l’influence du catholicisme, des ravages de l’alcool et finalement de toutes les conséquences de la colonisation. Son style très narratif et poétique tranche donc sur la thématique. Il débute sa carrière en 1992 et le succès vient assez vite. Il participe à de très nombreuses expositions prestigieuses tentant de communiquer et de faire comprendre ce qu’est être aborigène aujourd’hui dans la société australienne moderne. Un ouvrage lui est consacré « wiradjuri Spririt Man » (1997). Collections : National Gallery of Victoria National Gallery of Australia Queensland Art Gallery, Art Gallery of New South Wales Campbelltown City Art Gallery Moree Plains National Gallery,…
Hazel Rupert Hazel est née à Alice Springs et a grandi dans la communauté de Pukatja. Mère de quatre enfants, elle a enfin pu se consacrer au centre d'art en 2024. Sa grand-mère était la célèbre artiste d'Ernabella, Nura Rupert. Sa mère, Malpiya Davey, et sa sœur, Nicole Rupert, sont également artistes à Ernabella Arts. Hazel commence tout juste à développer son propre style et sa propre technique.
HECTOR JANDANY JOONGOORRA (Ethnie Gija – né vers 1927/29) Hector est certainement l’un des personnages les plus intéressants du Kimberley. Aujourd’hui l’un des doyens de la communauté de Turkey Creek (et l’un des derniers artistes de cette génération), initié hautement respecté, il est un personnage complexe. Fortement influencé par le christianisme et dans le même tant initié aux connaissances tribales importantes (il ferait aussi office de guérisseur et aurait une grande connaissance des plantes et de leurs propriétés), il possède ses propres croyances à la frontière entre ces 2 mondes. D’ailleurs Hector commence à peindre en 1979 avec le soutien de la mission catholique de la communauté. Il y peint des histoires traditionnelles avant de présenter le résultat aux enfants de l’école afin de leur enseigner leur culture. Comme beaucoup d’Aborigènes de cette génération, Hector a connu une vie difficile. Sa grand-mère et son père ont été tués par des blancs. Les œuvres de Hector sont un reflet de sa personnalité. Son style est différent des autres artistes de Turkey Creek. Les thèmes sont variés (Rêve ou description de paysages à la manière des Gija avec une prédominance des histoires lièes aux sites de la région de Ngarrgooroon, située au Nord des fameux Bungle Bungle (Purnululu pour les Aborigènes) mais les tons très doux et très sombres qu’il utilise ainsi qu’un certains minimalisme donnent à ses œuvres un côté métaphysique, étrange et en tout cas parfaitement identifiable. En 1995 il se lance dans la réalisation de gravures. Hector est un artiste réputé dont les œuvres se trouvent dans d’importantes collections privées et publiques : Australia National Gallery, National Gallery of Victoria, Holmes à Court Coll, Berndt Museum, Northern Territory Unversity Coll, Kerry Stockes coll,… . Il a remporté un prix artistique important en 2001.
Helen McCarthy Tyalmuty est une femme métis, d’ascendance aborigène et irlandaise, née en 1972 à Tennant Creek, au sud de Darwin, dans l’extrême nord de l’Australie. Helen vient du pays Bulgul dans la région occidentale de Wagait, dans le Top End (à environ deux heures et demie de route au sud-ouest de Darwin). Sa mère est une femme du groupe linguistique Batjamal et Helen a hérité de ses connaissances et de son Rêve, le crabe de boue. Après avoir passé la majeure partie de son enfance dans la communauté de Nauiyu Nambiyu (Daly River), Helen a poursuivi de solides études, d’abord à l’institut Bachelor puis à l'Université Deakin en 1994. La voie de l’enseignement la séduit, mais aussi, en parallèle la peinture. Pendant plusieurs années, elle trouve des compromis qui lui permette de satisfaire ses deux passions. En 1993, elle participait déjà à son premier festival d'art. Pendant 10 ans, elle a réussi à combiner un travail d'enseignante dans des communautés aborigènes isolées avec ses activités artistiques. En 2003, Helen décide de se consacrer uniquement à la peinture, à plein temps, perfectionnant progressivement sa technique, cherchant sa propre approche pour décrire ses Rêves, les histoires traditionnelles. Helen McCarthy a été encouragée à peindre par d’importants marchands australiens, comme John Ioannou, de la galerie Agathon, en 2005. Ce marchand a largement contribué à la découverte d’immenses talents, comme le peintre Yannima Tommy Watson. Quatre ans plus tard, soutenue, elle gagne en confiance et ses toiles atteignent sans problème 2 mètres de large et ses prix atteignent 27 000 dollars. « John n’a cessé de m’encourager », dira Helen. « C’était fantastique de travailler pour lui ». Les expositions, à partir de cette période, se multiplient, dans les grandes villes australiennes mais aussi à Singapour. En août 2007, Helen a eu l'honneur de recevoir le People's Choice Award lors du 24e Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award pour sa peinture Tyemeny Liman's Wutinggi (Grandpa Harry's Canoe). Il s’agit d’une belle réussite, le Testra Award étant un prix prestigieux, avec une sélection rigoureuse, riche. Elle dit de son grand-père : « À son époque, il était le meilleur fabricant de canoës de son pays. C'est une histoire triste et une belle en même temps. C'est le dernier canoë qu'il ait jamais fabriqué. » Helen a également été finaliste aux Telstra Awards 2008. Les prouesses artistiques d'Helen ont été acclamées dans le monde entier lorsqu'elle a été chargée de créer le décor de scène pour le tournage australien de l'émission Oprah Winfrey en 2011. Malgré une brève interruption, son esprit créatif a été ravivé à son retour dans sa maison d'enfance, Daly River, en 2015. Le retour à ses racines et à son pays a été le catalyseur d'une immense vague de création, comme en témoignent ses deux expositions personnelles à la Kate Owen Gallery en 2016. L'année suivante, Helen est apparue comme finaliste de prestigieux prix d'art tels que le Paddington Art Prize, le Georges River Art Prize, et a reçu le Margaret Olley Art Award au Mosman Art Prize. Entre 2017 et 2020, Helen a vécu à Alice Springs, Darwin, Daly River et Sydney. Ses œuvres d'art pendant cette période démontrent sa capacité hors normes à trouver l'inspiration tout autour d'elle et à faire évoluer son style dans plusieurs directions, parfois très opposées. Les distinctions continuent à suivre et, en 2020, elle a reçu le prix de l'art aborigène au Fisher's Ghost Art Award 2020. Sa peinture intitulée « New Growth - After the Fire » était une réponse aux feux de brousse dévastateurs qui ont ravagé le pays. La pandémie mondiale a vu Helen passer plus de temps à la maison et avec sa famille. C'était aussi l'épanouissement des Bulgul Artists, un collectif informel de famille et d'amis de Bulgul et des régions environnantes du Top End (le centre nord de l’Australie). Si les origines du collectif remontent à 2003, lorsque Helen a commencé à peindre, le succès d'Helen et de sa sœur Kerry McCarthy a poussé d'autres personnes à se lancer également dans l'art, ou à relancer des carrières en sommeil. Le studio d'art Bulgul Artists est une ruche de créativité et de culture, et Helen aime encadrer, encourager et soutenir les membres de sa famille dans le développement de leur carrière artistique. Le collectif a également été un canal parfait pour que la prochaine génération puisse se connecter à la culture, à la communauté, à l'identité aborigène. Helen a une passion incessante pour apprendre tout ce qu'elle peut sur la culture et le pays auprès de ses aînés, ainsi que la capacité de communiquer efficacement à travers son art en utilisant un éventail de styles, des techniques pointillistes complexes et originales mais pouvant aussi utiliser uniquement le pinceau (avec délicatesse, donnant un effet d’aquarelle et de transparence), des images parfois très abstraites, parfois franchement figurative, une utilisation de couleurs vives mais aussi expérimentant le noir et blanc, et des interactions intuitives avec l'espace et la forme. Son art peut être multicouche, complexe et coloré, ou il peut être sobre, solennel et parfois presque inquiétant. Son travail résonne avec une allure intemporelle mais contemporaine et certaines séries sont très éloignées de la production des autres artistes aborigènes. Helen explique qu'elle trouve l'inspiration tout autour d'elle ; dans son lien profond avec le pays, dans les pratiques traditionnelles associées à la vie dans le bush et dans ses incroyables histoires familiales. Le lien d'Helen avec le pays et la culture, combiné à son éducation non aborigène, sont des fondements sur lesquels elle peut se reposer pour exprimer ses idées de façon très personnel. Cette capacité à donner des interprétations contemporaines à ses anciennes histoires fait d'elle une voix distincte sur la scène artistique aborigène contemporaine d'aujourd'hui. Grâce à son engagement indéfectible à préserver la culture et à favoriser l'expression artistique, Helen McCarthy Tyalmuty continue d'ouvrir de nouveaux horizons et d'inspirer les générations futures. Elle explore continuellement différents sujets. Elle présente une gamme de sujets allant des évocations des crocodiles de la rivière Daly – qui auraient une rancune envers les humains en raison des mauvais traitements subis pendant le Temps du Rêve – aux paysages reflétant le visage changeant des saisons. Il y a la période pour collecter les œufs de crocodile, celle des brûlis autour des points d’eau pour attirer la faune sauvage qui se nourrira des nouvelles pousses de plantes et rendra la zone plus sûre pour les humains, et la quête des colorants végétaux pour teinter les filets de pêche qui seront tissés et réparés par les femmes. Et puis il y a la saga intemporelle de la bataille entre le Goanna (un varan, un gros lézard) et le Serpent (Emenyginy et Afendggu - le serpent King Brown perd toujours et meurt,… mais ce serpent est l’un des plus dangereux du monde et il est très présent dans le nord de l’Australie) Ngalgin est la mer et comme le savent les Wadjigan, c’est la source de toute vie sur terre. En fait, l’eau domine la vie des Wadjigan à tel point qu’un accueil sur terre (Tyek Tyek) implique de « baptiser » le nouvel arrivant avec une gorgée d’eau provenant de l’un des nombreux ruisseaux et rivières de la région (nous sommes dans une région tropicale). Et voici un bel exemple de la façon dont Helen traduit, synthétise tel ou tel élément d’une histoire traditionnelle pour peindre. L'histoire d'Awurrapun, le rêve du crocodile, est un autre exemple de récit tragique qui évoque la perte et la vie, ainsi que la façon dont le crocodile marin a obtenu sa peau. Les deux sœurs Helen et Kerry McCarthy racontent cette triste histoire de leur grand-père et pêcheur, Harry Limen Morgan, à travers leurs peintures et leurs récits. Il y a des années, un homme vivait près d'un petit ruisseau qui se jette dans la rivière Daly, et il était connu par sa tribu pour être un excellent pêcheur. Non seulement il attrapait assez de poissons pour subvenir aux besoins de sa famille, mais aussi du reste de la tribu. Il était très admiré par toutes les femmes, mais au fil du temps, la jalousie des hommes a commencé à grandir. Une nuit, deux hommes de la tribu ont conçu un plan pour l'assassiner et l'ont suivi jusqu'à la rivière. Alors que l'homme pêchait, les deux hommes ont jeté son filet de pêche sur lui. Essayant de se libérer du filet, l'homme s'est roulé et s'est débattu, mais cela n'a fait que resserrer davantage le filet autour de son corps. Jeté dans la rivière, il se débattit et tournoya et son esprit finit par quitter son corps. Toujours empêtré dans le filet, les deux hommes le pendent à un arbre. La femme du pêcheur découvre plus tard le corps de son mari et « accablée de chagrin, elle s’enveloppe dans son propre filet de pêche et se roule dans la rivière » (Crocodile Dreaming Awurrapun, 2019). Son esprit quitte également son corps et elle peut à nouveau être réunie avec son mari. Une fois que la tribu découvre son corps, elle la pendit aux côtés de son mari. De cette tragédie est né le crocodile marin, car ni le mari ni la femme ne meurent en esprit, mais se transforment en crocodile. Dans les toiles d’Helen McCarthy, il ressort clairement du motif de peau carré créé par le filet que c’est ce qui a formé la peau du crocodile. Awards and Recognition 2024 Fisher's Ghost Art Award, Campbelltown - Finalist 2024 Paddington Art Prize, Sydney - Finalist 2024 National Contemporary Art Prize, Canberra - Finalist 2022 Hadley's Art Prize, Hobart - Finalist 2022 Ravenswood Australian Women's Art Prize, Sydney - Finalist 2022 Connection | Songlines from Australia's First Peoples in a spectacular immersive experience, National Museum of Australia, Canberra 2020 Fisher's Ghost Art Award, Sydney - Winner 2020 Calleen Art Award - Finalist 2019 Calleen Art Award - Finalist 2017 Mosman Art Prize, Sydney, Margaret Olley Art Award - Winner 2017 Paddington Art Prize, Sydney - Finalist and Highly Commended 2017 Georges River Art Prize, Sydney - Finalist 2017 Hornsby Art Prize, Sydney - Finalist 2008 25th NATSIAA, Darwin - Finalist 2007 24th NATSIAA, Darwin - Finalist and People's Choice Award Winner Collections • Henderson Family Collection, Sydney • Corrigan Collection, Sydney • Luciano Benetton Collection, Venice • Fondation Burkhardt-Felder Arts et Culture, Motiers, Switzerlan
Helen NungUrrayi Reed est née en 1971 à Haasts Bluff, une localité située à 227 km à l'ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Elle a grandi à Kintore, une petite communauté aborigène d'environ 400 habitants, à 550 km à l'ouest d'Alice Springs, près de la frontière entre le Territoire du Nord et l'Australie-Occidentale, où vivent encore son père et sa sœur. Sa mère est décédée alors qu'elle était très jeune. Elle vit aujourd'hui à Nyirripi, un ancien poste avancé de Yuendumu, devenu une petite communauté, à 440 km à l'ouest d'Alice Springs. Elle vit avec son mari, Geoffrey Gallagher. Helen peint pour le centre d'art depuis 2014. Elle peint les terres Ninkuwakal de son père. Elle aime peindre car cela lui rappelle son père et les couleurs lui évoquent sa terre natale.
Groupe Kuktatja - Communauté de Balgo – Kimberley – Australie Occidentale Helicopter est né vers 1947. C’est un guérisseur traditionnel très respecté. Il a commencé par aider sa femme, Lucy Yukenbarri à compléter ses toiles avant de peindre ses propres histoires en 1994 et de s’imposer comme l’un des peintres importants de Balgo. Cette toile, à la texture riche et au style linéaire est caractéristique de son style. Collections : Ganter Myer Collection Laverty Collection National Gallery of Victoria, melbourne Kluge Ruhe Collection, University of Virginia, USA Ken Thompson and Pierre Marecaux Collection Musée du Quai Branly, France Musée des Confluences, Lyon, France
Henry Dixon Petyarre Groupe Anmatyerre / Alyawarre - Utopia - Désert Central Henry, né en 1954 a assez peu produit comme la plupart des initiés hommes d'Utopia. Les œuvres des peintres masculins de ce groupe sont souvent très symétriques.
Henry Junior Jampijinpa Spencer est né à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Issu d'une famille d'artistes, sa mère biologique est Rahab Nungarayi Spencer, sa tante Ruth Napaljarri Spencer et ses grands-pères Paddy Japaljarri Stewart et Shorty Jangala Robertson. Tous sont des artistes exceptionnels et Paddy et shorty étaient de grands initiés, très respectés. Henry est marié et père d'un garçon, Sherman. Il a fréquenté l'école locale de Yuendumu avant de poursuivre ses études au Yirara College, un internat aborigène d'Alice Springs. Après ses études secondaires, il a travaillé au Centre d'art, où il préparait les toiles. Henry a commencé à peindre en 2012. Il peint les Rêves de son père et de sa mère, des Rêves transmis de génération en génération depuis des millénaires. Quand Henry ne peint pas ou n'aide pas au centre d'art, il joue au football. Au lycée, il a représenté le Yirara College et joue maintenant pour l'équipe des Yuendumu Magpies, en Central Australian Football League (CAFL). Le football l'a amené à jouer dans des villes du Territoire du Nord, d'Australie-Méridionale et du Victoria.
Ian Cook Groupe Tiwi – île Melville– Territoire du Nord Ian est un peintre né en 1964 qui participe régulièrement à des expositions. Il peint aussi bien sur papier, sur écorce, sur toile et sculpte un peu.
IDA GRANITES NANGALA Ida est une leader warlpiri qui est capable de peindre de nombreux thèmes. Ici il se focilse sur le Rêve d’Eau dont elle est la gardienne, le tout dans un style très classique. Elle est mariée à Rex Granites Japanangka, également un homme de loi important.
IMITJALA PANTJITI LEWIS Imitjala Pantjiti Lewis est née en 1963 dans la communauté alors connue sous le nom de Mission d'Ernabella et aujourd'hui appelée Communauté de Pukatja. Elle a été scolarisée à Ernabella. Elle travaille à temps plein comme agente de santé à la clinique d'Ernabella. Elle a commencé à travailler pour le service de santé dès l'obtention de son diplôme d'études secondaires en 1983. Elle s'est mariée peu après. Elle est la sœur d'Alison Milyika Carroll, céramiste de renom d'Ernabella. Les œuvres d'Imitjala Pantjiti représentent souvent le minyma kutjarra tjukurpa (l'histoire de deux femmes/sœurs), le Malilanya tjukurpa, le kipara munu kalaya tjukurpa (l'histoire du dindon sauvage et de l'émeu) et le Kungkarangakalpa tjukurpa (l'histoire des sept sœurs). Imitjala Pantjiti est profondément impliquée dans le droit et les cérémonies liés aux femmes et joue un rôle de premier plan dans le projet Nintintjaku (un projet d'éducation culturelle d'Ernabella Arts).
Inawinytji Stanley Inawinytji est la fille de Tjariya Nungalka Stanley, artiste renommée et membre fondatrice d'Ernabella Arts. Cadette de Renita, elle est issue d'une famille profondément attachée au droit et à la culture. Inawinytji a commencé à travailler au centre d'art aux côtés de sa mère dans les années 1990 et a participé à plusieurs expositions collectives. Après un long séjour à Alice Springs, elle est revenue à Ernabella en 2008 et s'est immédiatement investie dans la vie du centre et de l'atelier de céramique récemment rouvert. Parallèlement à son propre développement artistique, Inawinytji a également accompagné et encouragé sa jeune nièce, Janice Stanley, aujourd'hui artiste reconnue d'Ernabella.
Ingrid Napangardi Williams est née en 1976 à l'hôpital d'Alice Springs, l'établissement le plus proche de Yuendumu, une communauté aborigène isolée située à 290 km au nord-ouest d'Alice Springs, dans le Territoire du Nord australien. Elle est la fille de Pamela Napururrla Walker et de Warren Japanangka Williams et a une sœur, Bernadette Williams. Elle a fréquenté l'école primaire locale, puis le Yirara College, un internat à Alice Springs. Après ses études, Ingrid est rentrée chez elle et a travaillé à l'école, auprès des plus jeunes, puis dans une maison de retraite et enfin à l'École de nutrition. Ingrid est mariée à Steven Jakamarra Oldfield. En 1999, Ingrid a commencé à peindre pour le centre d'art aborigène situé à Yuendumu. Elle peint le Ngalyipi Jukurrpa (Rêve de la Liane Serpent) hérité de son père – Purturlu. Le Yarla Jukurrpa (Rêve de la patate du buisson) hérité de sa mère et parfois le Wardapi Jukurrpa (Rêve du varan) de son père – Yarripurlangu. Ces « rêves » sont intimement liés à sa terre, des histoires transmises de génération en génération depuis des millénaires. Elle puise dans une palette d’inspiration libre pour élaborer une interprétation moderne de sa culture traditionnelle.
Groupe Pintupi –Désert Occidental – Toile de trés belle facture d’Inyuwa Nampitjinpa (décéde en 1999). Cette femme est sortit de son isolement avec sa famille en ralliant la communauté de Haasts Bluff à la fin de l’année 1956. Avant ça, ce groupe vivait de façon nomade et traditionnelle. Après la mort de son premier mari elle se remarie avec l’un des créateurs du mouvement artistique Tutuma Tjapangati. Elle se met réellement à peindre quand la coopérative artistique donne des toiles aux femmes de Kintore et après une opération de la cataracte. Son style est marqué, comme plusieurs artistes femmes pintupi, par des points qui se touchent au point de constituer un aplat riche en matière. Ses filles, se mettent aussi à peindre, Pirrmangka (décédée) et Walangkura Napanangka (décédée également), formant un groupe au succès commercial très large.