JEANNIE LEWIS NAPANGARDI

Jeannie Napangardi Lewis Jeannie (Jeanie) vit dans une petite communauté avec son ami Mickey Singleton Jampitjinpa, un artiste et un homme de loi important chez les membres de son groupe linguistique les warlpiri. Elle s’inspire essentiellement de « Ngalyipi » (liane serpent [Tinospora Smilacina]) qui est souvent représentée dans les peintures contemporaines Warlpiri et possède une grande signification cérémonielle pour les warlpiri. Les femmes Napanangka / Napangardi et les hommes et Japanangka / Japangardi sont les gardiens de ce Rêve. Plus excatement ces motifs sont associés au Rêve de Liane Serpent sur le site cérémoniel de Mina Mina.

JEANNIE MILLS PWERLE

JEANNIE MILLS PWERLE (Apwerl) Ethnie Alyawarre / Anmatyerre – Désert Central – Communauté d’Utopia Jeannie est issue d’une des grandes familles d’artistes de la région d’Utopia, au cœur de l’Australie. Sa mère est Dolly Mills et son oncle Greenie Purvis Petyarre, l’un des hommes de loi important et aussi l’un des rares artistes masculins célèbres de cette zone géographique. Ce sont en effet les femmes qui sont les plus nombreuses à peindre à Utopia et elles sont parvenues à faire connaître cette terre ingrate dans le monde entier grâce à la peinture. C’est que ces peintres / initiées ont créé un style très diffèrent des artistes du Désert Occidental. Elles sont capables de reprendre de façon très orthodoxe les motifs ancestraux (comme les peintures corporelles utilisées lors de l’Awelye, une série de rituels associés à la fertilité de la terre) ou comme Jeannie de s’inspirer de ces dessins très anciens et sacrés en leur donnant une lecture plus personnelle, plus contemporaine. C’est en réussissant parfaitement cette synthèse et en touchant un large public à travers le monde que Jeannie s’est fait un nom.

JEANNIE PETYARRE

JEANNIE PETYARRE Ethnie Anmatyerre – Désert central – Communauté d’Utopia Jeannie Petyarre (Pitjara) est née sur les terres de la communauté d'Utopia entre 1950 et 1957. L'histoire artistique dans cette zone du désert central commence par un projet de réalisation de batiks. Nous sommes ici à la fin des années 1970. Dix ans plus tard, les initiés d'Utopia transposent leurs motifs ancestraux sur de la toile. Jeannie a fait partie de ces premiers projets artistiques. Le nom tribal de Jeannie est "Angiltha", qui signifie petit lézard. Si Le Lézard Moloch fait partie de ses sources d'inspiration pour peindre, comme les peintures corporelles, la demande s'exerce surtout sur le thème de l'Igname (associé au site d'Alhalkere - La graine d'Igname, la Feuille d'Igname, les Fleurs). Jeannie décrit diverses étapes de la croissance des plantes et de leurs parties, notamment les graines, les feuilles et les fleurs. La plante est utilisée pour ses propriétés médicinales qui peuvent être utilisées pour traiter diverses maladies, notamment les plaies et les morsures. Ses œuvres se caractérisent par des motifs vibrants, ils célébrent l'esprit de la plante igname, qui régénère chaque année. «Bush Medicine» se rapporte au processus consistant à mélanger divers fruits et plantes avec des graisses animales pour créer des médicaments. Mais l'igname est aussi une source de nourriture importante. Collections: The National Gallery of Australia, Canberra, The Holmes a Court Collection, Perth.

Jennifer Lewis Napaljarri

Jennifer Lewis Napaljarri Ce Rêve appartient aux femmes Nakamarra et Napurrurla et aux hommes Jakamarra et Jupurrurla. Il est associé au site de Jaralypari au nord de Yuendumu. Lukarrara est le nom d’une plante qui donne des petites baies qu’on écrase pour donner une farine dont les Aborigènes font une espèce de galette. Jennifer ne célèbre pas seulement la plante mais le Rêve qui lui a donné vie. Jennifer est née en 1962 à Areyonga. C’est là qu’elle a été à l’école avant de poursuivre des études à Alice Springs, la seule ville du désert. Puis elle retourne dans sa communauté où elle travaille pour les services administratifs. Elle y rencontre Colin Jakamarra Gibson, le fils de Nancy Gibson, une artiste et initiée importante de la communauté de Nyirripi. Elle se marie avec lui et s’installe dans cette petite communauté. Elle commence à peindre en 2009. Elle est du groupe Pitjantjatjarra et son style est un peu diffèrent des autres peintres de Nyirripi et Yuendumu.

Jilian Dixon Nakamarra

Jillian Nakamarra Dixon est née à Katherine en 1982. Elle vit habituellement à Lajamanu. Elle s'inspire essentiellement de son Rêve d'Eau («Ngapa» - Water Dreaming), l’histoire qu'elle tient de son grand-père paternel ainsi que l’histoire du site sacré de «Mina Mina», dont les droits lui viennent de son grand-père maternel. Le site associé à ce Rêve d’Eau est Pirlinyarnu, à environ 160 km à l’Ouest de Yuendumu. Deux Hommes Jangala, des faiseurs de pluie, chantèrent la pluie, provoquant un terrible orage qui traversa la région, Les éclairs tombaient régulièrement. Cet orage rencontra une autre tempête venue de Wapurtali et ils furent transportés par un Faucon Brun plus à l’ouest où ils créèrent un point d’eau important. A Puyurru, ce Faucon trouva un Serpent- Arc-en Ciel et le Serpent transporta l’eau avec lui pour créer un lac à Jillyinmpa. Les droits sur ce thème appartiennent aux femmes Nangala et Nampitjinpa et les hommes Jangala et Jampijinpa.

JOHN TJAKAMARRA

John Tjakamarra John est né dans les années 1930. Au début des années 1960 il est l’un des premiers Pintupi a vouloir s’installer à Papunya et à observer les hommes blancs. Il va faire partie des premiers artistes du Désert, avec ses amis, Freddy West Tjakamarra ou Yala Yala Gibbs Tjungurrayi. Même si sa production a parfois été mince (en se déplaçant dans des communautés où le matériel n’est pas disponible) John peindra jusqu’à sa mort en 2002. Son style sobre est à l’image de l’image qu’il s’est forgé, un homme silencieux qui a peint avec une concentration extrême. coll: Holmes a Court, Art Gallery of South Aust, Australian Museum, Burke Museum University of Washington (Seattle, USA), Museum and Art Galleries of Northern Territory, Nat Gallery of Australia, Queensland Art Gallery, Fondation Kelton,…

Josephine Napurrula

Josephine Napurrula (Tjupantari) Josephine est née vers 1948, dans le bush. Son père est blessé par un coup de lance lors d’une rixe et doit être hospitalisé (il sera amputé) à Alice Springs. Sa famille s’installe à Papunya à cette époque. Elle est marié à Riley Major Tjangala et ensemble rejoindront la communauté de Kintore lors de sa création en 1981. Lors de visites à la famille de son mari à Haasts Bluff, il lui arrive de peindre. Mais elle débute vraiment sa carrière en 1998. En 2001 elle a le droit à sa première exposition personnelle. Coll : AGNSW, MAGNT, NGA,…

JOY BROWN NANGALA

JOY BROWN NANGALA Joy est née en 1966. Comme de nombreux aborigènes, elle a vécu à différents endroits. Elle a passé une partie de sa jeunesse à Yuendumu avant de suivre des études au Yirara College à Alice Springs, la seule ville du désert. Puis au début des années 1980 elle rejoint Nyirripi, une petite communauté, satellite de celle plus importante de Yuendumu (distant de 130 km environ). Mais elle passe beaucoup de temps à Yuendumu pour voir sa famille. Elle a commencé à peindre assez tardivement, en 2006. Elle avait pourtant des exemples autour d’elle puisque son père était un peintre célèbre Pegleg Jampijinpa (Tjampitjinpa) et le père de son mari (elle est mariée à Jay Jay Spencer) était l’un des plus importants artistes de Yuendumu, Paddy Stewart Japaljarri. Aujourd’hui sa fille, Debbie Brown Napaljarri peint à son tour. Elle s’inspire le plus souvent du site de Yumari, dans le Désert de Gibson. Ce site est associé à un Rêve d’Amour, une histoire qui met en scène un homme Japaljarri et une femme Nangala dont l’union est interdite. Ici les motifs sont associés au Rêve d’Herbe. Ils représentent le déplacement du Rêve d’Herbe, là où l’Ancêtre a laissé une empreinte spirituelle.

Judy Purvis Kngwarreye

Judy Purvis Kngwarreye Groupe Anmatyerre – Utopia – Désert Central Judy est la fille aînée de Greenie Purvis Petyarre, homme de loi important et de Kathleen Kemarre, propriétaires rituels de Alhalkere. Elle débute sa carrière comme beaucoup d’autres artistes de cette région en créant des batiks (elle figure dans le très beau livre de la collection Holmes a Court). Elle s’inspire essentiellement du thème de Rêve d’Igname et de ses dérivés. Coll : Holmes a Court Coll, The Royal Hibernian Academy (Dublin)

JULIE WOODS

JULIE WOODS Groupe Pitjantjatjarra – Ngaanyatjarra On est ici tout proche de la frontière entre les trois états : Territoire du Nord, Australie Méridionale et Australie Occidentale). Dans le milieu des années 2000 la terre des Pitjantjatjarra et Ngaanyatjarra est touchée par le mouvement pictural. Les communautés aborigènes, ici souvent très petites, avec moins de 100 individus, s’organisent et créent des centres d’art. Deux des artistes qui émergent rapidement sont Maringka, la mère d’Elaine et la grand-mère de Julie, et Jimmy Baker, son grand-oncle. Si l’œuvre de julie semble inspirée par celle de sa grand-mère, elle puise aussi dans l’attachement à ses terres, à leur richesse (Julie continue d’aller chercher la nourriture dans le bush en famille. Sa grand-mère, Maringka est connue pour son habilité à trouver les larves de papillons de nuit qui sont une source de nourriture très appréciée) et dans les profondes connexions spirituelles des sites sacrés avec le monde du Rêve. La plupart de ses toiles sont titrées Wana Wani et décrivent, sous forme symbolique, l’histoire de Deux Femmes (des Ancêtres), leur voyage dans la région comprise entre Kintore et Wingellina (au sud) en passant par Tjukurla et Docker River. Durant leur voyage elles rencontrent d’autres femmes, collectent de la nourriture et chassent les varans (Goanna ou Perente).

KATRINA GILES NAPALTJARRI

KATRINA GILES NAPALTJARRI Alice Springs/Tjukurla Groupe: Ngaatjatjarra, and Pintupi/Luritja Katrina Giles Napaltjarri est la fille de Lyle et Sheila Giles et la petite fille d'Esther Giles Nampitjinpa, une artiste célèbre. Elle compte d'autres artistes connus dans sa famille comme Nyurapayia Nampitjinpa, Tjawina Porter Nampitjinpa ou George Ward Tjungurrayi. Katrina est désormais une initiée est participe pleinement aux cérémonies. Elle s'inspire essentiellement des histoires associées aux sites de Yumara, Punkilpirri et Tjalili.. Les motifs créent un effet de scintillement classique des paysages en constante évolution, la brume de chaleur sur le sol du désert. Le mouvement reflète également la vie d'un nomade, se déplaçant et suivant les pluies pour trouver de l'eau douce, ramassant et chassant de la nourriture jusqu'à ce que le sol ne donne plus rien et poursuivant ainsi son voyage de sites en sites.